Aujourd'hui, comme depuis plusieurs jours, j'étais très déprimé. Très déprimé. Je n'avais qu'une envie, c'était de m'enfoncer sous la couette en écoutant de la musique. Écouter de la musique. D'habitude, je suis les infos assis ou debout dans le salon avant de faire une sieste ni trop courte, ni trop longue dans la chambre avec la musique en fond sonore. En fond sonore.
Aujourd'hui, je me suis remis au lit avant le début des infos, et j'ai mis la musique dès leur fin, sans sortir du lit, et je suis resté comme ça très longtemps. Très longtemps. Je me sentais suicidaire. Très suicidaire.
Mais il y a une chose qui m'a empêché de passer à l'acte, c'est l'idée que ma femme, et par extension ma famille et mes proches, m'aime très fort et qu'elle serait très malheureuse si je le faisais. Je ne sais pas ce qui serait le plus ravageur : que je me réussisse ou pas, mais toujours est-il que j'ai l'impression de trahir leur confiance en passant à l'acte, que ce soit la sienne ou celle de mes parents, leur amour.
Je crois que c'est une chance de garder la foi en l'amour, plus celle des autres que celle de Dieu, et que c'est ça qui nous fait vivre. C'est lorsqu'on la perd que tout devient possible, et ce moment, je le redoute autant que mes proches. Je crois que c'est important de se savoir aimé. C'est pour ça que je repousse chacune de mes tentatives de suicide. Avant, j'avais ma Grand-Mère, immortelle au delà de son décès. Maintenant, j'ai ma femme. Tout ce qu'elle fait pour me rendre heureux dans la mesure de ses moyens. Le voyage à New York, c'est elle qui l'a choisis (j'avais plus ou moins négocié Pragues il y a cinq ans) et le finance mais c'est moi qui part avec elle et j'ai hâte de découvrir cette ville chargée d'Histoire récente. Et puis il y a toutes ses petites attentions comme les DVDs qu'elle m'a commandé !
Non, je crois que tant que je me sentirais aimé, je ne me suiciderais pas... sauf à en étouffer.
PS : durant toute la rédaction de cette article, les animaux étaient près de moi et je voyais une magnifique lumière d'hiver sur le jardin au travers de la fenêtre.
Chroniques aux sujets divers, des plus sérieux aux plus légers, traitant de ma vie quotidienne, que ce soit ma maladie, la photo, l'informatique ou n'importe quoi dont j'ai envie de parler en toute liberté...
mardi 31 janvier 2012
lundi 30 janvier 2012
Mort et Vie
Ce matin, je me sentais très mal. J'avais envie de pleurer de souffrance comme à la mort de Grand-Mère. Je n'arrivais toujours pas à encaisser cette histoire d'AAH je me lamentais de ne plus pouvoir lire. J'en avais vraiment marre de cette vie sans pouvoir me résoudre à y mettre fin par décence et respect pour mes proches : après tout ma femme n'a-t-elle pas fait de gros efforts pour atténuer sur moi l'impacte financier de la baisse des allocations ? Et puis, même si c'est plus anecdotique, n'a-t-elle pas commandé pour moi les DVD de l'âge de glace, une trilogie de films d'animation humoristique pour me changer des Tarkovski ? Ne devrais-je pas attendre qu'on les ait reçus et revus pour savoir si j'ai toujours envie de mourir ?
Et puis, ne serait-ce pas bégueule de faire ce bras d'honneur à toute cette équipe médicale qui m'entoure et qui essaye, malgré des moyens pas toujours à la hauteur de leurs ambitions, de me faire aller mieux ?
J'ai toujours ces pensées qui s'imposent en faisant référence à ma mort. Plus forcément par suicide mais par la maladie par exemple. Le cancer est un grand classique. Dans une autre vie, cela aurait pu être le Sida, mais ce n'est pas ma vie. Et puis le cancer me va si bien ! Le pire, c'est que je ne suis même pas persuadé de l'avoir, maintenant ou dans un futur proche. C'est juste une facilité scénaristique, une maladie que je ne méconnais pas trop...
Quelque chose de significatif aussi, c'est que lorsque je suis obnubilé par ma mort, je suis trop malade pour penser à celle de ma femme : pour penser à la sienne, il faut que je me sentes assez fort pour lui survivre, ce qui n'est évidement pas le cas lorsque je suis mal. Je me reporte donc sur la mienne comme si je finissais de me consumer.
C'est très dur à vivre.
Et puis, ne serait-ce pas bégueule de faire ce bras d'honneur à toute cette équipe médicale qui m'entoure et qui essaye, malgré des moyens pas toujours à la hauteur de leurs ambitions, de me faire aller mieux ?
J'ai toujours ces pensées qui s'imposent en faisant référence à ma mort. Plus forcément par suicide mais par la maladie par exemple. Le cancer est un grand classique. Dans une autre vie, cela aurait pu être le Sida, mais ce n'est pas ma vie. Et puis le cancer me va si bien ! Le pire, c'est que je ne suis même pas persuadé de l'avoir, maintenant ou dans un futur proche. C'est juste une facilité scénaristique, une maladie que je ne méconnais pas trop...
Quelque chose de significatif aussi, c'est que lorsque je suis obnubilé par ma mort, je suis trop malade pour penser à celle de ma femme : pour penser à la sienne, il faut que je me sentes assez fort pour lui survivre, ce qui n'est évidement pas le cas lorsque je suis mal. Je me reporte donc sur la mienne comme si je finissais de me consumer.
C'est très dur à vivre.
dimanche 29 janvier 2012
Ecrire et photographier...
Écrire et photographier, voilà ma seule planche de salut en ce bas monde, en dehors bien entendu de l'amour de mes proches. Mais je les sens tellement impuissants lorsque je vois se refléter dans leurs yeux ma détresse que je me dis que la force qui me sortira de l'eau ne peut venir que de moi. Peut-être seulement après, dans le canot de sauvetage peuvent-ils intervenir ?
Toujours est il que j'ai l'impression que ma seule planche de salut vient de l'art. L'art peut sauver le monde, alors pourquoi pas un homme ? Ma plus grande crainte après ma mort, c'est de mourir une seconde fois d'oublie. Je n'ai pas d'enfants, et je n'en n'aurais sans doute pas. Donc personne pour raconter des anecdotes sur moi après la fin de mes parents, de mon frère et de ma sœur, de ma femme, des autres.
Restent les traces de mon passage sur Terre, à savoir ce que j'écris, ce que je photographie derrière mon pentaprisme. Hormis la très probable faiblesse de mon travail, -ce n'est pas parce que le maire de ma ville s'intéresse à certaines de mes photos que je deviendrais célèbre- il y a un jeu de versions de l'histoire qui prend place : ainsi, si j'ai envie de dire que ma sœur est méchante, si elle ne donne pas sa version des faits, c'est la mienne qui l'emportera !
Mais la finalité de l'écriture et de la photo ne tient pas non plus seulement dans la trace qu'ils laissent : tout ça c'est bon pour les personnes valides, qui vont au travail et ramènent un salaire ! Oui, elle tient aussi dans son exercice même ! Ainsi, la pratique de l'écriture et de la photographie pour moi constituent un semblant de travail qui me donnent le sentiment d'avoir fait quelque chose d'utile quelque part !
Et puis pour finir, je rapporterai ce compliment que nous répète souvent notre infirmière qui dirige l'atelier d'écriture, et qui est à chaque fois en admiration devant notre capacité à nous en sortir de ses exercices. Cela pourrait être condescendant si je n'avais jamais vu la moindre stagiaire, dont on ne peut pas mettre en cause la santé mentale, réussir à nous suivre. Elles ne survivent même pas au premier acrostiche...
Toujours est il que j'ai l'impression que ma seule planche de salut vient de l'art. L'art peut sauver le monde, alors pourquoi pas un homme ? Ma plus grande crainte après ma mort, c'est de mourir une seconde fois d'oublie. Je n'ai pas d'enfants, et je n'en n'aurais sans doute pas. Donc personne pour raconter des anecdotes sur moi après la fin de mes parents, de mon frère et de ma sœur, de ma femme, des autres.
Restent les traces de mon passage sur Terre, à savoir ce que j'écris, ce que je photographie derrière mon pentaprisme. Hormis la très probable faiblesse de mon travail, -ce n'est pas parce que le maire de ma ville s'intéresse à certaines de mes photos que je deviendrais célèbre- il y a un jeu de versions de l'histoire qui prend place : ainsi, si j'ai envie de dire que ma sœur est méchante, si elle ne donne pas sa version des faits, c'est la mienne qui l'emportera !
Mais la finalité de l'écriture et de la photo ne tient pas non plus seulement dans la trace qu'ils laissent : tout ça c'est bon pour les personnes valides, qui vont au travail et ramènent un salaire ! Oui, elle tient aussi dans son exercice même ! Ainsi, la pratique de l'écriture et de la photographie pour moi constituent un semblant de travail qui me donnent le sentiment d'avoir fait quelque chose d'utile quelque part !
Et puis pour finir, je rapporterai ce compliment que nous répète souvent notre infirmière qui dirige l'atelier d'écriture, et qui est à chaque fois en admiration devant notre capacité à nous en sortir de ses exercices. Cela pourrait être condescendant si je n'avais jamais vu la moindre stagiaire, dont on ne peut pas mettre en cause la santé mentale, réussir à nous suivre. Elles ne survivent même pas au premier acrostiche...
Oh rage, oh désespoir : décrire les symptôme schizo-affectifs
Que c'est désespérant ! Mais au risque de me répéter, je crois que je suis de nouveaux dans une phase de dépression...
C'est toujours plus facile de décrire des symptômes schizophréniques ou bipolaires que schizo-affectifs. C'est normal, celle-ci reprend des symptômes des deux maladies précédentes en les mélangeant parfois et le résultat combiné des deux est aussi prévisible que celui d'un mouvement chaotique.
C'est cette caractéristique qui me paraît la plus intéressante dans la mesure où il devient alors difficile de les décrire en étant complet parce qu'on a toujours du mal à se défaire de la dichotomie symptômes positifs ou troubles de l'humeur.
Je veux dire par là que l'erreur consiste souvent à vouloir séparer les symptôme qui relèvent de l'un ou de l'autre alors que dans la psychose schizo-affective, beaucoup de symptômes relèvent des deux et c'est pour ça que j'ai beaucoup de mal à exprimer ce que je ressens devant mes psys, rendant alors plus difficile leur travail de diagnostic nécessaire pour établir mon traitement tant par les médicaments que par la psychothérapie...
Je crois que j'ai encore beaucoup de chemin à faire dans ce sens !
C'est toujours plus facile de décrire des symptômes schizophréniques ou bipolaires que schizo-affectifs. C'est normal, celle-ci reprend des symptômes des deux maladies précédentes en les mélangeant parfois et le résultat combiné des deux est aussi prévisible que celui d'un mouvement chaotique.
C'est cette caractéristique qui me paraît la plus intéressante dans la mesure où il devient alors difficile de les décrire en étant complet parce qu'on a toujours du mal à se défaire de la dichotomie symptômes positifs ou troubles de l'humeur.
Je veux dire par là que l'erreur consiste souvent à vouloir séparer les symptôme qui relèvent de l'un ou de l'autre alors que dans la psychose schizo-affective, beaucoup de symptômes relèvent des deux et c'est pour ça que j'ai beaucoup de mal à exprimer ce que je ressens devant mes psys, rendant alors plus difficile leur travail de diagnostic nécessaire pour établir mon traitement tant par les médicaments que par la psychothérapie...
Je crois que j'ai encore beaucoup de chemin à faire dans ce sens !
samedi 28 janvier 2012
The artist, film à succès
Cet après-midi, nous sommes allé voir le film à succès : The artist, avec Jean Dujardin.
Honnêtement, ce film mérite son succès, y compris à l'international. Mais il faut reconnaître que c'est plus facile pour lui parce que non seulement il se situe à Hollywood mais en plus il est muet, ce qui le rend plus universel que si le récit se situait en France et qu'il fallait le doubler en anglais...
Néanmoins, c'est un très bon film. Il a une véritable histoire et la narration est sans reproche. Le jeu de Jean Dujardin est sans reproches et ses prix mérités.
Curieusement, ce qui fait tout son intérêt est aussi à double tranchant : comme il n'y a pas de son autre que la musique d'accompagnement de rigueur, on est obligé de faire encore plus attention aux images sans pouvoir en décrocher des yeux sous peine de passer à côté de quelque chose d'important, un peu comme dans un film en langue étrangère sous titré. Je l'ai donc ressentis comme aussi fatiguant à suivre que mes Tarkovski !
Honnêtement, ce film mérite son succès, y compris à l'international. Mais il faut reconnaître que c'est plus facile pour lui parce que non seulement il se situe à Hollywood mais en plus il est muet, ce qui le rend plus universel que si le récit se situait en France et qu'il fallait le doubler en anglais...
Néanmoins, c'est un très bon film. Il a une véritable histoire et la narration est sans reproche. Le jeu de Jean Dujardin est sans reproches et ses prix mérités.
Curieusement, ce qui fait tout son intérêt est aussi à double tranchant : comme il n'y a pas de son autre que la musique d'accompagnement de rigueur, on est obligé de faire encore plus attention aux images sans pouvoir en décrocher des yeux sous peine de passer à côté de quelque chose d'important, un peu comme dans un film en langue étrangère sous titré. Je l'ai donc ressentis comme aussi fatiguant à suivre que mes Tarkovski !
AAH est plafond de ressources
L'AAH étant considéré comme un minimum social, elle est soumise à un plafond de ressources du foyer. C'est ainsi que le salaire de ma femme ayant été augmentées depuis le début de mon attribution, elle vient d'être réduite en conséquence. Bientôt, je risque de ne plus rien avoir.
Je trouve cette situation particulièrement injuste. En effet, cela signifie que le malade handicapé est avant tout une charge pour sa famille et non une personne en quête d'autonomie.
Je veux dire par là que l’État considère que la personne handicapée n'est pas un malade comme les autres. L'AAH devrait être considérée comme une aide à l'autonomie et à l'indépendance du malade qui soit constant qu'il vive seul, chez ses parents ou en couple et qu'il contribue ainsi aux revenus du foyer malgré le handicap qui l'atteint.
Au lieu de ça, on fait comme si on était une charge pour la famille que l’État ne ferait qu'aider partiellement et sans autre miroir que celui de notre inutilité. Et ça, ça me révulse. Pour moi, c'est comme si l'on soumettait les remboursements de la sécurité sociale aux revenus du ménage ! Certes, cette comparaison est cavalière parce que grâce à l'ALD (Affection de Longue Durée) le traitement lié à la maladie est remboursé à 100%, mais dans l'esprit elle est valable : c'est un soin au niveau psychique qui rappelle à notre ego que nous ne sommes pas qu'une charge !
Je trouve cette situation particulièrement injuste. En effet, cela signifie que le malade handicapé est avant tout une charge pour sa famille et non une personne en quête d'autonomie.
Je veux dire par là que l’État considère que la personne handicapée n'est pas un malade comme les autres. L'AAH devrait être considérée comme une aide à l'autonomie et à l'indépendance du malade qui soit constant qu'il vive seul, chez ses parents ou en couple et qu'il contribue ainsi aux revenus du foyer malgré le handicap qui l'atteint.
Au lieu de ça, on fait comme si on était une charge pour la famille que l’État ne ferait qu'aider partiellement et sans autre miroir que celui de notre inutilité. Et ça, ça me révulse. Pour moi, c'est comme si l'on soumettait les remboursements de la sécurité sociale aux revenus du ménage ! Certes, cette comparaison est cavalière parce que grâce à l'ALD (Affection de Longue Durée) le traitement lié à la maladie est remboursé à 100%, mais dans l'esprit elle est valable : c'est un soin au niveau psychique qui rappelle à notre ego que nous ne sommes pas qu'une charge !
vendredi 27 janvier 2012
Atelier Théâtre à l'hôpital de jour
Depuis quelques semaines nous préparons durant l'atelier théâtre de l'hôpital de jour des textes à réciter lors d'une sortie spéciale devant les autres patients et quelques invités dans quelques mois.
Tout allait bien pour moi jusqu'à la semaine dernière : J'avais choisis un texte qui me plaisait sans qu'il soit trop long et j'avais réussis à le lire en prenant le bon ton. J'avais même réussi à en apprendre le début sans trop de difficultés.
Mais c'est à partir de la semaine dernière, lorsqu'elle m'ont demandé de l'apprendre dans son ensemble que j'ai dérapé. Impossible de me mettre en condition de le retenir. Pire : à la simple idée d'ouvrir le recueil de poèmes d'où il était extrait me donnait littéralement envie de l'envoyer violemment à l'autre bout de la pièce. Échec. Les infirmières ont rapidement compris que je faisais un vrai blocage et qu'il ne fallait pas insister à mon grand soulagement. Je ne réciterai donc pas mon texte avec mes camarades devant les autres patients.
Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps d'en parler à la fin de l'atelier parce que mon taxi m'attendait déjà. Peut-être lundi...
Tout allait bien pour moi jusqu'à la semaine dernière : J'avais choisis un texte qui me plaisait sans qu'il soit trop long et j'avais réussis à le lire en prenant le bon ton. J'avais même réussi à en apprendre le début sans trop de difficultés.
Mais c'est à partir de la semaine dernière, lorsqu'elle m'ont demandé de l'apprendre dans son ensemble que j'ai dérapé. Impossible de me mettre en condition de le retenir. Pire : à la simple idée d'ouvrir le recueil de poèmes d'où il était extrait me donnait littéralement envie de l'envoyer violemment à l'autre bout de la pièce. Échec. Les infirmières ont rapidement compris que je faisais un vrai blocage et qu'il ne fallait pas insister à mon grand soulagement. Je ne réciterai donc pas mon texte avec mes camarades devant les autres patients.
Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps d'en parler à la fin de l'atelier parce que mon taxi m'attendait déjà. Peut-être lundi...
jeudi 26 janvier 2012
Baisse de l'AAH pour cause de revenus du conjoint trop élevés
Ce midi, nous avons eu une bien mauvaise surprise en consultant le montant de nos allocations qui seront versées en février, c'est à dire que je ne toucherai pas mon AAH à taux plein comme jusqu'à maintenant, mais qu'une certaine somme en sera déduite, ainsi que nos APL.
En effet, l'AAH étant considéré comme un minimum social, son attribution est soumis à un plafond de ressources au niveau du couple, c'est à dire qu'à partir d'un certain seuil la CAF la réduit, puis l'annule lorsque les revenus du couple dépassent le plafond autorisé. C'est ce qui nous pend au nez si ma femme continue à gagner plus...
Pour l'instant, nous n'avons eu qu'une réduction d'environs 200€ de mon AAH ce qui correspond en gros à notre capacité d'épargne mensuel et qui signifie qu'il va falloir nous serré la ceinture pour finir nos mois. J'ai déjà commencé à regarder les postes budgétaires que je pourrais rogner, comme les biens culturels ou les courses.
Normalement, ce ne devrait pas être trop insurmontable, on n'est pas la Grèce ! Mais c'est bien fâcheux au moment où je commençais juste à me faire à l'ancien budget avec en perspective d'épargner plus ! Par chance, à part le voyage à New York, je n'ai rien de très lourd et urgent à financer dans l'immédiat. Ces révisions budgétaires ne me pénalisent donc pas trop, ce ne sera donc qu'un manque à gagner parmi d'autres même si nous ne nous en serions bien passé !
En effet, l'AAH étant considéré comme un minimum social, son attribution est soumis à un plafond de ressources au niveau du couple, c'est à dire qu'à partir d'un certain seuil la CAF la réduit, puis l'annule lorsque les revenus du couple dépassent le plafond autorisé. C'est ce qui nous pend au nez si ma femme continue à gagner plus...
Pour l'instant, nous n'avons eu qu'une réduction d'environs 200€ de mon AAH ce qui correspond en gros à notre capacité d'épargne mensuel et qui signifie qu'il va falloir nous serré la ceinture pour finir nos mois. J'ai déjà commencé à regarder les postes budgétaires que je pourrais rogner, comme les biens culturels ou les courses.
Normalement, ce ne devrait pas être trop insurmontable, on n'est pas la Grèce ! Mais c'est bien fâcheux au moment où je commençais juste à me faire à l'ancien budget avec en perspective d'épargner plus ! Par chance, à part le voyage à New York, je n'ai rien de très lourd et urgent à financer dans l'immédiat. Ces révisions budgétaires ne me pénalisent donc pas trop, ce ne sera donc qu'un manque à gagner parmi d'autres même si nous ne nous en serions bien passé !
mercredi 25 janvier 2012
Perte de la créativité
Comme c'est étrange cette vitesse à laquelle certains de mes symptômes sont venus contredire ce que je venais de dire à ma psy à peine avais-je quitté le CMP où je l'avais rencontrée.
Je lui avais dit que depuis quelques semaines mes symptômes négatifs avaient régressé au point de me donner des espoirs dans le traitement de ma maladie. Espoirs déçus : je me remets à broyer du noir, perdant le goût de lire et retour à l'atonie...
Mais ce qui est le plus râlant, c'est que j'ai longtemps attendu le moment où je pourrais éditer mes dernières photos sous Lightroom après la réparation de l'ordinateur, et que maintenant, je n'ai aucune idée de la direction que je dois donner à leur édition comme si j'étais victime du syndrome de la page blanche des écrivains, avec cette absence d'idées sur comment les sublimer dans subjectivité expressionniste...
Je lui avais dit que depuis quelques semaines mes symptômes négatifs avaient régressé au point de me donner des espoirs dans le traitement de ma maladie. Espoirs déçus : je me remets à broyer du noir, perdant le goût de lire et retour à l'atonie...
Mais ce qui est le plus râlant, c'est que j'ai longtemps attendu le moment où je pourrais éditer mes dernières photos sous Lightroom après la réparation de l'ordinateur, et que maintenant, je n'ai aucune idée de la direction que je dois donner à leur édition comme si j'étais victime du syndrome de la page blanche des écrivains, avec cette absence d'idées sur comment les sublimer dans subjectivité expressionniste...
mardi 24 janvier 2012
Passage en urgence chez ma psy
Je suis donc allé voir ma psychiatre aujourd'hui. J'ai pu lui parler de mes hallucinations à elle ainsi qu'à un infirmier. Elle les a jugées pas trop grave pour justifier une modification brutale de mon traitement. Pas trop inquiétantes. Par contre elle m'a proposé de refaire mes bilans sanguins de routine, dont celui du lithium sous un autre protocole d'analyse moins connu et plus rarement utilisé.
Elle envisage également de me refaire passer un électroencéphalogramme mais elle préfèrerait que ce soit commandé par mon médecin traitant pour des raisons administratives. Cet examen que j'ai passé lors de ma première hospitalisation en 2005 sert à détecter des cas d'épilepsie pour laquelle le lithium est contrindiqué...
Après on verra bien !
Elle envisage également de me refaire passer un électroencéphalogramme mais elle préfèrerait que ce soit commandé par mon médecin traitant pour des raisons administratives. Cet examen que j'ai passé lors de ma première hospitalisation en 2005 sert à détecter des cas d'épilepsie pour laquelle le lithium est contrindiqué...
Après on verra bien !
lundi 23 janvier 2012
Certificat de statut de "psychotique"
Au cas où on en aurait encore douté, maintenant que j'ai eu ces récentes hallucinations dont le vous parlais hier soir, on ne peut plus en douter, je suis bel et bien psychotique. Vlan au passage pour les forums qui doutaient de ma schizophrénie au point de me pousser vers la sortie, ce que je n'ai jamais regretté.
Mais là n'est pas mon propos. Cette première réflexion vient de ma psychologue que j'ai vue en début d'après midi à l'heure qu'elle m'avait indiquée lors de notre dernier rendez-vous. Elle a ainsi donné raison à ma femme qui m'a poussé à prendre un rendez-vous en urgence demain avec ma psychiatre, considérant qu'en effet ces hallucinations étaient inquiétantes. D'où sa réflexion sur la levée de l'ambiguïté de certains de mes symptômes qui pouvaient relever aussi de la névrose.
En attendant, j'en ai profité pour rapporter tous ces faits à mon infirmier référent afin de le tenir au courant. Sans aller au delà de ses prérogatives et vu que cet entretien était informel, il n'a pas trop commenté les symptômes et jugé de leur gravité mais m'a loué sur ma capacité à prendre distance avec ma maladie, et mon regard quasi clinique que je porte sur elle.
Bref, on verra bien ce qu'en dira ma psychiatre demain !
Mais là n'est pas mon propos. Cette première réflexion vient de ma psychologue que j'ai vue en début d'après midi à l'heure qu'elle m'avait indiquée lors de notre dernier rendez-vous. Elle a ainsi donné raison à ma femme qui m'a poussé à prendre un rendez-vous en urgence demain avec ma psychiatre, considérant qu'en effet ces hallucinations étaient inquiétantes. D'où sa réflexion sur la levée de l'ambiguïté de certains de mes symptômes qui pouvaient relever aussi de la névrose.
En attendant, j'en ai profité pour rapporter tous ces faits à mon infirmier référent afin de le tenir au courant. Sans aller au delà de ses prérogatives et vu que cet entretien était informel, il n'a pas trop commenté les symptômes et jugé de leur gravité mais m'a loué sur ma capacité à prendre distance avec ma maladie, et mon regard quasi clinique que je porte sur elle.
Bref, on verra bien ce qu'en dira ma psychiatre demain !
dimanche 22 janvier 2012
Hallucinations auditives certifiées
Je m'en serais bien passé, mais cette nuit, j'ai eu des hallucinations auditives débordant sur la télépathie. Rien de très grave, mais quand même. En effet, on considère généralement que les hallucinations perçues au juste après le coucher et juste avant le lever sont bénignes. Elles ont des nom, "hypnagogique" pour les premières et "Hypnopompique" pour les secondes.
Mais cette nuit, c'était différent : j'ai entendu clairement une voix me dire : "tu ne m'aimes pas, tu es méchant" alors que j'étais parfaitement réveillé, puis me suis surpris en plein rêve télépathique avec ma femme comme ça m'arrive de temps en temps. Il faut rajouté à ces hallucinations auditives une hallucination visuelle durant laquelle j'ai vu pendant une fraction de seconde mon chien à la place d'un manteau posé sur le dossier d'une chaise.
Si ces hallucinations sont inquiétantes, surtout la première, c'est qu'elles constituent une gradation de mes symptômes positifs, relativement contenus jusqu'à présent, alors même que mes symptômes négatifs ont tendance à régresser.
En effet, jusqu'à maintenant, ceux-ci s'étaient principalement manifesté par des idées délirantes et des troubles de l'humeur, mais très peux d'hallucinations. En tout cas, rarement des phrases complètes, et généralement des bruits interprétés de travers.
D'où notre inquiétude. J'ai déjà un traitement assez lourd, y compris en matière de neuroleptiques. Je suis déjà au maximum de zyprexa, et ma seule marge de manœuvre serait soit de le changer, soit d'augmenter le loxapac. Dans les deux cas, je risque de nouveaux effets secondaires, et de poursuivre ma prise de poids qui était longtemps resté en dessous de la norme chez ceux qui sont nourris aux bons grains psychotropes fermiers... heu, je veux dire pharmaceutiques, ce qui ne me fait pas du tout rire, surtout que je prends tout dans le ventre !
Il va donc falloir faire le point avec ma psy et le plus tôt serait le mieux !
Mais cette nuit, c'était différent : j'ai entendu clairement une voix me dire : "tu ne m'aimes pas, tu es méchant" alors que j'étais parfaitement réveillé, puis me suis surpris en plein rêve télépathique avec ma femme comme ça m'arrive de temps en temps. Il faut rajouté à ces hallucinations auditives une hallucination visuelle durant laquelle j'ai vu pendant une fraction de seconde mon chien à la place d'un manteau posé sur le dossier d'une chaise.
Si ces hallucinations sont inquiétantes, surtout la première, c'est qu'elles constituent une gradation de mes symptômes positifs, relativement contenus jusqu'à présent, alors même que mes symptômes négatifs ont tendance à régresser.
En effet, jusqu'à maintenant, ceux-ci s'étaient principalement manifesté par des idées délirantes et des troubles de l'humeur, mais très peux d'hallucinations. En tout cas, rarement des phrases complètes, et généralement des bruits interprétés de travers.
D'où notre inquiétude. J'ai déjà un traitement assez lourd, y compris en matière de neuroleptiques. Je suis déjà au maximum de zyprexa, et ma seule marge de manœuvre serait soit de le changer, soit d'augmenter le loxapac. Dans les deux cas, je risque de nouveaux effets secondaires, et de poursuivre ma prise de poids qui était longtemps resté en dessous de la norme chez ceux qui sont nourris aux bons grains psychotropes fermiers... heu, je veux dire pharmaceutiques, ce qui ne me fait pas du tout rire, surtout que je prends tout dans le ventre !
Il va donc falloir faire le point avec ma psy et le plus tôt serait le mieux !
samedi 21 janvier 2012
Manuel de la photo numérique ratée, suggestions
Hier, dans ma critique du Manuel de la photo ratée de Thomas Lélu, je regrettais qu'il ne s'occupait que de la photo argentique, ayant été écrit juste avant la démocratisation de la photo numérique. Je me mets donc en devoir de faire quelques suggestions afin de mettre à jour ce petit livre rouge de la photo...
Tout d'abord, il faut reconnaître que c'est plus difficile de trouver d'authentique photos numérique ratées, et ce pour une double raison : d'abord parce que c'est plus facile d'effacer de sa carte mémoire une ou plusieurs photos ratées que de détruire un négatif ou un ektachrome. Ensuite parce qu'ont peut toujours maquiller une photo ratée en photo réussie dans un logiciel de retouche du genre de Photoshop Element pour rester dans le domaine de l'abordable...
Cela m'amène à un autre genre de photos ratées qui mériterait un ouvrage à lui tout seul : c'est la retouche ratée ! Un exemple parmi d'autres : 99% de la production HDR (High Dinamic Range) relève de cette production !
Voilà donc quelques pistes de réflexion à explorer dans de futurs articles autour la question de la photo ratée, sujet inépuisable, avec dans l'idée de donner une suite à cet indispensable ouvrage de Thomas Lélu !
Tout d'abord, il faut reconnaître que c'est plus difficile de trouver d'authentique photos numérique ratées, et ce pour une double raison : d'abord parce que c'est plus facile d'effacer de sa carte mémoire une ou plusieurs photos ratées que de détruire un négatif ou un ektachrome. Ensuite parce qu'ont peut toujours maquiller une photo ratée en photo réussie dans un logiciel de retouche du genre de Photoshop Element pour rester dans le domaine de l'abordable...
Cela m'amène à un autre genre de photos ratées qui mériterait un ouvrage à lui tout seul : c'est la retouche ratée ! Un exemple parmi d'autres : 99% de la production HDR (High Dinamic Range) relève de cette production !
Voilà donc quelques pistes de réflexion à explorer dans de futurs articles autour la question de la photo ratée, sujet inépuisable, avec dans l'idée de donner une suite à cet indispensable ouvrage de Thomas Lélu !
vendredi 20 janvier 2012
Prochainement :
Prochainement, lorsque je l'aurais lu, la critique du "Petit Manuel pour écrire des Haïku" par Philippe Costa aux éditions Picquier poche.
J'avais du mal à me décider pour un livre de poésie, alors quand je l'ai vu, je me suis dit que c'était le livre dont j'avais besoin : partager mon goût pour ce genre poétique tout en apprenant à en réaliser... inutile de vous dire que je pensais beaucoup à mon atelier d'écriture lorsque je l'ai pris !
J'avais du mal à me décider pour un livre de poésie, alors quand je l'ai vu, je me suis dit que c'était le livre dont j'avais besoin : partager mon goût pour ce genre poétique tout en apprenant à en réaliser... inutile de vous dire que je pensais beaucoup à mon atelier d'écriture lorsque je l'ai pris !
Manuel de la photo ratée par Thomas Lélu aux éditions Léo Scheer (?)
Une semaine après l'avoir découvert chez un ami, j'ai enfin mon exemplaire du Manuel de la Photo Ratée à moi.
Le principe de ce livre est de réaliser une synthèse imagée (attention, dans ce livre c'est le texte qui illustre l'image et non l'inverse !) de la photo ratée en détaillant une typologie des photos ratées, tout en expliquant comment les réussir, sachant qu'une photo ratée est plus difficile à réaliser volontairement que de rater une photo réussie... si vous me suivez, ce que j'ai moi même du mal à faire.
Donc, ce livre propose une série de photos ratée classées par thèmes, illustrées par une note théorique et une note sur les circonstances de la photo en haut de page. C'est court mais drôle. Très drôle ! Ici, vous l'aurez deviné, on ne se prend pas au sérieux, ce qui est dommage parce que c'est justement en se prenant au sérieux que l'on progresse en matière de photo ratée.
Bref, j'adore.
Mais au milieu de ces éloges reste un petit bémol. Mon exemplaire est issus de la quatrième édition en 2011, alors que d'après mes recherches la première date de 2002. Or il faut se souvenir que le début des années 2000' correspond à une période charnière, celle de la transition de l'argentique vers le numérique. Les photos de ce manuel ont donc été pour réalisé avec des compacts argentique qui sont de nos jours introuvable. Il ont été remplacés par des compacts numérique et par les téléphones portables.
Ce qui aurait donc été intéressant, aurait été de mettre en perspective les les nouvelles façons de rater ses photos avec son téléphone ou son compact, pour s'en tenir aux plus abordables. Mais je reconnais une difficulté à cette collecte : c'est qu'avec le numérique, il est plus facile d'effacer une photo ratée, ce qui rend plus difficile à rassembler un corpus pertinent de photos ratées qui appartiennent pourtant à notre patrimoine familiale. En plus, une bonne photo ratée peut être une source d'inspiration à l'image d'une de mes séries réalisée au filtre gris neutre...
Il n'empêche, ce livre est génial parce qu'il remet le photographe à son humble place...
Le principe de ce livre est de réaliser une synthèse imagée (attention, dans ce livre c'est le texte qui illustre l'image et non l'inverse !) de la photo ratée en détaillant une typologie des photos ratées, tout en expliquant comment les réussir, sachant qu'une photo ratée est plus difficile à réaliser volontairement que de rater une photo réussie... si vous me suivez, ce que j'ai moi même du mal à faire.
Donc, ce livre propose une série de photos ratée classées par thèmes, illustrées par une note théorique et une note sur les circonstances de la photo en haut de page. C'est court mais drôle. Très drôle ! Ici, vous l'aurez deviné, on ne se prend pas au sérieux, ce qui est dommage parce que c'est justement en se prenant au sérieux que l'on progresse en matière de photo ratée.
Bref, j'adore.
Mais au milieu de ces éloges reste un petit bémol. Mon exemplaire est issus de la quatrième édition en 2011, alors que d'après mes recherches la première date de 2002. Or il faut se souvenir que le début des années 2000' correspond à une période charnière, celle de la transition de l'argentique vers le numérique. Les photos de ce manuel ont donc été pour réalisé avec des compacts argentique qui sont de nos jours introuvable. Il ont été remplacés par des compacts numérique et par les téléphones portables.
Ce qui aurait donc été intéressant, aurait été de mettre en perspective les les nouvelles façons de rater ses photos avec son téléphone ou son compact, pour s'en tenir aux plus abordables. Mais je reconnais une difficulté à cette collecte : c'est qu'avec le numérique, il est plus facile d'effacer une photo ratée, ce qui rend plus difficile à rassembler un corpus pertinent de photos ratées qui appartiennent pourtant à notre patrimoine familiale. En plus, une bonne photo ratée peut être une source d'inspiration à l'image d'une de mes séries réalisée au filtre gris neutre...
Il n'empêche, ce livre est génial parce qu'il remet le photographe à son humble place...
jeudi 19 janvier 2012
Premier entretien infirmier à domicile
Ce matin, j'ai eu mon premier entretien infirmier à domicile. "A domicile" parce que ce type d'entretien n'est pas couvert par les bon de transports dont on bénéficie lorsqu'on se rend chez un médecin ou dans un hôpital. D'autre part, si cette astuce vous paraît choquante, sachez qu'un trajet en VSL coûte beaucoup plus cher que celui exécuté par un infirmier venant du CMP, lequel ne fait rembourser que l'essence et les frais courants d'entretien des véhicules par ailleurs moins luxueux que les taxis et pris sur le budget du CMP. Tout ça pour dire que c'est plutôt plus économique de faire venir un infirmier que de se rendre à son bureau...
C'est donc ainsi qu'aujourd'hui j'ai pu bénéficier de mon premier entretien à domicile. Un peu écourté d'ailleurs, l'infirmier ne trouvant pas ma maison...
Ce système d'entretiens infirmiers a été mis en place d'une part parce que ma psychologue ne pouvait pas me recevoir toutes les semaines, d'autre part parce qu'elle avait l'impression que je faisais du surplace en psychothérapie avec elle et que je n'arrivais plus à avancer. Il fallait donc trouver de nouveaux angles d'attaque. On a donc tenté le groupe de parole mais je l'ai quitté pour divers raisons que j'aimerais aborder avec elle (qui en est la co-modératrice) avant de les évoquer ici, ou dans un article indépendant.
L'idée des entretiens infirmiers était dans les cartons depuis plus longtemps, mais comme j'allais mieux à l'époque, on l'a laissée en suspend. Ce n'est que lorsque ma psychiatre m'a vu en novembre dernier lors de ma dernière crise qu'elle a jugé utile de les activer, en alternance avec les entretiens avec la psychologue.
Je connaissais déjà l'infirmier qu'ils m'ont envoyé : avant d'être muté au CMP, il était au premier hôpital de jour que j'ai connu dans cette ville. C'est sans doute pour ça qu'ils me l'ont envoyé. Cette première visite a surtout servi à tâter le terrain et prendre nos repères. Il m'a laissé parler de ce que je voulais mais je voyais bien que ses radars étaient en mode "on" et qu'il analysait tout ce qu'il entendait ou voyait : par exemple lorsque je bayais, ou qu'il voyait mon ventre rebondis par les psychotropes...
Puis il est repartis vers un autre patient, après m'avoir donné mon prochain rendez-vous dans quinze jours. Mais je sens qu'il va beaucoup me pousser à sortir pour voir du monde et faire du sport, le plus simple étant la randonnée. Ce que j'en retiens donc, c'est qu'il va sûrement m'encourager au maximum à repousser mes limites là où je suis le plus faible (en gros le sport et tout ce qui est physique) afin que je sois mieux dans mon corps et donc ma tête. Je crois que c'est un bon programme !
C'est donc ainsi qu'aujourd'hui j'ai pu bénéficier de mon premier entretien à domicile. Un peu écourté d'ailleurs, l'infirmier ne trouvant pas ma maison...
Ce système d'entretiens infirmiers a été mis en place d'une part parce que ma psychologue ne pouvait pas me recevoir toutes les semaines, d'autre part parce qu'elle avait l'impression que je faisais du surplace en psychothérapie avec elle et que je n'arrivais plus à avancer. Il fallait donc trouver de nouveaux angles d'attaque. On a donc tenté le groupe de parole mais je l'ai quitté pour divers raisons que j'aimerais aborder avec elle (qui en est la co-modératrice) avant de les évoquer ici, ou dans un article indépendant.
L'idée des entretiens infirmiers était dans les cartons depuis plus longtemps, mais comme j'allais mieux à l'époque, on l'a laissée en suspend. Ce n'est que lorsque ma psychiatre m'a vu en novembre dernier lors de ma dernière crise qu'elle a jugé utile de les activer, en alternance avec les entretiens avec la psychologue.
Je connaissais déjà l'infirmier qu'ils m'ont envoyé : avant d'être muté au CMP, il était au premier hôpital de jour que j'ai connu dans cette ville. C'est sans doute pour ça qu'ils me l'ont envoyé. Cette première visite a surtout servi à tâter le terrain et prendre nos repères. Il m'a laissé parler de ce que je voulais mais je voyais bien que ses radars étaient en mode "on" et qu'il analysait tout ce qu'il entendait ou voyait : par exemple lorsque je bayais, ou qu'il voyait mon ventre rebondis par les psychotropes...
Puis il est repartis vers un autre patient, après m'avoir donné mon prochain rendez-vous dans quinze jours. Mais je sens qu'il va beaucoup me pousser à sortir pour voir du monde et faire du sport, le plus simple étant la randonnée. Ce que j'en retiens donc, c'est qu'il va sûrement m'encourager au maximum à repousser mes limites là où je suis le plus faible (en gros le sport et tout ce qui est physique) afin que je sois mieux dans mon corps et donc ma tête. Je crois que c'est un bon programme !
mercredi 18 janvier 2012
Passeport biométrique...
Cet après-midi, on est allé faire les papiers pour nos passeports biométriques en vue de notre voyage à New-York l'été prochain.
Pour cette destination, il est impératif de se faire faire un passeport biométrique. Normalement, la partie scan biométrique ne prend que quelques secondes, le temps de poser les doigts sur le capteur et que l'ordinateur chiffre les empreintes digitales.
C'est ce qui s'est passé... du moins pour moi. Parce qu'avec ma femme, au bout d'une heure, on n'avait réussi à capter que l'empreinte d'un seul doigt. Or, il en fallait au moins un deuxième. De guerre lasse, j'ai réussis à les (ma femme et l'employée de mairie qui n'en menait pas large) convaincre d'abandonner et de retenter une prochaine fois, mais ma femme était furieuse contre moi ! Pour moi, en effet, il était inutile de s'acharner, parce que quand ça veut pas... ça veut vraiment pas ! ...pas elle. Mais je suis aussi plus optimiste qu'elle, persuadé qu'on trouvera forcément une solution.
Suis-je trop naïf ?
Pour cette destination, il est impératif de se faire faire un passeport biométrique. Normalement, la partie scan biométrique ne prend que quelques secondes, le temps de poser les doigts sur le capteur et que l'ordinateur chiffre les empreintes digitales.
C'est ce qui s'est passé... du moins pour moi. Parce qu'avec ma femme, au bout d'une heure, on n'avait réussi à capter que l'empreinte d'un seul doigt. Or, il en fallait au moins un deuxième. De guerre lasse, j'ai réussis à les (ma femme et l'employée de mairie qui n'en menait pas large) convaincre d'abandonner et de retenter une prochaine fois, mais ma femme était furieuse contre moi ! Pour moi, en effet, il était inutile de s'acharner, parce que quand ça veut pas... ça veut vraiment pas ! ...pas elle. Mais je suis aussi plus optimiste qu'elle, persuadé qu'on trouvera forcément une solution.
Suis-je trop naïf ?
Ordinateur et angoisses
Ce matin, j'ai reçus un sms du réparateur de mon ordinateur m'indiquant que je pouvais le récupérer. Très bien. Mais j'ai voulu leur téléphoner pour leur demander la nature des réparations, et en question subsidiaire le coût de la réparation...
...ai-je bien fait ? Je ne saurais trop le dire parce que ma correspondante m'a trouvé très angoissé, en fait trop et commençait même à me trouver malade. Cela ne vous étonnera pas si vous me lisez depuis longtemps. Il faut dire à ma décharge que je l'ai fait avant que mes anxiolytiques du matin n'aient fait effet.
Mais ça n'excuse pas tout. Il faudrait que j'apprenne à mieux maîtriser mes émotions, les rendre moins visible et mieux cacher mon jeux, histoire que ça ne se retourne pas contre moi !
...ai-je bien fait ? Je ne saurais trop le dire parce que ma correspondante m'a trouvé très angoissé, en fait trop et commençait même à me trouver malade. Cela ne vous étonnera pas si vous me lisez depuis longtemps. Il faut dire à ma décharge que je l'ai fait avant que mes anxiolytiques du matin n'aient fait effet.
Mais ça n'excuse pas tout. Il faudrait que j'apprenne à mieux maîtriser mes émotions, les rendre moins visible et mieux cacher mon jeux, histoire que ça ne se retourne pas contre moi !
mardi 17 janvier 2012
Quand je dis : "je commence à aller mieux"...
...c'est en général signe que mon humeur va bientôt redescendre !
En effet, ma pathologie étant constituée de hauts et de bas comme dans tous les troubles de l'humeur, je n'arrive jamais à rester "Up" assez longtemps pour en jouir pleinement. Ainsi, quand j'arrive à lire, ce n'est jamais plus d'un ou deux livres à la suite. Quand je suis assez en forme pour jouer au go ou à des jeux vidéos, ce n'est jamais guère plus de quelques jours.
Il y a toujours quelque chose qui me fasse redescendre, et ce tout juste au moment où j'ai l'impression d'aller bien durablement. C'est dans ce sens que m'a répondu hier soir au téléphone que je lui disais souvent "que je commence à aller mieux" comme un signe d'espoir, avant de retomber. Pendant cette phase de rechute, je n'ai pas envie de téléphoner à mes parents (ni à d'autres, d'ailleurs !) et ce n'est que lorsque mon humeur remonte que je me décide à donner ou prendre des nouvelles.
C'est donc caractéristique de mes cycles de l'humeur de frôler l'état de grâce, de l'entrevoir de mes propres yeux avant de le perdre de vue comme dans un supplice de Tantale et de repartir à chaque fois à zéro !
En effet, ma pathologie étant constituée de hauts et de bas comme dans tous les troubles de l'humeur, je n'arrive jamais à rester "Up" assez longtemps pour en jouir pleinement. Ainsi, quand j'arrive à lire, ce n'est jamais plus d'un ou deux livres à la suite. Quand je suis assez en forme pour jouer au go ou à des jeux vidéos, ce n'est jamais guère plus de quelques jours.
Il y a toujours quelque chose qui me fasse redescendre, et ce tout juste au moment où j'ai l'impression d'aller bien durablement. C'est dans ce sens que m'a répondu hier soir au téléphone que je lui disais souvent "que je commence à aller mieux" comme un signe d'espoir, avant de retomber. Pendant cette phase de rechute, je n'ai pas envie de téléphoner à mes parents (ni à d'autres, d'ailleurs !) et ce n'est que lorsque mon humeur remonte que je me décide à donner ou prendre des nouvelles.
C'est donc caractéristique de mes cycles de l'humeur de frôler l'état de grâce, de l'entrevoir de mes propres yeux avant de le perdre de vue comme dans un supplice de Tantale et de repartir à chaque fois à zéro !
lundi 16 janvier 2012
Queen
Il y a quelques jours j'ai mis sur la platine du salon l'album Innuendo" de Queen, mon groupe fétiche de mes années lycée et qui m'a ouvert à la culture rock.
Ce groupe, bien qu'il ne fasse pas l'unanimité parmi les critiques a beaucoup compté pour moi, surtout dans une période où ma discothèque était embryonnaire. Je l'ai donc écouté en boucle jusqu'à ce que je passe à autre chose, à la limite de les renier, sans aller jusque là pour autant. Mais c'est vrai que j'ai eu de longues périodes où ce groupe "n'était pas assez bien pour moi".
Maintenant, je les réécoute surtout par nostalgie, un peu comme du ABBA, et sans se prendre au sérieux. Aussi ai-je été surpris en plaçant ce disque sur la platine d'entendre ma femme me demander de monter le son (j'ai plutôt été habitué au contraire dans ma famille !) parce qu'elle aimait tout en m'expliquant qu'elle ne l'avais jamais entendu ! Grosse surprise, j'en étais presque tombé des nues tellement je trouvais extraordinaire qu'en huit ans de couple, je ne lui avais jamais fait partagé ce groupe alors que dans le même temps, je m'étais pas mal intéressé à sa discothèque avec en arrière pensée l'idée de lui copier ceux qui m'intéressaient le plus...
En fait, la raison doit être bien simple : c'est que j'ai dû le plus souvent les écouter au casque craignant de la déranger ou pour tromper l'inconfort d'un salon pas assez bien pour écouter de la musique sur les enceintes...
Ce groupe, bien qu'il ne fasse pas l'unanimité parmi les critiques a beaucoup compté pour moi, surtout dans une période où ma discothèque était embryonnaire. Je l'ai donc écouté en boucle jusqu'à ce que je passe à autre chose, à la limite de les renier, sans aller jusque là pour autant. Mais c'est vrai que j'ai eu de longues périodes où ce groupe "n'était pas assez bien pour moi".
Maintenant, je les réécoute surtout par nostalgie, un peu comme du ABBA, et sans se prendre au sérieux. Aussi ai-je été surpris en plaçant ce disque sur la platine d'entendre ma femme me demander de monter le son (j'ai plutôt été habitué au contraire dans ma famille !) parce qu'elle aimait tout en m'expliquant qu'elle ne l'avais jamais entendu ! Grosse surprise, j'en étais presque tombé des nues tellement je trouvais extraordinaire qu'en huit ans de couple, je ne lui avais jamais fait partagé ce groupe alors que dans le même temps, je m'étais pas mal intéressé à sa discothèque avec en arrière pensée l'idée de lui copier ceux qui m'intéressaient le plus...
En fait, la raison doit être bien simple : c'est que j'ai dû le plus souvent les écouter au casque craignant de la déranger ou pour tromper l'inconfort d'un salon pas assez bien pour écouter de la musique sur les enceintes...
dimanche 15 janvier 2012
Disques durs externes ou vive la mondialisation et les délocalisations !
Hier, en faisant la queue chez le réparateur informatique, il y avait dans la file devant moi un couple qui cherchait un HD externe; la vendeuse leur a conseillé d'attendre un ou deux mois s'ils n'étaient pas pressés à cause d'une situation de pénurie sur le marché causé par de graves intempéries sur leur lieu de production, en Thaïland. Ainsi, un HD de 500 Go qui vaut normalement 70 à 80€ se négocie actuellement autour de 150€ ! J'ai donc eu "de la chance" de crasher le mien avant que les prix n'augmentent de manière si vertigineuse...
Vive la mondialisation et les délocalisation ! Ainsi, une catastrophe naturelle de l'autre côté de la planète peut affecter tout un secteur de l'économie à l'échelle mondiale !
Vive la mondialisation et les délocalisation ! Ainsi, une catastrophe naturelle de l'autre côté de la planète peut affecter tout un secteur de l'économie à l'échelle mondiale !
Chez le réparateur
Cet après midi, nous sommes allés chez un réparateur porter mon ordinateur. Normalement, je devrais pouvoir le récupérer samedi prochain.
Au delà de la gêne provoquée par cette absence, je retiendrai surtout la ténacité de mes angoisses obsessionnelles et délirantes qui me font douter du bien fondé de mon retour à 20mg de zyprexa par jour...
Au delà de la gêne provoquée par cette absence, je retiendrai surtout la ténacité de mes angoisses obsessionnelles et délirantes qui me font douter du bien fondé de mon retour à 20mg de zyprexa par jour...
vendredi 13 janvier 2012
Sondage Asus,
Tout à l'heure, j'ai répondu par écrit à une enquête de satisfaction du service clientèle du constructeur de mon ordinateur portable, Asus, après les avoir sollicité pour mon bug.
Je crois qu'ils en auront eu pour leur argent : je leur ai donné les plus mauvaises notes à chaque item en leur conseillant de rapatrié leur service en France et d'être plus courtois, parce que me demander lequel de mes noms était le prénom et le nom puis m'engueuler parce que je tardais à trouver le n° de série de l'ordinateur, c'était un peu trop.
Ajouté à cela le peu de cas sur l'éventuelle perte de données liée à un reset de l'ordinateur, rajoutant qu'ils n'en sont pas responsables et qu'ils s'en contrefichent comme si ce n'était pas anodin de manipuler 500 Go à 1To de données et de réinstaller tous ses programmes sans être convaincu de la pertinence de l'opération, et le poser comme préalable à tout exercice de la garantie...
Je préfère finalement le confier à une réparateur indépendant au risque de perdre la garantie mais plus compétent et plus courtois pour être sûr du sérieux de la réparation !
Je crois qu'ils en auront eu pour leur argent : je leur ai donné les plus mauvaises notes à chaque item en leur conseillant de rapatrié leur service en France et d'être plus courtois, parce que me demander lequel de mes noms était le prénom et le nom puis m'engueuler parce que je tardais à trouver le n° de série de l'ordinateur, c'était un peu trop.
Ajouté à cela le peu de cas sur l'éventuelle perte de données liée à un reset de l'ordinateur, rajoutant qu'ils n'en sont pas responsables et qu'ils s'en contrefichent comme si ce n'était pas anodin de manipuler 500 Go à 1To de données et de réinstaller tous ses programmes sans être convaincu de la pertinence de l'opération, et le poser comme préalable à tout exercice de la garantie...
Je préfère finalement le confier à une réparateur indépendant au risque de perdre la garantie mais plus compétent et plus courtois pour être sûr du sérieux de la réparation !
jeudi 12 janvier 2012
Seuil critique avec le zyprexa
Je crois que je vais revenir à 20mg de zyprexa parce que les bénéfices du dosage à 30 (ralentissement des idées et de leur nombre) ne compensent pas les inconvénients dont je vous ai déjà parlé mais que je résume ici : dépression, idées noires et suicidaires.
D'autre part le but du dosage à 30mg n'ayant pas atteint son objectif, c'est à dire me remettre en condition de lire, je crois qu'il est inutile de persister alors que le risque suicidaire retrouve des niveaux inquiétant !
D'autre part le but du dosage à 30mg n'ayant pas atteint son objectif, c'est à dire me remettre en condition de lire, je crois qu'il est inutile de persister alors que le risque suicidaire retrouve des niveaux inquiétant !
mercredi 11 janvier 2012
Essaye encore ! (Dicté Magique)
Vous vous souvenez de ce jouet que l'on offrait aux enfants dans les années 80' et qui s'appelait "Dicté Magique" pour leur apprendre l'orthographe ? Je n'en n'ai pas eu mais je me souviens toujours de sa voix de robot lorsque l'on avait faux : essaye encore !
C'est ce que je pourrais dire à ma psy la prochaine fois que je la vois... ! En effet, si elle a réussis à stabiliser mes angoisses avec le loxapac, elle n'a toujours pas réussis à me stabiliser les humeurs, comme j'en fais régulièrement état dans ce blog.
Aussi, j'ai l'impression qu'il va falloir tenter de nouveaux ajustements de traitement à se niveau, ou s'en contenter, sachant qu'à l'impossible, nul n'est tenu !
C'est ce que je pourrais dire à ma psy la prochaine fois que je la vois... ! En effet, si elle a réussis à stabiliser mes angoisses avec le loxapac, elle n'a toujours pas réussis à me stabiliser les humeurs, comme j'en fais régulièrement état dans ce blog.
Aussi, j'ai l'impression qu'il va falloir tenter de nouveaux ajustements de traitement à se niveau, ou s'en contenter, sachant qu'à l'impossible, nul n'est tenu !
mardi 10 janvier 2012
Faut-il s'en réjouir ?
De nombreux indicateurs montrent que je vais mieux ces temps-ci ou que j'ai remporté quelques batailles sur la maladie. Pourtant, je me sens mal.
J'ai en effet fait d'énormes progrès ces derniers temps, par exemple sur le plan affectif où je suis plus démonstratif et moins passif. C'est aussi le cas dans mon traitement qui me rend moins angoissé et ralenti les idées me permettant d'aller mieux.
Pourtant dans un autre registre, je me sens moins bien, voire mélancolique. Pour moi, la cause est là clairement identifiée : c'est la frustration de ne pouvoir exploiter mon ordinateur au maximum de ses capacités à cause de mon problème d'écran. Par chance, on a trouvé un réparateur qui accepte de le réparer, pas chez nous (incompétents ou pas motivés) mais à dans une autre petite ville de la région. Nous l'y porterons samedi avec ma femme. Je pense qu'il sera bien traité.
Par chance, nous avons gardé l'ancien ordinateur, c'est ma femme qui s'est repliée dessus après que je l'en ai expulsée du nouveau et je ne serais pénalisé que pour l'usage de Lightroom, trop lourd pour ce dernier. Le reste, que ce soit Facebook et mon courrier, je pourrais également le faire depuis celui-ci.
Reste que cet épisode montre à quel point je suis sensible. Je ne me sens bien que lorsque je me sens en pleine possession de mes moyens et je suis énormément frustré lorsque les machines qui m'entourent ne me donnent pas la pleine capacité de leurs facultés, c'est à dire lorsqu'elles marchent mal. Autrement dit, je ne supporte pas qu'une machine tombe en panne et ça me fait crever de rage lorsque ça arrive.
Aussi, ai-je parfois besoin d'esquiver le problème. Mon intérêt pour les disques vinyle en sont une illustration. C'est quelque chose qui tombe panne et se répare plus facilement qu'un iPod. Quoiqu'il y ait moins fiable comme un lave-vaisselle...
Mais là où on peut se réjouir, c'est que je prends moins mal ce genre d'avaries, et que si j'ai toujours besoin de psychothérapie, je les gère plus facilement en prenant plus de distances avec l'objet.
Cependant, je constate un retour de la mélancolie. Cela remonte à mon dernier ajustement de traitement, lorsque je suis repassé à 30mg de Zyprexa. Dès le premier jour, je me suis à nouveau sentis déprimé, de manière plus prononcée qu'auparavant. Je ne pense pas qu'il faille trop s'en inquiéter mais ça mérite d'être signalé. Et puis ça s'accompagne d'un désintérêt pour l'écriture même si ça ne se voit pas en ce moment, et plus grave : la lecture. La remontée du Zyprexa était sensé me redonner les capacités de lire en ralentissant les idées, et c'est finalement l'inverse qui s'est produit avec une démotivation à la lecture...
Je vous laisse donc le choix de voir s'il faut s'en réjouir ou non !
J'ai en effet fait d'énormes progrès ces derniers temps, par exemple sur le plan affectif où je suis plus démonstratif et moins passif. C'est aussi le cas dans mon traitement qui me rend moins angoissé et ralenti les idées me permettant d'aller mieux.
Pourtant dans un autre registre, je me sens moins bien, voire mélancolique. Pour moi, la cause est là clairement identifiée : c'est la frustration de ne pouvoir exploiter mon ordinateur au maximum de ses capacités à cause de mon problème d'écran. Par chance, on a trouvé un réparateur qui accepte de le réparer, pas chez nous (incompétents ou pas motivés) mais à dans une autre petite ville de la région. Nous l'y porterons samedi avec ma femme. Je pense qu'il sera bien traité.
Par chance, nous avons gardé l'ancien ordinateur, c'est ma femme qui s'est repliée dessus après que je l'en ai expulsée du nouveau et je ne serais pénalisé que pour l'usage de Lightroom, trop lourd pour ce dernier. Le reste, que ce soit Facebook et mon courrier, je pourrais également le faire depuis celui-ci.
Reste que cet épisode montre à quel point je suis sensible. Je ne me sens bien que lorsque je me sens en pleine possession de mes moyens et je suis énormément frustré lorsque les machines qui m'entourent ne me donnent pas la pleine capacité de leurs facultés, c'est à dire lorsqu'elles marchent mal. Autrement dit, je ne supporte pas qu'une machine tombe en panne et ça me fait crever de rage lorsque ça arrive.
Aussi, ai-je parfois besoin d'esquiver le problème. Mon intérêt pour les disques vinyle en sont une illustration. C'est quelque chose qui tombe panne et se répare plus facilement qu'un iPod. Quoiqu'il y ait moins fiable comme un lave-vaisselle...
Mais là où on peut se réjouir, c'est que je prends moins mal ce genre d'avaries, et que si j'ai toujours besoin de psychothérapie, je les gère plus facilement en prenant plus de distances avec l'objet.
Cependant, je constate un retour de la mélancolie. Cela remonte à mon dernier ajustement de traitement, lorsque je suis repassé à 30mg de Zyprexa. Dès le premier jour, je me suis à nouveau sentis déprimé, de manière plus prononcée qu'auparavant. Je ne pense pas qu'il faille trop s'en inquiéter mais ça mérite d'être signalé. Et puis ça s'accompagne d'un désintérêt pour l'écriture même si ça ne se voit pas en ce moment, et plus grave : la lecture. La remontée du Zyprexa était sensé me redonner les capacités de lire en ralentissant les idées, et c'est finalement l'inverse qui s'est produit avec une démotivation à la lecture...
Je vous laisse donc le choix de voir s'il faut s'en réjouir ou non !
lundi 9 janvier 2012
Les nerfs à vif !
Depuis que mon ordinateur portable s'est remis à bugger, je suis les nerfs à vif. Le problème, c'est que ce bug est sournois dans la mesure où il peut mettre de deux jours à plusieurs semaines pour réapparaître. Un réparateur peut donc passer à côté s'il ne l'observe que cinq minutes et rien ne peut me garantir qu'il ne réapparaisse malgré une éventuelle réparation ! Surtout qu'aucun des informaticiens que j'ai contacté n'a l'air soit motivé, soit compétant pour le faire.
Résultat, je vais probablement devoir me résoudre à en acheter un neuf, après six mois pour le premier ! Je l'ai très mauvaise pour ce coup là...
Résultat, je vais probablement devoir me résoudre à en acheter un neuf, après six mois pour le premier ! Je l'ai très mauvaise pour ce coup là...
dimanche 8 janvier 2012
Les voisins...
Cet après-midi, nous étions invités à prendre le café chez nos voisins. Un moment très agréable qui nous a permis de mieux faire connaissance, nous qui n'osions pas les déranger depuis que nous sommes installés ici, c'est à dire août dernier. En sortant, nous avons croisé une autre voisine, la sœur de madame et elle nous a invité à rentrer chez elle.
Ce sont des personnes très gentilles et simples, à la retraite. Je crois que c'est une chance d'avoir des voisins comme eux !
Ce sont des personnes très gentilles et simples, à la retraite. Je crois que c'est une chance d'avoir des voisins comme eux !
samedi 7 janvier 2012
Mon humeur, c'est comme la météo : elle change tout le temps !
Voilà un titre qui au moins résume tout ! En effet, je n'étais pas très bien ce matin en me levant. J'avais envie d'en faire le moins. Puis un voisin a sonné à notre porte pour nous souhaiter la bonne année et nous inviter à prendre le café chez lui demain en début d'après-midi. J'étais très content parce qu'il avait fait ce que nous n'osions pas faire depuis notre installation de peur de les déranger. Après mangé, nous sommes allé en centre ville faire quelques courses dont les photos d'identité pour les passeports. Je me sentais très bien.
En rentrant, j'ai même ouvert Lightroom pour voir s'il y avait des choses à faire sur ma dernière sélection. Il y en avait très peu, mais mon humeur commençait déjà à retomber : je n'avais pas envie de les exporter sans remettre dans celle-ci quelques unes que j'avais initialement écartées par trop de sévérité. Et je n'avais pas envie de le faire sur le moment, me sentant trop mal.
Je me suis donc mis sur la TV. Pas envie de lire. Et puis le soir j'ai renoncé à regarder le dernier DVD de Tarkovski parce que je ne me sentais pas assez bien pour suivre les sous-titres (pas de doublage en français ! ) d'un cinéma exigeant. J'ai besoin de faire un break après avoir vu en une semaine environs quatre de ses dvds dont la plupart était en VO.
Et ce soir, je me sens très étrange : plutôt déréalisé, comme si j'avais du fromage blanc à la place de mon cerveaux !
En rentrant, j'ai même ouvert Lightroom pour voir s'il y avait des choses à faire sur ma dernière sélection. Il y en avait très peu, mais mon humeur commençait déjà à retomber : je n'avais pas envie de les exporter sans remettre dans celle-ci quelques unes que j'avais initialement écartées par trop de sévérité. Et je n'avais pas envie de le faire sur le moment, me sentant trop mal.
Je me suis donc mis sur la TV. Pas envie de lire. Et puis le soir j'ai renoncé à regarder le dernier DVD de Tarkovski parce que je ne me sentais pas assez bien pour suivre les sous-titres (pas de doublage en français ! ) d'un cinéma exigeant. J'ai besoin de faire un break après avoir vu en une semaine environs quatre de ses dvds dont la plupart était en VO.
Et ce soir, je me sens très étrange : plutôt déréalisé, comme si j'avais du fromage blanc à la place de mon cerveaux !
Ce n'est pas facile, la reprise !
J'ai été très mal pendant les vacances au point que j'ai décidé de lâcher du lest en abandonnant mon journal intime au profit du blog même si j'y ais perdu en liberté d'expression depuis que j'en ai donné l'adresse à ma sœur. Mais bon, on ne se refait pas : si moi, je ne peux m'empêcher d'asticoter mon grand-frère depuis plus de trente ans, elle ne peut s'empêcher de sacraliser notre famille ,jusqu'à l'excès depuis presque autant de temps !
Toujours est-il que ces vacances m'ont éprouvé. Je n'ai pas souvent été assez en forme pour alimenter mon blog régulièrement, même après avoir chargé sur mon iPhone une application permettant de le faire depuis mon téléphone pour compenser l'absence de connexion chez mes parents.
Une semaine après, j'en ai toujours des séquelles : Je n'arrive toujours pas à me remettre dans le bain, et même si après avoir réussis à ralentir les idées en me résignant à passer à 30mg de zyprexa, je me sens plus souvent déprimé et mes variations de l'humeur toujours prononcées tout en restant correctement stabilisées.
Résultat, je mets moins d'enthousiasme à venir me confier sur ce blog. Mais au moins, je suis moins obnubilé par mon audience ! Avec l'abandon du journal, j'espère pouvoir consacrer plus de temps à de la création plus fictionnelle à l'image de ce que j'ai fait avec la délinquance sénile piquée en partie il est vrai aux Monthy Python...
Toujours est-il que ces vacances m'ont éprouvé. Je n'ai pas souvent été assez en forme pour alimenter mon blog régulièrement, même après avoir chargé sur mon iPhone une application permettant de le faire depuis mon téléphone pour compenser l'absence de connexion chez mes parents.
Une semaine après, j'en ai toujours des séquelles : Je n'arrive toujours pas à me remettre dans le bain, et même si après avoir réussis à ralentir les idées en me résignant à passer à 30mg de zyprexa, je me sens plus souvent déprimé et mes variations de l'humeur toujours prononcées tout en restant correctement stabilisées.
Résultat, je mets moins d'enthousiasme à venir me confier sur ce blog. Mais au moins, je suis moins obnubilé par mon audience ! Avec l'abandon du journal, j'espère pouvoir consacrer plus de temps à de la création plus fictionnelle à l'image de ce que j'ai fait avec la délinquance sénile piquée en partie il est vrai aux Monthy Python...
vendredi 6 janvier 2012
Groupe de parole : suite et fin
C'est donc officiel, j'ai quitté le groupe de parole de mon hôpital de jour. J'ai exposé les motifs de mon départ au reste du groupe ainsi qu'à la psychologue qui encadre le groupe et qui est aussi ma psychothérapeute en entretiens individuels.
Je pense qu'il est trop tôt pour analyser les raisons qui m'ont poussé à partir. Je pense que j'y verrais plus clair si ma psy accepte de l'aborder durant le prochain face à face. Mais déjà il s'est dégagé un désaccord entre les buts du groupe et ce que j'en attendais. A cela s'ajoutent les raisons déjà évoquées dans une chronique précédente vers la mi-décembre après la dernière réunion du groupe.
Finalement, je ne m'y retrouvais pas assez parce que l'effort de rester au repas de midi le vendredi n'était pas suffisamment récompensé par la satisfaction d'avoir progressé l'après-midi avec le groupe. C'était mieux dans mon ancien hôpital de jour du Lot où j'avais vraiment l'impression de progresser à chaque séance.
C'est donc ainsi que j'ai annoncé devant tout le monde mon départ en essayant d'expliquer mon choix comme je viens de le faire ici. C'était très enrichissant mais je ne regrette pas mon choix.
Je pense qu'il est trop tôt pour analyser les raisons qui m'ont poussé à partir. Je pense que j'y verrais plus clair si ma psy accepte de l'aborder durant le prochain face à face. Mais déjà il s'est dégagé un désaccord entre les buts du groupe et ce que j'en attendais. A cela s'ajoutent les raisons déjà évoquées dans une chronique précédente vers la mi-décembre après la dernière réunion du groupe.
Finalement, je ne m'y retrouvais pas assez parce que l'effort de rester au repas de midi le vendredi n'était pas suffisamment récompensé par la satisfaction d'avoir progressé l'après-midi avec le groupe. C'était mieux dans mon ancien hôpital de jour du Lot où j'avais vraiment l'impression de progresser à chaque séance.
C'est donc ainsi que j'ai annoncé devant tout le monde mon départ en essayant d'expliquer mon choix comme je viens de le faire ici. C'était très enrichissant mais je ne regrette pas mon choix.
jeudi 5 janvier 2012
Entretiens infirmiers
Il y a quelques semaines nous avions convenus avec mes psys de me faire suivre par des infirmiers du CMP en complément de mon suivi par la psychiatre, la psychologue et l'hôpital de jour.
Cela peut vous paraître beaucoup et inutile. Mais il faut savoir que les psychiatres du public n'ont plus le temps de faire de psychothérapies avec leurs patients. Ce sont donc les psychologues qui s'en chargent mais comme ils ne sont pas nombreux et qu'ils coûtent cher (je crois que ceci explique cela) eux aussi manquent de temps pour assurer un suivis efficace. Restent donc les infirmiers du CMP pour assurer les jointures et prendre le temps de discuter avec les patients de sujets plus quotidiens sur lesquels les psys n'ont pas toujours le temps de s'attarder mais qui peuvent se révéler intéressants dans la prise en charge.
C'est donc un travail de fond qui peut se révéler très utile dans le parcours de soins qui peut se révéler payant s'il est bien mené.
C'est ainsi que cet après-midi, un infirmier du CMP m'a contacté pour un premier rendez-vous. C'est un de ceux que je connais, qui échange quelques mots à chaque fois que je le croise, même si je ne suis plus sous sa responsabilité. Je suis donc content que ce soit lui qui me suive !
Cela peut vous paraître beaucoup et inutile. Mais il faut savoir que les psychiatres du public n'ont plus le temps de faire de psychothérapies avec leurs patients. Ce sont donc les psychologues qui s'en chargent mais comme ils ne sont pas nombreux et qu'ils coûtent cher (je crois que ceci explique cela) eux aussi manquent de temps pour assurer un suivis efficace. Restent donc les infirmiers du CMP pour assurer les jointures et prendre le temps de discuter avec les patients de sujets plus quotidiens sur lesquels les psys n'ont pas toujours le temps de s'attarder mais qui peuvent se révéler intéressants dans la prise en charge.
C'est donc un travail de fond qui peut se révéler très utile dans le parcours de soins qui peut se révéler payant s'il est bien mené.
C'est ainsi que cet après-midi, un infirmier du CMP m'a contacté pour un premier rendez-vous. C'est un de ceux que je connais, qui échange quelques mots à chaque fois que je le croise, même si je ne suis plus sous sa responsabilité. Je suis donc content que ce soit lui qui me suive !
mercredi 4 janvier 2012
30mg de Zyprexa par jour
Finalement ma psy avait peut-être raison : 30mg de zyprexa parviennent à ralentir significativement les idées dans ma tête. Vu que ce n'est que la première fois que je retente l'expérience depuis longtemps, ce résultat reste à confirmer dans les jours qui viennent, mais c'est encourageant.
Par contre, je me sens aussi déprimé, mais cela n'a peut-être rien à voir avec le traitement...
Par contre, je me sens aussi déprimé, mais cela n'a peut-être rien à voir avec le traitement...
mardi 3 janvier 2012
Un jour j'irais à New-York avec toi...
Ça y est, après quelque jours de retard pour raisons techniques, nous avons enfin réservé nos billets d'avion et la chambre d'hôtel pour aller cet été à New York !
Pourquoi New York ? Parce que c'est la ville du consensus après Prague il y a cinq ans qui correspondait plus à mes vœux que ceux de ma femme. C'est donc elle qui a choisis mais je la suis à 100%. C'est en effet la ville des USA qui m'attire le plus avant San Francisco sur la côte ouest. Moi qui ait vécu trente ans à la campagne ou dans des villes avares en grattes-ciel, je n'ose imaginer le choc que je vais avoir à mon arrivée dans ces canyons urbains !
Et puis, New-York, c'est aussi pour moi une ville chargée d'Histoire et de Culture. L'Histoire que j'ai étudiée à la fac avec la Statue de la Liberté, Elis Island, la Culture au sens large avec ses musées et sa musique : New-York est le point commun de nombre de mes artistes préférés, que ce soit le Velvet Underground, Sonic-Youth ou les plus sages Simon & Garfunkel...
C'est l'une des villes qui me fascinent le plus au monde. Elle ne dort jamais et ma femme me fait saliver avec ses daylies (j'espère que je l'écris bien !) cette restauration populaire et bon marchés de la rue, un peu comme nos kébab d'origine germano-turque en plus raffinés et plus propres (du moins je l'espère !). Sinon, on pourra toujours se rattraper sur les restaurant, ça tombe bien, il paraît qu'il y a un bon japonais près de notre hôtel... si on l'essaye, j'espère qu'il nous dégoûtera à jamais des sushis servis en France en nous épargnant un voyage à Fukushima !
Sinon, il y a aussi Century 21, un magasin de vêtements de haute couture à prix accessibles... ma femme se fait une joie d'y retourner et prévoit un budget en conséquence. Je ne sais pas si la parité du $ nous sera toujours aussi favorable que l'année dernière mais moi aussi, j'espère faire des affaires dans d'autres domaines, genre la photo. Je ne me suis pas encore renseigné, mais je commence déjà à économiser dans cette perspective !
Il paraît que pour y aller, on va passer une bonne demie-journée en transit dans un aéroport ibérique. Cela va être un peu éprouvant pour moi, mais comme je serais seul avec ma femme, loin de toutes personnes anxiogènes, je ne m'en fais pas. Je lui fait confiance, j'irais n'importe où avec elle. Elle a l'habitude des voyages, plus que moi. Je pourrais toujours me reposer à ses côtés !
De toute façon, la réservation est faite, c'est définitif, c'est été on part...
Pourquoi New York ? Parce que c'est la ville du consensus après Prague il y a cinq ans qui correspondait plus à mes vœux que ceux de ma femme. C'est donc elle qui a choisis mais je la suis à 100%. C'est en effet la ville des USA qui m'attire le plus avant San Francisco sur la côte ouest. Moi qui ait vécu trente ans à la campagne ou dans des villes avares en grattes-ciel, je n'ose imaginer le choc que je vais avoir à mon arrivée dans ces canyons urbains !
Et puis, New-York, c'est aussi pour moi une ville chargée d'Histoire et de Culture. L'Histoire que j'ai étudiée à la fac avec la Statue de la Liberté, Elis Island, la Culture au sens large avec ses musées et sa musique : New-York est le point commun de nombre de mes artistes préférés, que ce soit le Velvet Underground, Sonic-Youth ou les plus sages Simon & Garfunkel...
C'est l'une des villes qui me fascinent le plus au monde. Elle ne dort jamais et ma femme me fait saliver avec ses daylies (j'espère que je l'écris bien !) cette restauration populaire et bon marchés de la rue, un peu comme nos kébab d'origine germano-turque en plus raffinés et plus propres (du moins je l'espère !). Sinon, on pourra toujours se rattraper sur les restaurant, ça tombe bien, il paraît qu'il y a un bon japonais près de notre hôtel... si on l'essaye, j'espère qu'il nous dégoûtera à jamais des sushis servis en France en nous épargnant un voyage à Fukushima !
Sinon, il y a aussi Century 21, un magasin de vêtements de haute couture à prix accessibles... ma femme se fait une joie d'y retourner et prévoit un budget en conséquence. Je ne sais pas si la parité du $ nous sera toujours aussi favorable que l'année dernière mais moi aussi, j'espère faire des affaires dans d'autres domaines, genre la photo. Je ne me suis pas encore renseigné, mais je commence déjà à économiser dans cette perspective !
Il paraît que pour y aller, on va passer une bonne demie-journée en transit dans un aéroport ibérique. Cela va être un peu éprouvant pour moi, mais comme je serais seul avec ma femme, loin de toutes personnes anxiogènes, je ne m'en fais pas. Je lui fait confiance, j'irais n'importe où avec elle. Elle a l'habitude des voyages, plus que moi. Je pourrais toujours me reposer à ses côtés !
De toute façon, la réservation est faite, c'est définitif, c'est été on part...
Déprimant
Je rentre déprimé de mon rendez-vous avec ma psychiatre. Certes, j'ai pu lui dire tout ce que j'avais à lui dire mais je n'ai pas réussis à lui faire comprendre ma détresse parce que j'avais l'air bien devant elle... comme d'habitude. Ainsi, elle avait déjà oublié la nécessité d'introduire des entretiens infirmiers dans mon suivis. Résultat, il a fallu que j'insiste pour la relancer, mais pour le reste, que des demies-mesures : l'avalisation de mon troisième loxapac par jour pour lutter contre mes angoisses, et un troisième zyprexa pour lutter contre ma tachypsychie. C'est avec réticences que je prends ce dernier parce que je garde un mauvais souvenir de mes dernières tentatives, mais comme je lui en parlais de manière confuse, elle a insisté pour que je retente l'expérience malgré mes réticences...
lundi 2 janvier 2012
Loin s'en faut
Certainement poussé par un snobisme réactionnaire, il se trouve que je suis tombé amoureux du format vinyle pour la musique surtout lorsqu'il s'agit d'album enregistrés initialement pour ce format, c'est à dire avant l'émergence du CD puis de l'hégémonie du mp3. C'est ainsi que je suis en train d'écouter une réédition luxueuse du White Album (ou double blanc pour les Français) des Beatles.
Son écoute est très agréable mise à part quelques réserves loin s'en faut. La première réserve, c'est que j'ai coincé l'un des deux disques qui composent l'album sur l'axe de la platine de mon frère et qu'il s'en est fallu de peu pour que je le casse avant de l'en avoir libéré. Tout est rentré dans l'ordre en élargissant le passage. Ensuite, le bord extérieur du second frottait contre le couvercle de la mienne. Comme quoi, même une édition de luxe peut-être sujet à des finitions approximatives...
Mais surtout, ce que je trouve important dans la manipulation de ces vinyles c'est que c'est une école du respect de l'objet : avec un vinyle, il faut en prendre soin, sinon l'objet est détérioré. Pas question de l'écouter en faisant son footing. Il faut absolument l'écouter sur sa chaîne Hi-Fi tranquillement dans son salon ou sa chambre en priant pour qu'un tremblement de terre ne fera pas sauter l'aiguille. C'est d'ailleurs la partie la plus fragile et je ne sais toujours pas le changer proprement. Toujours est-il qu'avec cette partie sensible et le risque non nul de rayer le disque, il est peu recommandé de le manipuler comme un ballon de rugby et c'est pour ça que je l'aime !
Parce qu'en respectant le support, on respecte aussi le contenu et on apprend à l'apprécier. L'écoute devient un moment sacré, comme une messe qui ne saurait être perturbée par d'inopportuns mécréants. Et en respectant la musique, on respecte aussi ceux qui l'on faite. Ainsi, on est moins poussé par l'envie de pirater leur musique... Sauf s'il s'agit du Céline Dion, car comme disait une blague qui circulait sur Facebook, "Si le piratage tue l'artiste, téléchargez X !" X valant pour celui que vous portez le moins dans votre cœur...
Son écoute est très agréable mise à part quelques réserves loin s'en faut. La première réserve, c'est que j'ai coincé l'un des deux disques qui composent l'album sur l'axe de la platine de mon frère et qu'il s'en est fallu de peu pour que je le casse avant de l'en avoir libéré. Tout est rentré dans l'ordre en élargissant le passage. Ensuite, le bord extérieur du second frottait contre le couvercle de la mienne. Comme quoi, même une édition de luxe peut-être sujet à des finitions approximatives...
Mais surtout, ce que je trouve important dans la manipulation de ces vinyles c'est que c'est une école du respect de l'objet : avec un vinyle, il faut en prendre soin, sinon l'objet est détérioré. Pas question de l'écouter en faisant son footing. Il faut absolument l'écouter sur sa chaîne Hi-Fi tranquillement dans son salon ou sa chambre en priant pour qu'un tremblement de terre ne fera pas sauter l'aiguille. C'est d'ailleurs la partie la plus fragile et je ne sais toujours pas le changer proprement. Toujours est-il qu'avec cette partie sensible et le risque non nul de rayer le disque, il est peu recommandé de le manipuler comme un ballon de rugby et c'est pour ça que je l'aime !
Parce qu'en respectant le support, on respecte aussi le contenu et on apprend à l'apprécier. L'écoute devient un moment sacré, comme une messe qui ne saurait être perturbée par d'inopportuns mécréants. Et en respectant la musique, on respecte aussi ceux qui l'on faite. Ainsi, on est moins poussé par l'envie de pirater leur musique... Sauf s'il s'agit du Céline Dion, car comme disait une blague qui circulait sur Facebook, "Si le piratage tue l'artiste, téléchargez X !" X valant pour celui que vous portez le moins dans votre cœur...
Ligne téléphonique
Hier soir, suite à une nouvelle rupture de la ligne téléphonique en deux jours, j'ai appelé la hot-line de mon FAI. C'était l'occasion pour eux de tester la ligne et de constater qu'elle avait quelques petits problèmes qu'ils devaient réparer dans les 72h.
Je ne sais pas si c'est dû à une intervention divine en ma faveur, mais peu de temps après mon appel et avant que leurs techniciens n'aient eu le temps d'intervenir, la connexion est revenue, et ce jusqu'à maintenant. J'espère cependant qu'ils ne vont pas s'abstenir d'intervenir, histoire que nous ne soyons plus victimes de nouvelles ruptures intempestives de la ligne...
Je ne sais pas si c'est dû à une intervention divine en ma faveur, mais peu de temps après mon appel et avant que leurs techniciens n'aient eu le temps d'intervenir, la connexion est revenue, et ce jusqu'à maintenant. J'espère cependant qu'ils ne vont pas s'abstenir d'intervenir, histoire que nous ne soyons plus victimes de nouvelles ruptures intempestives de la ligne...
dimanche 1 janvier 2012
Une année qui commence bien !
L'année commence bien : notre ligne de téléphone est en dérangement, donc pas de connexion et de TV sur l'un de nos deux postes, l'autre étant sur le satellite. Seule consolation : la 3G s'est significativement améliorée, ce qui me permet de me rabattre sur l'iPhone en attendant d'ici quelques années l'arrivée de la 4G dont le débit est annoncé comme comparable à celui des lignes fixes...
La ligne doit être réparée sous 72H et je dois prendre mon mal en patience, mais c'est très dur ! Heureusement, j'ai de l'entraînement...
La ligne doit être réparée sous 72H et je dois prendre mon mal en patience, mais c'est très dur ! Heureusement, j'ai de l'entraînement...
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