lundi 31 octobre 2011

Ouf !

J'ai encore un peu de mal à me stabiliser, mais c'est en voie de normalisation. Hier soir, je n'étais pas très bien, les nerfs à vif. Je n'avais qu'une envie : écouter sur mon iPod mes derniers albums dont j'avais procrastiné le transfert de peur d'un bug ! Je m'y suis donc mis en début d'après midi et tout s'est très bien passé... ouf ! Une grosse pression en mois a été les courses faites ce matin après un réveil difficile. Là encore ouf ! Autre ouf, la situation de mes finances, satisfaisante au regard des dépenses effectuées la semaines dernière avec un tout petit trou symbolique. Je suis payé dans une semaine et d'ici là, je n'aurais pas grand chose à payer. Du coup, je n'aurais pas à tirer sur mes réserves pour compenser... ouf ! La table de jardin, ou du moins ce qu'il en reste est rangée dans la cave, ouf !

Ne reste plus qu'à s'entendre en couple sur la sélection des 30 tirages à préparer pour mes prochaines expositions, c'est à dire celle collective de novembre-décembre et l'autre de février (ou plus tard) parrainée par une autre association. Pour cette dernière, il faut que je sois prêt début janvier afin de lancer les services de presse. Je pense que ça devrait aller.

Je crois que je retrouve peu à peu mes marques et mes moyens dans cette maison au fur et à mesure que les choses se font. J'ai juste besoins de temps et de calme mais globalement, je crois que j'encaisse mieux qu'avant. Je suis même prêt à l'idée d'aller faire un petit tour en train dans la journée pour aller dans l'autre métropole du Sud-Ouest mais que j'aime moins, dont ma femme me tanne depuis plus d'un pour le faire... à voir !

dimanche 30 octobre 2011

La musique, ça détend !

Ça va mieux ce soir. J'ai pu écouter presque tous mes nouveaux disques à part la réédition de Janis Joplin en vinyle. De bons albums, malgré une déception avec un Portishead trop anecdotique. Sinon, que ce soit le double Jay Jay Johanson ou le 16 Horsepower somptueux, la confirmation du Sonic Youth, ou les bonnes surprises des Delgados et de Idaho, moins connus, ce sont de bons albums que je vais prendre plaisir à écouter.

Il ne me reste plus qu'à les transférer sur mon iPod sans oublier les sauvegardes sur mon disque dur externe, opérations sur lesquelles je procrastine sévèrement à cause de mon irréductible angoisse du bug informatique alors que je sais maintenant comment éviter le plus connu et le plus dangereux. Mais voila, depuis des années je vis dans la psychose de la défaillance informatique comme si je ne pouvais pas tolérer l'imperfection de la machine, à l'opposé même de celle que je recherche chez l'être humain. C'est étrange, vous ne trouvez pas ? Peut-être est-ce parce que la défaillance mécanique est souvent destructrice, alors que celle de l'humain est au contraire créatrice ? On peut en débattre éternellement...

Toujours est-il que l'écoute de ces disques m'a reposé et détendu. Je me sens mieux et c'est pour ça que je ne voulais pas terminer ma journée sur un article maladroit et mal écrit mais sur une note plus positive où je ne me lamente pas sur mon sort comme dans le précédent et dire que finalement je vais mieux. Et ça, c'est utile de le dire !

Fatigue, limite déprime...

Malgré ma longue nuit aidé par le changement d'heure, je suis toujours fatigué, comme assommé. Je n'ai envie de rien faire. Il m'a fallu me faire violence pour mettre à jour mon journal sur l'ordinateur. Je n'avais qu'une envie, c'était de m'allonger en écoutant ces albums que je n'avais pas pu faire tourner faute de lecteur cd ou de connexion Internet pour les transférer sur mon iPod. Les premiers sont très bien. Mais déjà arrive l'échéance de cette expo photos collective fin novembre début décembre, pour laquelle il va falloir préparer des tirages : c'est très lourd pour moi. J'ai l'impression de perdre à cause de ma maladie ou du traitement ou les deux, de l'inspiration et d'avoir beaucoup plus de mal à sortir faire des photos... de belles. Faut dire que je n'aime pas trop les montrer parce que je les trouve trop intimes comme je me mettais à nu. Et puis en les soumettant aux regards critiques, j'ai l'impression de m'en faire déposséder, surtout lors de l'étape de la sélection si elle se fait à plusieurs... Mais bon, il ne faut pas que je me décourage comme ça !

Il est aussi probable que cet état de fait vienne de la maladie et du traitement qui me posent des problèmes cognitifs assez important. Je dois donc faire plus d'efforts pour faire des activités intellectuelles ce qui expliquerait ma fatigue et ma frustration de ne plus pouvoir faire comme du temps béni de la fac ! J'ai de nouveau des problèmes pour lire des livres et perdu patience au go...

Pas vraiment bien :(

Réadaptation à notre maison

Comme je le disais hier soir, nous sommes rentrés de vacances. Maintenant, il faut se réadapter à la maison et à notre vie dans cette campagne. Pas facile. Nous avons un très bon radiateur, mais il a été réglé trop chaud par l'électricien et nous ne savons pas le programmer nous-mêmes. Mais au moins il chauffe pratiquement toute la maison à lui tout seul !
Il y a aussi quelques petites choses qui m'ennuie comme cette ordonnance à renouveler que j'ai perdue et qu'il va sans doute falloir faire retirer par ma psy au risque de tomber en rade de Loxapac sans que je puisses me le faire avancer par la pharmacie, faute d'ordonnance plus ancienne le prenant en compte.

Des expos à préparer aussi : donner ma réponse pour celle de fin novembre-début décembre et commencer à préparer des tirages d'expos pour celle de février pour laquelle je dois donner une réponse définitive début janvier.

Mes écrits, aussi à travailler et ne pas abandonner la photo, ainsi que le transfert de ma musique sur l'iPod et les courses. Toute une série de petites choses qui m'angoissent, me font déréaliser et me sentir pas très bien avec en plus des problèmes cognitifs...

Pas facile, ce retour !

samedi 29 octobre 2011

Retour de vacances

Retour de vacances après un séjour d'une semaine chez mon beau-père. Tout s'est bien passé malgré un petit incident dans avec restaurant avec le fils de la compagne de mon beau-père qui est lui aussi schizophrène. Sans entrer dans les détails, je dirais simplement que chacun vit sa maladie de manière différente et lui n'est pas comme moi, ce qui crée des tensions indirectes (jamais frontales) qui semblent rendre dangereuse la cohabitation avec lui.

Sinon, j'ai revu un peu de monde et pu refaire ma réserve de musique chez mon disquaire préféré, ainsi que de thé dans ma boutique fétiche. Le plus dur a été de ne pouvoir charger mes cds dans mon iPod pour les écouter tranquillement parce que mon beau-père n'a pas su me retrouver la clé wi-fi de sa box alors que j'en avais acheté pas mal et que j'aurais eu le temps de les écouter !

A part ça, j'ai bien supporté le voyage nerveusement. Je ne me suis pas affolé lorsqu'on s'est égarés dans certains quartiers que nous connaissions mal en voiture ou lorsque le trafic du tram s'est interrompu... Il y a aussi une autre chose qui m'a manqué, c'est de n'avoir pu écrire dans ce blog aussi régulièrement que d'habitude. J'espère qu'il vous plait, parce que pour moi, c'est un vrai plaisir que d'y écrire, ainsi qu'un bon exercice psychotechnique pour enrayer la perte de mes facultés intellectuelles !

A bientôt,

mardi 25 octobre 2011

Jour de pluie

Petit jour de repos à l'abris de la pluie entre deux journées à B. Hier on y est allé pour se faire un bon restaurant très réputé mais cette fois-ci, il nous a déçus : serveur snob, qui me dissuade de prendre un plat parce que ça les embête de le préparer, service long, bouteille de vin renversée, magret trop cher et oublie du pain. On aurait se faire la même chose chez nous !

Ensuite, la grosse partie de plaisir : mon disquaire favorie de la rue de Candale : j'ai été obligé de restreindre sérieusement ma sélection et de remettre en rayon tous les 45' que j'avais pris dont un en édition limitée qui portait le beau n° de 333 ainsi que deux belles rééditions vinyles des 60' pour ne garder presque que des CDs dont une majorité d'occasion, ce qui me revient tout de même moins cher que si je les avais télécharger sur iTunes, le support physique en plus...

Le retour a été plus laborieux que l'aller : incident de circulation sur la ligne de tram avant de retrouver notre voiture dans un parking relais avant de se perdre dans des quartiers de la périphérie que nous connaissons  mal et en heure de pointe mais on a finalement pu retrouver notre chemin tranquillement. Mais le plus fort, c'est qu'avec toutes ces péripéties, j'ai gardé mon calme sans faire de crise d'angoisse ! Je crois que je peux remercier le Loxapac, parce que sans lui, ça ne se serait pas passé comme ça.

Aujourd'hui, j'ai installé une mise à jour en douce sur le mini-PC de mon beau-père pour qu'il soit compatible avec gmail et mon blog et je compte mettre à jour cet après midi mon journal intime sur l'ordinateur parce que j'ai pas mal de notes à y saisir.

Normalement demain, on repart en ville !

dimanche 23 octobre 2011

En vacances !

Mes chers lecteurs,

Je vous écris depuis la maison de mon beau-père, sur le bassin où je passe une semaine de vacances d'où nous repartons faire les magasins et les restaurants de notre chère (cher) grande ville devenue hors de prix pour nos modestes finances.

Mon beau-père n'ayant pas su nous retrouver la clef wi-fi de sa box, je suis condamné à poster depuis un au ordinateur pas très pratique à lui. Résultat, je crois que je ne vais pas trop publier de mon séjour, faute de confort d'écriture suffisant.

Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine !

vendredi 21 octobre 2011

Groupe de parole

Cet après-midi a eu lieu la première session du groupe de parole de la saison de mon hôpital de jour. Le troisième que j'expérimente après ceux de F. et l'autre de ma ville.

Pour bien marquer le coup, il y avait plusieurs absents, dont la psychologue en chef (j'ai appris que sa collègue s'était cassé la jambe) qui a donc laissé le soin de la modération à l'infirmier référent. Elle ne m'avait pas menti lorsqu'elle m'avait annoncé que je serai un des seuls psychotiques du groupe : j'ai très vite compris dès leurs premiers mots qu'ils étaient bipolaires ! Et de fait, je doute de la pertinence de ce mélange : certes, je partage avec eux mes troubles de l'humeur, mais je n'ai pas sentis de communion sur mes délires de mort. Si ça les a touché, ils se le sont bien gardé pour eux parce que j'ai eu l'impression qu'il fallait se protéger de telles pensées ne les contamine.

En même temps, je comprends le jeu de ma psychologue lorsqu'elle a réfléchi à la composition du groupe : mêler des gens éligibles mais différents pour provoquer les confrontations de vécus et des interactions entre nous... bien tenté, mais je ne suis pas sûr que la sauce ne prenne. A voir !

jeudi 20 octobre 2011

Mer peu agitée à agitée

Mal réveillé ce matin. C'est comme si j'avais pris un xanax de trop hier soir. Je me sens assommé. Je traine un petit mal de tête depuis hier soir et j'ai les émotions trop à vif pour me lancer dans des activités demandant un minimum de concentration comme quelques opérations bancaires sur Internet, mettre à jour mon journal ou simplement jouer au go. Je crois que je vais plutôt essayer de lire les inrocks avec leur dossier sur les trentenaires.

Je crois que la cause, c'est aussi l'anxiété du groupe de parole demain à l'hôpital de jour puis le voyage samedi à B. que j'attends avec une impatience manifeste, en particulier parce que je veux y faire des achats de disques cds et vinyles. Et puis ce sera la première fois que je vais y retourner depuis près d'un an...

Il faut que je maîtrise mes émotions pour avancer sans m'affoler, que je reste calme. J'aime bien comparer l'état de ma tête à la force de la mer : ce n'est pas la grosse houle, mais c'est déjà une mer bien agitée. Il faut faire attention à la voilure et la réduire si besoin est...

mercredi 19 octobre 2011

Question de temps libre

En fait, lorsque je parlais tout à l'heure d'occuper mon temps libre le matin, ce n'était pas pour faire le catalogue de ce que je pouvais faire à ces heures, mais poser un vrai sujet de fond lorsqu'on est trop handicapé pour travailler à temps plein, mais pas assez pour passer ses journées à végéter sur son lit ou dans un fauteuil... roulant ou pas.

Les forums spécialisés sont remplis de personnes qui ont du mal à se trouver des occupations en dehors des structures d'accueil spécialisés du genre CATTP ou hôpitaux de jour comme moi, d'autant plus que l'on ne peut pas les fréquenter à temps plein faute de moyens. Il faut dire que la maladie fauche souvent avant d'avoir eu le temps de faire des études, et même lorsqu'on a eu la chance comme moi d'en faire, elles sont annulées par cette dernière. Ainsi, des livres que je pouvais lire sans difficultés avant de décompenser ne me sont plus accessibles, ainsi que les jeux de stratégie comme les échecs et le go auquel je tente tant bien que mal de me remettre, avec plus de succès que la fois précédente, mais c'est sans doute parce que je suis en train de trouver un meilleur équilibre, voire une meilleur stabilisation...

Toujours est-il qu'avec la maladie le nombre d'activités est restreint même si ce n'est pas une fatalité mais même lorsqu'on en a trouvé une à sa portée, la maladie trouve toujours le moyen d'agir sur des leviers comme la motivation. Par exemple, je n'ai pas toujours envie de lire même si j'en ai le temps ! Et avec les jeux, il me faut souvent de longues pauses entre chaque partie, sinon mes émotions s'emballent !

Dur dur, la vie d'un handicapé ! Quand je pense que certains se damneraient pour avoir autant de temps libre que nous, et que nous peinons à le valoriser...

Temps libre le matin à occuper

Bon, ben voila, avec mon nouveau traitement, je me lève facilement avec une heure d'avance sur mes anciennes habitudes. Je devrais m'en réjouir, sauf que cela crée un nouveau problème : il faut que j'occupe cette heure d'éveil supplémentaire lorsque ce n'est pas pour des obligations en ville !

En effet, à mes anciennes horaires, j'avais juste le temps de faire mon tour sur Internet avant de faire la cuisine pour midi. Maintenant, j'ai un trou entre les deux. Mais selon l'heure de réveil je n'ai pas toujours le temps de faire ce que je veux, par exemple mon journal. Je le fais tous les deux-trois jours selon le volume à saisir, et selon les cas, j'ai le temps ou pas de le faire. Parfois, c'est la lecture : je ne suis pas toujours assez réveillé ou d'humeur à lire des romans, surtout lorsque je vais recevoir la presse hebdomadaire l'après-midi ou que je sais que je ne vais pas trouver le temps de les lire avant plusieurs jours.

Ce matin, il faisait trop mauvais temps pour faire une balade. J'ai donc failli passer une mauvaise matinée à attendre l'après-midi, si ce n'est que j'ai joué au go contre mon iPhone. Je crois que j'ai gagné autant de parties j'en ai perdues, entrecoupées de pauses, mais celles perdues étaient très encourageantes dans la mesure où je les ai perdues avec un très faible écart ! En plus, contrairement à mon habitude, je persévère... Bref, voila de quoi m'occuper le matin si je ne sais pas quoi faire !

mardi 18 octobre 2011

Canon eos 5D mark II vs 5D mk III

Afin de prévenir tout malentendu, je ne compte pas changer mon 5DII contre un 5D mkIII lorsque ce dernier sortira. Bien au contraire. En fait, j'espère même que mon exemplaire tienne suffisamment longtemps pour que je puisse sauter une génération et avoir le mkIV ou un autre objet de rêve inaccessible à mes économies actuelles du genre d'un moyen format ou je ne sais quelle autre chimère sortie tout droit des bureaux d'études des constructeurs d'appareils photo...

En effet, soyons raisonnable, à la fin de l'année je vais m'équiper d'un trépied de bonne facture destiné à me suivre le reste de mon existence comme un chien. Dans un an, ce sera le flash, ensuite de nouvelles optiques... ces investissements ne sont pas compatible avec un renouvellement de boîtier tous les deux ou trois ans alors que le matériel est en parfait état de marche ! En plus, je l'ai attendu suffisamment longtemps ce boîtier pour ne pas m'y être attaché d'autant plus qu'il comble tous mes besoins et que serait donc idiot de le mettre à la retraite.

Parce que techniquement, que peut-on lui reprocher à part l'autofocus ? Étant que je ne prends que des sujets statiques, ce n'est pas un handicap pour moi, j'ai tout mon temps pour faire la mise au point ! Et quand c'est moi qui bouge, je débraye l'AF...

Non, sérieusement, je n'ai aucune raison de renouveler mon matériel sous prétexte que des nouveautés sont sur le point de sortir !

lundi 17 octobre 2011

Sophie Fontanel : L'envie

Il y a parfois des livres pourtant prometteurs qui vous déçoivent. C'est le cas de ce livre. J'ai connu Sophie Fontanel à la tv, lorsqu'elle était chroniqueuse de Jérôme Bonaldi sur Canal +. De cette époque, j'ai conservé un profond respect pour elle et c'est confiant que j'ai emprunté ce livre à ma femme qui venait de l'acheter. En plus j'étais assuré de le terminer rapidement, mais je ne pensais pas à ce point !

Le problème ne vient pas tant de la qualité de l'écriture à la hauteur de l'auteur mais plutôt du format : il n'est pas fait pour le "format livre". Peut-être éventuellement pour un iPad, mais plus certainement d'une chronique ou d'un feuilleton pour la presse. Et ce problème de format casse tout : les scènes sont trop courtes et pas assez approfondies ou développées... un vrai gâchis ! Elle aurait mieux fait de se concentrer sur un nombre plus restreint de situations et de les étaler sur un plus grand nombre de pages afin de mieux en exploiter la richesse. Et dans le peu que j'ai lu, je n'ai pas eu l'impression qu'elle pousse loin l'analyse se contentant d'effleurer le sujet tant il semble lui faire mal !

D'où ma déception...

Kim Gordon & Thurston Moore se séparent

C'est avec beaucoup de tristesse que je viens d'apprendre le divorce de Kim Gordon et Thurston Moore, la figure de proue du groupe mythique Sonic Youth.

Sonic Youth, c'est mon deuxième groupe préféré de tous les temps, entre leurs compatriotes new-yorkais du Velvet Underground et les allemands Kraftwerk. Ce que j'apprécie le plus chez eux, c'est leur jeu de guitares désaccordées qui procure à leur musique un son inimitable auquel je compare souvent ce que j'essaye de reproduire en photo... Certes, leurs derniers albums ne sont pas aussi flamboyant que ceux de leur grande période "Daydream Nation" et "Goo" mais ils étaient parfaitement écoutables malgré leur âge.

C'était pour moi un exemple de stabilité et de longévité ainsi que de régularité. Même ABBA n'avait pas fait aussi bien, divorçant et se sabordant bien plus vite qu'eux... Et puis sur le plan humain ce doit être difficile de passer cette étape après tant d'années !

J'avais acheté en mai dernier l'album solo de Thurston Moore qui était très bien. J'espère qu'ils vont continuer chacun de leur côté à travailler et donner le meilleur d'eux même ! J'aimerais ainsi voir les photos, les peintures et les autres créations de Kim Gordon...

dimanche 16 octobre 2011

Mon père

Pour ceux qui à la suite d'un précédent article se seraient mis à croire que je n'aime pas mon père, qu'ils se détrompent ! Je l'aime comme un fils aime son père, c'est à dire avec le pire (l'article précédent) et le meilleur : tout à l'heure. En effet, nous venons de nous parler pendant une heure au téléphone de plein de chose et en toute liberté. Bien sûr, il ne faut pas le prendre à rebrousse-poil ou lui parler de choses qui fâchent : par exemple, je me suis gardé de lui parler de mon projet d'acquisition d'un trépied ! J'ai aussi évité de le contredire brutalement lorsqu'il tentait de m'expliquer la différence qu'il voyait entre le go et les échecs alors que plus il avançait dans ses explication, plus j'avais l'impression qu'il les faisait converger et non diverger... mais à part ça, tout va bien. Je crois qu'il est plutôt ravi que grâce à mon nouveau traitement j'envisage de me remettre au go. Je crois qu'il aurait aimé aimer y jouer mais malheureusement il n'a jamais réussis à en percer les mystères, un peu comme moi en sens inverse avec les échec auxquels on a longtemps joué en famille...

Tout ça pour dire que contrairement a certaines apparences, je respecte mon père. Il y a juste que pour passer à l'âge adulte, il faut savoir le tuer (faire son Œdipe) puis le ressusciter dans un nouveau corps !

samedi 15 octobre 2011

Let's do the time all again !

Cela fait quelques semaines que je me mets à repasser les CDs d'actualité accompagnant certains titres de presse que j'achetais très irrégulièrement comme les inroks, Magic ou Abus Dangereux pour les principaux...

En effet, ces titres auxquels j'ai été abonné au moins une fois, ainsi que d'autres qui qui m'intéressaient moins ou qui s'y sont mis qu'après que j'ai arrêté de les suivre, avaient et ont l'habitude d'accompagner certains de leurs numéros d'un CD sampler d'actualités de durée variable. Ceux que j'ai suivis le plus, ce sont d'abord Abus Dangereux, un fanzine Bordelais que j'ai interrompu lorsque j'ai arrêté de lire la presse musicale avec Magic qui proposait son CD aux abonnés. Je n'ai souvent acheté les inrocks que pour ça, mais de manière très irrégulière jusqu'à l'année dernière lorsqu'ils ont sorti leur nouvelle formule, depuis quoi je le lis toute les semaines.

Tous ces disques peuvent paraître encombrant et périmés, surtout lorsqu'ils ne comportent que quatre titres que certains d'entre eux sont tombés dans l'oublie. Or leur écoute démontre le contraire : ils sont souvent très écoutable, et réservent même parfois quelques pépites oubliées qui mériteraient d'être exhumés des profondeurs de nos archives. Ce doit être ma fibre d'historien qui doit parler parce que j'éprouve un plaisir fou à les réécouter comme témoins de ce que l'on écoutait à une époque avant de passer à autre chose. Cela me transporte dans le temps, à un moment donné et me replace dans un contexte musical particulier, amorce d'une histoire des sociétés qui me ferait saliver si j'étais historien ou journaliste...

vendredi 14 octobre 2011

Thé ou pas thé ?

Ce soir, j'ai refait l'expérience du thé... et ça ne m'a rien fait ! Je vais la refaire demain pour la valider, mais si ça marche, cela veut dire que je ne suis pas ou plus sensible à la caféine, ce que ne cessent de répéter certaines personnes de mon entourage alors que je suis persuadé que cet excitant agissait sur mon humeur... Cela tombe bien, je préfère nettement un bon thé à une infusion banale ! Je sens que je vais pouvoir faire une réserve rue St Jame !

jeudi 13 octobre 2011

Tu crois savoir...

"Tu crois savoir" est l'une des pires objections que j'ai reçus de la part de mon père durant nos disputes.

A l'époque, j'étais encore étudiant en Histoire et mes relations avec ma famille, surtout mon père était orageuse. Il est viticulteur, à la retraite depuis, mais il a aussi toujours cherché à se cultiver, que ce soit dans les sciences dures -sa formation et son domaine de prédilection- , la botanique, rapport à la vigne, ou les sciences humaines. Il est ainsi resté longtemps abonné à des revues historiques avant d'y mettre fin a priori pour des questions budgétaire ou de temps, parce qu'il en faut beaucoup pour tout digérer. Mais rarement des livres, et encore moins de grands historiens. Juste de la presse spécialisée.

Le problème en histoire, c'est lorsqu'elle est écrite par des journalistes, ce n'est pas le même niveau que lorsqu'elle est écrite par des universitaires comme dans mes cours et les sources dont ils découlent. Il est donc difficile de mettre à égalité savoir de vulgarisation et savoir universitaire. Pourtant, ça n'a jamais dérangé mon père qui prétendait connaître mieux que moi les sujets d'histoire que j'avais étudié sur le simple fait qu'il avait lu dessus depuis plus d'années que moi dans la presse, et des articles qui devaient sans doute être périmé. Je précise sur ce dernier point que l'historiographie n'est jamais figée comme dans les sciences dures et qu'il faut constamment la réactualiser, comme le font les rédacteurs d'un mensuel écrit par des universitaires et destiné à des étudiants de premier cycle qu'il n'a jamais essayé de lire à mon grand regret même lorsque j'y étais abonné.

Et c'est là que ces mots : "tu crois savoir" sont cruels lors d'une dispute ! En effet, plutôt que de reconnaître que j'en sais plus que lui, il préfère nier ma supériorité intellectuelle en objectant qu'en fait je ne sais rien, mes sources ne valent rien et que seules comptent les siennes. C'est un moyen de défense classique chez lui qu'il a encore appliqué lors de nos dernières vacances chez lui. Il dévie. Il frappe de travers. Il serait prêt à tout pour ne pas être pris en défaut et perdre la face. Il est têtu ! Il doit avoir un complexe d'infériorité né de l'échec de la fin de ses études qu'il a abandonnées sous le prétexte de migraines. Mais il faut être aveugle pour ne pas y voir le symptôme d'une psychose ou de quelque chose comme ça que peut repérer n'importe quel observateur attentif et indépendant (n'est-pas ma sœur ? Si tu ne veux pas te brouiller définitivement avec moi, tu sais ce que tu ne dois pas faire !).

Bref, le fait qu'il ait dû abandonner ses études plus tôt que tout le monde dans le reste de sa famille, y compris son cher fils schizo a du lui donner l'impression qu'il est plus nul que les autres -je ne me risquerais pas à évaluer ses compétences dans les sciences dures auxquelles je ne prétends à aucunes compétences- ce qui l'a amené à compenser en se cultivant beaucoup dans certains domaines, dont certains dans les sciences humaines. Malheureusement, il est loin d'avoir tout compris... Mais bon, passons.

Il faut ajouter qu'il aime être "Père", c'est à dire celui qui apprends à son enfant. Il adore jouer ce jeu et je le comprends. C'est valorisant, mais lorsque le fils a trente ans, pris son autonomie et lu autant que lui, c'est moins drôle. J'ai un âge auquel je suis capable de me débrouiller tout seul, surtout dans ce domaine. Yahoo! (pour changer de Google) est mon ami ! Lui, non. Il n'a pas d'ordinateur et en refuse parce qu'il a peur de ne pouvoir s'y adapter. Charmant ! Il ne supporte donc pas d'être contredit par plus jeune que, a fortiori si c'est son fils et que c'est un domaine sur lequel il lu deux lignes...

Reste que malgré nos disputes, je ne me suis jamais brouillé avec lui et que lorsque je tombe sur lui au téléphone, on peut rester des heures à discuter librement de tout et sans aucune animosité. Je crois qu'au fond il m'aime même si c'est difficile pour lui de l'exprimer...

mercredi 12 octobre 2011

La mission du prêtre

J'ai beau ne plus pratiquer, ce n'est pas une raison pour le plus m'intéresser à l’Église, l'ensemble des fidèles, à ne pas confondre avec "l'église", le bâtiment.

Il m'arrive en effet de repenser de temps en temps aux différents prêtres qui ont officié dans notre petite paroisse du sud-ouest de la France. J'y repense avec affection, et j'ai même eu envie de me marier avec l'un d'entre eux, mais ma femme s'y est opposée parce qu'elle le sentait mal, et c'est donc gêne que j'ai changé pour un prêtre de la paroisse où nous nous sommes mariés.

Je crois aussi que même si j'étais resté un fervent catholique, j'aurais cessé d'aller à la messe parce qu'après mon départ, ma paroisse, suite à la pénurie de vocations et in fine de prêtres a connu une succession d'agglomérations et de concentrations vertigineuses qui ont dilué les fidèles dans des paroisses allant au delà des limites des cantons.

Et c'est là le problème : faire beaucoup de Km chaque dimanche ou chaque samedi pour aller à la messe, passe. Surtout si ça permet de voir de vieilles pierres dans lesquelles sont célébrés ces offices. Mais perdre un lien privilégié avec son prêtre... non. Parce que pour moi, un prêtre doit être plus qu'un simple "diseur de messe". Il doit être aussi un directeur de conscience, un guide de foi, et presque ami personnel. Je le dis sans gêne parce que jusqu'aux derniers valables, ma famille entretenait des relations privilégiées avec notre curé (oui, je dis bien curé), les invitant régulièrement à déjeuner ou simplement visitant les malades de la maison.

C'est comme ça que je vois le rôle du prêtre : une sorte de médecin des âmes, qui aident chacun à s'épanouir dans sa foi, voire se prendre pour un psy, vu que les psys ont tendance parfois à se prendre pour Dieux. Mais pour ça, il faut qu'il puisse bien connaître ses paroissiens, qu'il passe du temps avec eux, leur fasse le catéchisme, les marie... et les enterre ! Personnellement, j'aurais beaucoup de mal à me faire enterrer par quelqu'un qui ne m'aurait pas connu de mon vivant et lirait un éloge funèbre dicté par mes proches !
Or, un prêtre ne peut pas le faire si sa paroisse recouvre des centaines voire des milliers de fidèles... Comment peut-il alors se consacrer à sa mission, aux âmes ?

mardi 11 octobre 2011

La vie sans angoisses, ou réapprendre à marcher

Ce matin, j'ai encore réussis à me lever plus tôt qu'à mon (ancienne) habitude. Très vite j'ai commencé à ressentir une sensation étrange : c'était comme une angoisse sans en être une parce qu'en même temps je me sentais bien.

Mon impression, c'est que cette fausse angoisse était une sorte d'angoisse positive correspondant au vide laissé par les angoisses habituellement traitées par le xanax et mieux combattues par le loxapac. Et comme je ne suis plus angoissé, je peux faire de nouvelles choses, mais je ne sais pas lesquelles. C'est comme si après un long séjour sur une chaise roulante je redécouvrais la marche à pieds mais que je ne savais pas où aller et que j'avais peur des lieux où je pourrais à nouveau aller parce qu'ils n'étaient pas accessibles à mon fauteuil, doublé de la crainte d'un nouvel accident dans ces lieux moins sécurisés qu'avec mes roues au domaine d'accès plus restreint...

On peut peut-être y voir aussi un effet du sevrage au xanax qui est une benzodiazépine, une famille de molécules anxiolytiques au fort pouvoir addictif. C'est comme une drogue, la morphine ou l'héroïne mais légale. On peut y devenir accro, et s'en défaire peut devenir aussi difficile que décrocher de la drogue. Certaines personnes n'y arrivent du reste jamais. C'est pour ça que je ne cherche pas à l'arrêter trop brutalement, de peur de finir comme Amy Winhouse qui aurait arrêté trop brutalement ses drogues, causant sa mort. Dans mon cas, ma psychiatre me l'a déjà baissé d'un cran, il faut donc que je reste à ce palier le temps de m'y habituer avant de reprendre ma descente. Et puis, si je baisse un anti-angoisse, il faut que je compense d'un autre côté, c'est à dire en augmentant le loxapac qui lui n'est pas addictif mais concentre une belle liste d'effets secondaires.

Et comme je ne peux le faire sans avis médical ni tricher de moi-même au risque de me retrouver en rupture de stock avant le prochain rendez-vous, je vais éviter de jouer aux apprentis sorciers !

Edit : en relisant mon ordonnance je viens de m'apercevoir qu'elle autorisait la prise d'un loxapac supplémentaire exceptionnel en cas de fortes angoisses...

Atelier écriture, 10 octobre 2011 : la baignoire qui débordait...


Flop flop, entendit M. Bec. Ne serait-il pas en train de pleuvoir ? Non, regarda-t-il à la fenêtre ! Il y avait un magnifique clair de lune, le ciel de la nuit semblait parfaitement dégagé et s'il n'y avait le halo des lumières de la ville, on distinguerait les étoiles. Non, ça venait d'ailleurs : en se retournant, il s'aperçut que ça venait de la TV... ou plus précisément de l'aquarium posé la vieille TV à tube cathodique, vestige d'un mariage précédent, après que sa femme ait abandonné le domicile conjugal avec son frère, lui laissant tout. Du moins tout ce qui ne l'intéressait pas. Quant à l'aquarium, c'était un cadeau de son deuxième mariage, avec l'ex de son frère... Il était plein à ras bord et coulait sur la TV qui n'en demandait pas tant pour se rafraichir de cette chaleur. Mais ayant des tentations de suicide passif, M. Bec la surveillait comme le lait sur le feu, surtout depuis qu'ils avaient regardé ensemble un documentaire sur la dépression chez les personnes âgées dont elle était convaincu faire partie, vu son grand âge. Il la croyait donc capable de se laisser griller ses circuits passivement, tout juste pour en finir plus tôt par un jour de grande mélancolie...

Une fois la TV mis hors de danger, M. Bec entreprit d’aller voir ses voisins du dessus pour faire mettre fin à cette fuite. Il sonna donc à la porte de M. Martini et sa compagne Rose. Un première fois : rien. Une seconde… rien. Une troisième, toujours rien. Pourtant il entendait clairement M. Martini chanter depuis sa cuisine ! Excédé par leur manque de coopération, il décida une ruse : il se mit à chanter un bel air d’opéra italien auquel M. Martini ne put s’empêcher du s’unir, se rapprocha de la source de la chanson, arriva près de la porte et l’ouvrit pour découvrir qui était ce mélomane, mais fut vite douché de n’y trouver que son voisin du dessous qui plus est pour une telle requête… Il fut encore plus douché lorsqu’il découvrit que l’origine du dégât des eaux dont se plaignait M. Bec n’était autre que sa salle de bain dans laquelle se trouvait sa compagne Rose.
Mais il fut pris de panique lorsqu’il découvrit sous la mousse de la baignoire qui débordait l’eau colorée de rouge et rose, ainsi qu’une lame de rasoir entre les doigts d’une main et un filet de sang coulant lentement depuis l’autre ! Une fois leurs esprits retrouvés, ils appelèrent les secours, oubliant de refermer le robinet d’eau chaude qui n’était déjà plus chaude. Les secours arrivèrent, mais c’était déjà trop tard. Elle avait réussis son suicide du premier coup. M. Martini avait du mal à accuser le coup. M. Bec lui souffla cyniquement qu’elle en avait peut-être marre des raviolis? Il lui répondit que s’il ne faisait pas tant d’histoires avec ses frites, il n’y avait pas de raison qu’elle en fasse autant avec  sa spécialité !

A suivre

lundi 10 octobre 2011

Poste-tu là ?

Vendredi, je suis tombé des nues en apprenant que notre postier ne voulait plus délivrer notre courrier depuis mercredi et que je devais me rendre à la poste de ma ville pour le récupérer. Les arguments du postier, couvert par son supérieur hiérarchique sont confus et kafkaïens. Passe alors la directrice du centre qui découvre l'affaire. Après quelques mots, elle me propose d'étudier le dossier.

Finalement, elle a décidé de changer le postier sur notre tournée en espérant que ça se passera mieux. Il semble en effet que ce soit notre postier qui était de mauvaise foi en inventant un prétexte à géométrie variable pour ne plus avoir à "escalader" les derniers mètres de pente qui mènent à notre maison... ouf!

PS : prochainement ici dans ce blog, un nouveau texte issus de mon atelier d'écriture d'aujourd'hui qui pourrait donner suite à une suite... Je vais essayer de le recopier demain. A bientôt !

dimanche 9 octobre 2011

Gare de triage...

Ce matin, après quelques jours de pause, je me suis décidé à charger mes dernières photos de la semaine, prises dans et autour de la maison, avec la modeste ambition de faire une série plus "organique" ou vivante que ce que fais d'habitude, c'est à dire en m'intégrant d'avantage dans mon espace de vie de façon à l'intégrer dans mes photos. J'ai donc essayé de faire vivre mes photos en gardant des espaces bruts et non retravaillés par la composition en jeux de masses, lignes et volumes, le tout dans l'espoir d'être plus humain...

J'en suis donc à la phase de trie et de sélection, action plus difficile dans cette série parce qu'il ne s'agit pas de garder les photos les plus géométrique par exemple, mais les plus vivante... comme à la chasse !

Je me laisse donc le temps de bien les observer à froid pour mieux envisager ce que je vais en faire...

Loxapac, deuxième nuit

J'ai encore bien dormi cette nuit. Je me suis levé une heure plus tôt que d'habitude mais si je n'avais pas paressé volontairement, j'aurais pu me lever bien plus tôt... mais ce temps d'automne n'y encourageait pas (hi hi !). Bilan plutôt satisfaisant donc, surtout si on met sur le compte de la fin d'effet de la dernière prise les quelques angoisses que j'ai eu sur le matin ainsi qu'un peu de tachypsychie.

J'espère donc ne pas m'avancer trop vite sur les effets de mon nouveau traitement en le trouvant prometteur, je croise les doigts, pour que cela dure parce que la différence avec le xanax a l'air flagrante !

A suivre...

samedi 8 octobre 2011

Le chant du cygne

Je suis en train de réécouter le dernier album d'Alain Bashung, "Bleu Pétrole" et je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec les derniers enregistrements de Freddy Mercury sur ses deux derniers albums : "Innuendo" (de son vivant) et "Made in heaven" (posthume).

Vous savez tous que ces deux artistes sont morts peu après ces enregistrements, d'un cancer pour l'un, du sida pour l'autre. Deux longues maladies, donc durant lesquelles on a largement le temps de se voir mourir. Et c'est justement cette dernière période qui m'intéresse parce que c'est durant celle-ci qu'ils ont écrit certaines de leurs plus belles chansons comme "comme un lego" pour le premier ou "the days of our lives" pour le second.

C'est comme si la conscience de l'imminence de leur mort les avait contraint à se transcender, poussés dans leurs retranchements puis se sublimer dans un ultime sursaut d'orgueil pour survivre à leur propre mort. J'ai ainsi l'impression que la proximité de la mort donne parfois aux artiste un quelque chose de plus qu'ils n'auraient pas eu s'ils n'avaient pas été malade. Autrement dit : ils auraient pu terminer en écrivant des daubes s'ils n'avaient pas été malade alors qu'ils ont écris certains de leurs plus beaux textes en l'étant...

Comme un lego mais sans mémoire !

Le funambule

J'ai parfois l'impression d'être un funambule qui travaille sans filet, toujours entre deux précipices et sans autre choix que d'avancer...

Cette réflexion, je me la suis faite en repensant à mon article de tout à l'heure où j’oscillais entre l'optimisme de mon nouveau traitement, et le pessimisme de ses effets secondaires. Et en effet, j'ai l'impression d'être souvent comme ça : à la fois mort et vif, éveillé et endormis, amoureux et haineux. Comme une particule quantique qui peut être à la fois dans deux états à la fois jusqu'à ce qu'on essaye de l'observer où elle ne se révèle que dans l'un des deux.

Je suis sur un fil, sans filet. Si je tombe, je suis mort. J'ai envie de tomber, mais je n'ai pas envie de mourir. J'ai envie de connaître la vérité, c'est quoi la mort ? Je cherche la clef dans ce que j'écris, mais plus j'écris, plus je me fourvoie. Pourtant j'ai besoin d'écrire ! Je me sens vivre lorsque j'écris... alors où est le problème ? Peut-être la peur de la liberté ? Je me sens partir en vrille, j'ai besoin d'une pause... mais le puis-je encore ?

Début du loxapac

J'ai donc commencé le loxapax hier soir et continué ce matin. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions définitives, mais ce que je peux dire, c'est que j'ai passé une très bonne nuit, avec beaucoup moins d'angoisses malgré la réduction du xanax que je n'ai repris que ce matin.

J'étais si bien que je n'ai pas vu le temps passer dans mon lit, sinon, je me serais volontiers levé plus tôt... Par contre, je constate des troubles cognitif depuis ce matin que j'espère voire résorber avec la fin du xanax...

...sinon, je me flingue. J'espère que je n'aurais pas à choisir entre trop d'angoisses et trop de problèmes cognitifs parce que je n'ai pas envie de passer pour un neuneu qui ne comprend rien et qui doit se faire réexpliquer 36 fois une consigne sans la comprendre. J'ai un bac+4 et j'aimerais en sauver ce qu'il en reste. Je n'ai toujours pas renoncé à terminer l'Histoire des Américains de Daniel Boorstin ou à jouer sans handicap sur le grand goban de 19*19.

Pour l'instant ça va, si je dois mettre juste un peu plus de temps pour mener à bout un raisonnement, ça passe. Mais si je ne dois plus rien comprendre à ce qu'on m'explique, je perds ma dignité, je deviens un boulet et je préfère me retirer de moi-même de cette VDM.

En même temps, je pense souvent au suicide. Mais quand une occasion se présente comme tout à l'heure, j'ai toujours envie de me donner un sursis pour voir ce qui peut m'arriver après si je ne le fais pas. Je ne suis jamais assez désespéré pour passer à l'acte même lorsque la tentation est grande !

Parce qu'au fond, j'ai de la chance dans mon malheur : je suis marié, j'ai des (modestes) revenus, j'ai une maison, des animaux de compagnie, une passion, bref, tout n'est pas perdu mais il y a des jours où je complexe de ne pas avoir d'enfants, de vivre de l'aide sociale et du salaire de ma femme, ne plus pouvoir conduire...

Oui, je sais, je dois paraître très ambivalent dans cet article, parlant des deux extrêmes au sein d'un même paragraphe... est-ce le propre de ma maladie ? Est-ce que cela peut être amélioré par un traitement plus cohérent ? Je ne le sais pas, c'est ce que je cherche. Et ça, seuls les mots peuvent m'aider...

vendredi 7 octobre 2011

Atelier jeux de sociétés à l'hôpital de jour

Je suis gêné. Gêné depuis que l'infirmier qui s'occupe de l'atelier jeux a entrepris d'initier au jeu de go suite à une de mes réflexions. Aujourd'hui, il a fait des photocopies des pages d'exercices proposés dans les livres que je lui ai prêté. Le problème, c'est que même en n'étant pas une lumière à ce jeu je trouve les solutions beaucoup plus vite que les autres, ce qui me met dans la même position de supériorité sur les autres qu'en journalisme, position que j'ai fui en changeant d'atelier !

Du coup, cela renforce l'idée de passer au théâtre après cette période de transition...

jeudi 6 octobre 2011

Loxapac

Ce midi, j'ai enfin revu ma psychiatre et l'entrevue a été plutôt constructive. Elle a admis que j'étais arrivé à la limite de mon traitement, et qu'il fallait le réaménager. Elle m'a donc proposé de me mettre sous loxapac, un neuroleptique atypique dont vous trouverez facilement la notice sur Google. Le but est de remplacer dans un premier temps le benzodiazépine qu'est le xanax, dangereux pour ses effets addictifs, puis dans un second temps, le zyprexa si je le tolère bien...

A la sortie, j'étais soulagé parce que j'appréhendais beaucoup ce rendez-vous, dont la fréquence est presque d'un tous les deux mois. Il ne fallait donc pas que je rate mes doléances, ce que je n'ai pas fait et qui m'a permis d'être écouté. Je suis donc content !

Par contre, je ne suis pas satisfait de la Poste qui n'a toujours pas livré ma presse hebdomadaire !

mercredi 5 octobre 2011

L'insoutenable légèreté des troubles sociaux

C'est terrible : régulièrement ma femme me fait des remarques qui sans chercher à me blesser ou à me stigmatiser me font sentir le fossé qui se creuse entre moi et les personnes normales !

Cela n'a l'air de rien mais il y a des quantités de petites choses qui font que je ne suis pas comme tout le monde, que ce soit dans mon comportement, mon discernement, ma façon de m'exprimer, d'interagir avec les autres, brefs des troubles sociaux que les soignants tentent tant bien que mal de palier pour ne pas être marginalisés mais que je ne vois pas tout simplement parce que je suis malade... et ça, c'est dur à admettre.
Je rêve tellement d'une vie normale que parfois je me sens normal... jusqu'à ce qu'il y ait un évènement qui me fait retomber sur Terre en me prouvant le contraire... dur !

Frustration

Frustré, je suis frustré de ne pas avoir eu ma presse hebdomadaire aujourd'hui. Je n'ai jamais supporté le moindre retard de la presse à laquelle je suis abonné. C'est d'ailleurs pour ça que pendant longtemps je l'ai acheté en kiosque à leur parution. Mais là, j'ai du mal à me faire à l'idée qu'au lieu de l'acheter le matin même, je dois parfois attendre un voire deux jours de plus pour pouvoir les lire...

Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, je viens de me rendre compte que certains albums n'ont pas été transférés lors de mes dernières synchronisations avec mon iPod. Et comme je n'ai plus les originaux... !

Vous me direz jamais deux sans trois ? Et bien non ! Parce que les bûcherons sont venus ce matin nous débarrasser de l'encombrant tilleul, certes très beau et qui faisait de l'ombre, mais un peu trop d'ombre et qui nous cachait la vue sur l'horizon. C'est un peu dommage pour l'arbre, mais c'est beaucoup mieux pour le soleil couchant !

mardi 4 octobre 2011

Délinquance sénile

On entend beaucoup parler de  la délinquance des jeunes dans les banlieues de nos grandes villes... mais connaissez-vous celle des vieux de nos centre-ville et de nos campagnes profondes ? -Et bien vous avez tord parce que ce mal est encore plus insidieux que celui de nos jeunes enfants.

D'abord parce que démographiquement, le nombre de jeunes décroît alors que celui des vieux augmente fatalement, et donc leur délinquance avec.

Ensuite parce qu'ils sont plus discrets que nos jeunes : quand ils commettent un délit, ils ne courent pas... ils marchent. Ainsi, une vieille qui vient de braquer une pharmacie pour voler sa dose nocturne de somnifère et d'antidépresseurs se fond immédiatement dans la foule, encore plus lorsqu'elle est composée d'autres vieux, parce que bien-sûr elle aura pris soin de le faire au moment où les jeunes sont à l'école et leurs parents au travail... faites la soustraction, il ne reste dans la rue... que des vieux ! Impossible donc de la reconnaître dans la masse, toute tentative de poursuite est donc vaine.

Le vol m'amène à l'autre problème qu'ils posent : le trafic de psychotropes ! Peu de gens le savent, mais la plupart de nos vieux carburent aux antidépresseurs et aux somnifères. Or depuis les dernières restrictions budgétaires de la sécurité sociale et des retraites, non seulement on ne leur rembourse plus ces produits, mais en plus ils ne peuvent plus se les payer légalement, même en génériques ! Ils s'en suit que beaucoup sont obligé de dealer le jour pour financer leur dose nocturne, le plus souvent près d'un salon de thé. D'ailleurs, c'est là leur principal faiblesse pour les démasquer : il suffit alors de leur promettre un éclair au chocolat accompagné d'une bonne tasse de Earl Grey pour qu'ils lèvent leur garde et tomber dans les filets de la brigade anti-stups...

Si encore ce n'était que ça... baisse des retraites oblige, beaucoup se retrouvent à la rue, avec les nuisances qui vont avec : qui n'a pas trouvé contre le pas de sa porte une poche-vessie artificielle ou des couches pour séniors. Sans compter les dentiers oubliés sous les ponts ? Une vraie plaie ! Ils ne respectent rien. Et comblent de l'irrespect, ces gens se permettent de se lever à l'heure où tout le monde se couche et de mettre à fond la matinale de France Inter ! Ils ne savent même plus que Stéphane Bern est parti sur RTL mais qu'en plus son émission commençait à 11h...

Et puis, leur musique de sauvage : Charles Trenet, Édith Piaf, Jean Ferrat, George Brassens, Jacques Brel ou Barbara... et encore je ne parle que des plus fréquentables ! Que du texte, aucune mélodie ou si peu un rythme ultralent... soporifique et après on se demandent il peuvent avoir encore besoin de somnifères. En tout cas n'importe quel jeune normalement constitué s'endormirait sur leur musique... ce doit être l'accoutumance ? En plus le tout exclusivement sur d'antiques pick-up et non de modernes iPods qui eux au moins font marcher l'industrie !

Ceux qui ont la chance d'échapper à la rue squattent chez leurs enfants... vous avez vu le film Tanguy de Alain Chatillez (à ne pas confondre avec son frère Étienne) ? Lamentable ! C'est l'histoire d'un vieux de 80 ans qui s'accroche aux basques de de ses enfants en refusant obstinément de mourir, squattant leur chambre d'amis et écoutant la chance aux chansons à fond en se gavant d'éclairs au chocolat et ingurgitant des litres de thé... l'horreur ! Et dire qu'il résiste même à l'arsenic...

Et encore, là, je ne vous parle que de la petite délinquance. Savez-vous qu'il en existent même qui se font passer pour des déments pour échapper à leur procès ? Les exemples sont nombreux mais je ne citerai aucun nom de peur de représailles : trop de journalistes avant moi sont mort écrasées par un déambulateur ou un fauteuil roulant en excès de vitesse sur un trottoir...

Deux semaines sans lire...

Cela fait maintenant un peu plus de deux semaines que je n'ai pas touché à mon livre de chevet. Deux semaines que je n'arrive plus à lire de livres. Les seules choses que j'arrive à lire sont la presse hebdomadaire et Internet. Maigre consolation !

Ce n'est pas que mon livre actuel me tombe des mains, non, il est plutôt facile à lire (trop même) et son sujet m'intéresse malgré son côté plutôt sentimental alors que j'aurais préféré une écriture plus incisive, mais je n'arrive tout simplement pas à me mettre en position de lire.

La faute à quoi ? Sans doute les angoisses puis la déprime ou les deux, je n'en sais rien... Je trouve particulièrement difficile de lire sous angoisses : tu ne peux te concentrer sur rien. Tu oublies au fur et à mesure de l'histoire, ce qui est, il faut le reconnaître, gênant pour comprendre le livre ! Et sous la déprime, c'est presque pire parce que tout te semble vain : à quoi ça sert d'avancer ce livre alors que tu peux tout oublier sur ce lit dans un état à demi conscient à la limite de la clinophilie. Et puis tu es tellement mal que tu veux mettre de la musique en phase avec ton ressentis, mais que pour bien la ressentir, tu es obligé de la mettre très fort et de cesser tout activité parasite en faisant les cent pas dans ton salon où est posée la chaîne Hi-Fi sur laquelle tu as mis ton disque, de préférence à l'iPod sauf lorsque tu n'es pas tout seul et qu'il faut ménager son conjoint !

Depuis deux semaines, je me sens déprimé, et j'ai bien peur que rien ne puisse me sauver. En tout cas pas les crises de dysphorie de ma femme ou mon prochain rendez-vous avec ma psychiatre qui va accoucher d'une souris : je voudrais changer de traitement, mais depuis le temps que je me chauffe pour le lui réclamer je sens bien qu'au moment fatidique je vais me refroidir et qu'elle va en profiter pour ne rien changer en me survendant son neuroleptique préféré et en sous estimant mes symptômes !

Il y a des jours où je me dis que pour que ça change il faudrait faire une BDA, luxe que je n'ai pas vraiment envie de me payer à cause des dommages colatéraux. Pourtant, je me sens acculé. Si je n'arrive pas à obtenir mon réaménagement de traitement, j'ai bien peur de sombrer même sans le provoquer. Je suis à bouts. J'ai toujours peur que mon ordinateur bug alors que je m'étais dit qu'en en achetant un neuf, j'en serais à l’abri pour quelques années, ce qui n'est malheureusement pas le cas (mais au moins, lorsqu'il marche, je suis content) ce qui provoque en moi une perte de confiance dans mon matériel avec la crainte du crash orbital à chaque fois que je fais une tâche susceptible d'endommager le système si elle est interrompue brutalement...

Je n'en peux plus. Plus rien ne va. Ma femme se comporte avec moi comme sa mère avec elle. C'est soulant. Elle a toujours le dernier mot. Et lorsque nous sommes en société, je dois éviter de parler comme un psychotique pour ne pas perdre la face...

Je ne sais plus quoi écouter. Je perd patience. Tout m’indiffère. Sauf peut-être la fin du monde ? Ah ce serait chouette si ce pouvait être la fin du monde. Je n'aurais plus besoin de culpabiliser pour me suicider. Et puis ces hommes politiques en Europe, ils sont incapables de faire quoi que ce soit si on ne les met pas le dos au mur avec une arme à feu sur la tempe... Je veux plus d'Europe, bon sang ! Depuis le temps qu'on vous le dit ! Que des trouillards, ces hommes politique européens... Vive l'Apocalypse !

Bon, je me calme. Il y a quand-même un point de positif, ces dernières semaines, c'est que je continue à faire de la photo. Mes dernières sont censées être plus organiques avec plus de scènes de vies... ou de non vie. J'aimerais beaucoup faire du Nan Golding mais mon 5D est trop gros pour ça. Et l'iPhone assez petit mais pas assez pratique. Enfin bon, je verrais bien !

lundi 3 octobre 2011

Folie, surréalisme et liberté

L'autre jour, alors que j'étais en pleine cogitation brumeuse, il m'est venu en tête une formulation inédite mais qui me plait bien : "La folie est l'expression la plus surréaliste de la liberté" !

Loin de moi l'idée d'en faire un sujet de philo, je trouve qu'elle fait le lien entre trois axes importants et qui me touchent parce que je suis un fou, même si je n'ai jamais fait de BDA, que je suis fasciné par le surréalisme et que je suis épris de liberté.

Mais peut-être que vous la trouverez stupide ? Moi, non et je l'assume... :p

dimanche 2 octobre 2011

Conflit

L'usage veut que l'on lave son linge sale en famille mais loin de moi l'idée de mettre sur la voie publique une dispute qui a priori ne concernerait que notre couple, j'éprouve quand même le besoin de vous le faire partager parce qu'il me touche à différents degrés, en particulier artistique et sur la confiance pour mener à bien un projet avec en toile de fond ma maladie.

Le problème est à la base très simple : il s'agit de faire tirer par des professionnels des photos destinées à des expositions, dont une en novembre prochain dans le cadre d'une association, et donc collective. Mes derniers tirages d'expo remontent à quelques années, et depuis je n'en n'ai quasiment pas fait, et même pas encore avec mon 5DII alors que je l'ai depuis février dernier.

Plusieurs solutions s'offrent à moi. Parmi les principales : un labo local, mais il faut faire sois-même l'encadrement, un labo régional plus performant mais plus loin, ou un labo sur Internet avec une offre large et haut de gamme mais avec des tarifs conséquents... mais la liste n'est pas exhaustive.

Le problème, c'est qu'avec ma femme on s'oppose totalement sur la façon de choisir celle qui serait la plus avantageuse. Ce qu'elle me reproche, c'est de ne pas être assez perfectionniste ou trop cher. Elle n'écoute que quelques avis de photographes pro, mais rejette complètement les miens tandis que moi, je lui reproche de ne pas m'écouter de tout décider à ma place sans vraiment chercher la concertation ou l'aspect pratique, bref, que non seulement elle empiète sur mes choix artistique, mais qu'en plus elle me rabaisse en me niant la capacité de choisir comme je veux faire mes tirages !

Et c'est là que le bât blesse : il y a un conflit entre mes intérêts, on va dire "professionnels" même si je n'en suis pas un, et l'impacte de ma maladie sur ces derniers. Vaut-il mieux me laisser faire et que je me casse la gueule ou tout faire à ma place quitte à faire de moi un assisté chronique ? C'est bien cette question que je me pose...

samedi 1 octobre 2011

Météo

"une vague dépressionnaire d'origine névrotique va traverser l'Empire d'ouest en est cette nuit accompagnée d'une pluie de pendaisons et se calmant de temps en temps sous forme d'automutilations sans gravité.

Demain sera plus beau avec quelques éclaircies de rémissions et d'échecs de suicides. Cependant, des épisodes maniaques sont attendus en fin de soirées et quelques orages dysphoriques... des disputes à prévoir, mais peu de violences conjugales sont attendues !

Petit coup de gueule !

Hier, je suis allé à l'hôpital de jour et j'ai été particulièrement choqué par le comportement de deux patientes. L'infirmier qui s'occupait de l'atelier jeux auquel nous participions a décidé de nous initier au go, et d'y consacrer le début de la séance. J'étais gêné parce que c'est mon idée, que je n'ai jamais décollé à ce jeux et que je voyais bien que la plupart des autres patients ne soutenaient pas trop cette initiative.

Mais là où j'ai été choqué, c'est la mauvaise grâce manifeste avec laquelle deux de ces patientes ont fait fronde pour ne pas apprendre ce nouveau jeu. Parce que quand même, lorsqu'on est dans un atelier dans un hôpital de jour, on est censé être là librement et volontairement ! Parfois, on peut utiliser comme je l'ai fait parfois un jocker, mais sinon, si on a accepté de participer, cela veut dire qu'on est prêt à jouer le jeu, et donc dans cette atelier à s'initier à de nouveaux jeux sans tomber dans la facilité de jouer à des jeux  archi-connus ou trop faciles !

Leur attitude m'a complètement gâché mon plaisir et j'ai dû m'en confier aux infirmiers !

Mise à jour photos...

Ce matin, j'ai été obligé de prendre un double xanax, quitte à m'assommer toute la journée mais je n'en pouvais plus. Hier, j'ai passé un après-midi terrible : paralysé par la peur d'avoir mon discernement altéré par les angoisses, en particulier dans l'édition de mes photos, le tout doublé par la crainte plus ou moins irrationnelle d'un bug informatique comme il y a deux semaines.

En prenant ce double xanax j'ai réussis à exporter mes photos, les sauvegarder sur mon HD externe et à les publier sur FB, en attendant d'en choisir un petit nombre pour DQ, mais là comme ça va prendre plus de temps en fonction du nombre sélectionné, je préfère me réserver un après-midi pour le faire...

Donc pour l'instant, côté photos, ça va, je suis à jour ! Mais le plus marrant que je suis en train de me dire, c'est que je parle ici de mes photos sans vous les montrer, tandis que d'autres les connaissent sans savoir que je suis malade alors que les deux sont imbriqués comme je viens de vous le montrer.

Mais le problème, c'est que je crois que certains ne seraient pas près à accepter ce fait et pourraient me nuire. J'en ai fait la triste expérience dans un club photo : tant que ça allait bien, j'étais un membre exemplaire, mais lorsque que je suis tombé en disgrâce, le président du club l'a mis sur le compte de ma maladie, sans compter le risque d'être réduit à un artiste de seconde zone par les potentielles salles d'expo et donc de m'en voir refuser l'accès avec tous les préjugés qui vont avec.

Donc, pour l'instant, c'est le statu quo : ce qui savent savent, ce qui ne savent pas le sauront peut-être à condition de prouver qu'ils méritent ma confiance, comme dans un groupe de parole psychothérapeutique !