C'est incroyable ce qu'une simple séance de bricolage, en l’occurrence le montage de deux chaises en kit, peut générer comme tensions.
Cela faisait un mon mois qu'Hélène avait acheté avec sa mère ces chaises dans un centre commercial de la banlieue de B. pendant nos vacances chez elles.
Tous deux repoussions l'échéance de leur montage et ce n'est qu'après avoir réussis à ressortir des rallonges de la table de la salle manger qui ne l'avaient pas été faute de place depuis notre départ de B. que nous nous sommes résolus à le faire.
Les tensions viennent évidemment lorsque ça ne se passe pas comme sur du papier à musique. En l'occurrence lorsque des vis ne veulent pas se visser ou que l'on a du mal à les faire rentrer dans le trou qui leur est destiné. Rage. Envie d'abandon. Matériel voué aux gémonies. Tout y passe.
Et puis la première chaise est victorieusement montée. On fait une pause. Mais très vit on a envie de se débarrasser de la seconde. Avec l'expérience de la première tout va plus vite. Puis c'est le soulagement : elle est terminée. Et là, la tension retombe. Très bas. Besoin de repos : on est incapable de faire quoi que ce soit. Les restes de tensions m'empêchent de bien profiter de la presse hebdomadaire du mercredi. Certains articles, normalement lus en temps normal sont zappés. Irrémédiablement zappés. Quoique... finalement on revient sur celui sur Marilyne même si la somme de tout ce qui a été écrit sur elle dépasse celle du Pentateuque -à moins que je me trompe sur le titre de ce recueil de textes philosophiques juif- jusqu'à l'indigestion...
Alors un peu de musique et d'écriture s'impose...
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