jeudi 31 mai 2012

Retour sur Terre

Finalement, il n'y aura pas de nouvel équipement photo comme convenu initialement : ce dernier serait en effet trop hasardeux à rentabiliser et trop lourd financièrement pour nos économies. Il vaut donc mieux que je fasse avec ce que j'ai déjà, et avec quoi je m'amuse déjà assez...

J'ai l'impression de retomber sur Terre après m'être emballé dans mon propre fantasme photographique qui doit sans doute relever au moins en partie de mes troubles de l'humeur.

Malheureusement pour mes proches, les idées de remplacement ne manquent pas !

Encore combien à attendre ? Triste réalité !

Je crois que mon précédent article ne répondait pas à la question posée dans le titre.

 En fait je voulais demander à quoi ça sert d'attendre pour faire quelque chose dont on a posé le principe et qui ne peut varier que sur la façon dont elle sera exécuter. Pourquoi se maintenir dans une telle économie de la frustration, quitte à émousser l'envie au moment où on pourra la réaliser ?

Ce que je veux dire, c'est que c'est maintenant que je suis créatif. Et même si je semble aller mieux durablement, rien de dit qu'entre temps je n'ai fait une rechute qui la ruine... Aussi serait-il souhaitable que je puisse le réaliser tout de suite !

...Bon, je vous accorde, ce n'est pas réaliste. Les sommes en jeu sont trop importantes pour répondre à ce qui pourrait être assimilé à un simple caprice dont je suis coutumier. D'où la nécessité d'un délais de réflexion qui permette d'économiser dans ce but afin de ne pas mettre en danger les finances du couple. J'en suis parfaitement conscient.

Par contre, je ne suis toujours pas aussi chaud pour que l'occasion choisie soit une fête comme Noël, parce qu'un flash cobra associé à un accessoire au nom commercial imprononçable, c'est moins glamour qu'une montre ou un iPad (un iPhone si vous préférez pourvu que ce soit un objet chic et à la mode) même si c'est plus cher !

Je suis donc partagé entre mes fantasme photographiques que j'aimerais réaliser tout de suite à savoir de la photo à toute heure, n'importe où, n'importe quand, et quand je veux, et la réalité qui veut que je n'aie pas les moyens de mes rêves, à part un voyage à New-York tous dix ans !

Triste réalité !

Encore combien à attendre, (Cortes) ?

Hier, pendant que ma femme essayait des vêtements dans un magasin en liquidation, je suis allé voir mon détaillant photographe pour réfléchir avec lui sur les options de système flash. Normalement, je n'étais pas censé le faire, mais comme je n'ai pas opposé de véto à ce qu'elle regarde dans le magasin de vêtements alors que nous avions des surgelés dans le coffre de la voiture sur un parking ensoleillé, elle s'y est finalement résolue pour me faire patienter...

L'option que je pensais la plus chère s'est avéré une fausse piste : on ne fait plus de châssis à poignée déportée comme autrefois, et ce qui s'en rapprochait le plus était hors de prix par rapport aux autres options, ainsi que le cordon par rapport à un transmetteur sans fil. J'envisage donc un système à deux flash cobra dont l'un serait fixé sur mon trépied et le second sur un autre, plus léger qui pourrait être mon premier, à condition que ma sœur accepte de me le rendre ou alors un bon marché, neuf ou d'occasion, pourvu qu'il puisse le porter. Dans cette configuration, mon appareil photo serait tenu à main levée.

Voila donc la configuration que j'envisage. Par discrétion pour ceux qui financent mon AAH par leurs impôts, je ne chiffrerais mon estimation pour un tel investissement. Tout au plus je dirais qu'il est équivalent à celui d'un objectif macro ou une focale fixe. En tout cas, il est assez important pour justifier de se donner le temps d'économiser et de réflexion nécessaire avant de signer un tel chèque en étant sûr de ne pas faire une bêtise ou de le regretter après coup.

Là, je suis totalement d'accord avec ma femme. Prenons le temps de réfléchir et d'économiser pour être sûr de son coup. Là où je suis moins d'accord avec elle, c'est de rattacher cette grosse dépense à Noël ou mon anniversaire. En effet, les fêtes de fin d'année son la meilleure occasion de faire du portrait et de la photo de famille en générale en intérieur, donc sous lumières artificielles, ce qui implique pour une plus grande efficience que je maitrise mon matériel avant, et donc que j'en prenne livraison au moins quelques semaines auparavant, histoire de ne pas rater la séance de pause puis les photos après et de rester crédible en tant que photographe de famille. Le timing est donc mauvais. Surtout après mon anniversaire et le retour des lumières estivales qui rendent moins indispensables les lumières artificielles, à part en fill in. Ainsi, l'idéal serait une acquisition vers septembre, octobre, voire novembre. Pas très compatible avec un cadeau de Noël...

L'autre reproche que je fais à cette option, c'est que j'ai du mal à voir ce matériel comme un cadeau, parce que c'est un bien d'équipement. Et un bien d'équipement, ce n'est jamais un cadeau spontanée ou surprise, ou encore un coup de cœur choisis à la dernière minute mais qui par la grâce divine touche dans le mille et plait. Encore, que l'on lui donne une certaine solennité comme un premier appareil photo à un enfant ou un lit deux places à un adolescent, je comprendrais, mais pour un adulte, on est censé pouvoir se financer par soi-même ses biens d'équipement, quitte à lui donner un petit coup de pouce numéraire, mais jamais en lui donnant l'impression qu'on lui a payé son bien !

Aussi voudrais-je pouvoir déterminer quand je serais prêt à faire cet investissement et le faire sur mes économies à moi-même, quitte à ce qu'on me fasse des cadeaux plus symboliques à l'occasion, histoire que je puisse avoir l'impression que c'est moi qui me suis offert ce matériel sans avoir eu à dépendre en aucune manière d'autres personnes, sinon pour le conseil sur sa constitution !

mercredi 30 mai 2012

La quête de l'harmonie

Ce n'est pas facile, mais on y arrive parfois. Par exemple hier : il faisait beau, je n'avais rien d'urgent à faire alors j'ai fait chauffer la platine vinyle en lisant un livre. Ce n'est qu'une possibilité mais on peut aussi la trouver en travaillant, ou du moins en étant actif. Mais je crois que l'un des plus sûr moyens, c'est un voyage en amoureux, quitte à ce que ce soit un voyage un Italie, pour faire référence à un film célèbre des années 50' ou 60', je ne me souviens plus.

Pour moi, c'est la quête la plus saine parce qu'elle inclue des valeurs comme l'amour ou la paix, mais ce n'est pas pour ça que je vais vous faire un exposé new age. Mais il me semble qu'à défaut de rechercher le profit comme le font certains méchants capitalistes américains ou autre, le mieux est de rechercher l'harmonie.

Moi, je la trouve en lisant sur de la musique ou en regardant des films, de préférence en dvd. Je me sens si bien dans ces circonstances ! Évidemment, c'est encore mieux si ma femme est là et qu'on ne se dispute pas, mais je la trouve aussi lorsqu'elle prend soin de moi et que je le lui rend... C'est très important, l'harmonie dans dans le couple. Et je crois honnêtement que nous formons un couple harmonieux, ainsi qu'avec nos animaux de compagnie.

Notre maison aussi est harmonieuse. Le jardin un peu moins mais c'est parce que je n'ai pas l'habitude de l'entretenir mais il est malgré tout bien agréable et nous suffit.

Et puis, je me sens vraiment de plus en plus souvent dans une situation d'harmonie... oui, vraiment !

mardi 29 mai 2012

Ma belle mère et mon disquaire

Tout à l'heure, je suis allé sur la messagerie FB de mon disquaire favori lui rappeler de me garder un exemplaire du dernier Sigur Ros qui sort aujourd'hui et que je tenais à acheter chez lui pour des raisons beaucoup plus politiques éthiques et équitables que commerciales.

Drôle de coïncidence, il s'est trouvé que ce soit juste au moment où ma belle-mère était dans le magasin pour récupérer une commande faisant partie du reliquat du dernier disquaire day et qu'ils ne pouvaient pas me mettre de côté trop longtemps comme les autres pour des raisons de trésorerie...

S'est alors engagé un mini dialogue à trois dans lequel je commence par leur dire qu'elle doit en avoir marre d'aller au shop à ma demande pour récupérer des disques pour la deuxième fois en quelques semaines, trois si on compte celle où elle a fait un aller-retour express avec moi pour que je puisse faire ma razzia traditionnelle à chaque fois que je vais à B. L'autre tradition étant le restaurant japonais. Elle m'a alors répondu via le disquaire qu'elle "m'aimait bien" avant de finir la conversation par des smilies en clin d’œil et de sourire comme quoi tout allait bien...

Je suppose qu'il ne l'avait pas encore reçus, sinon il m'aurait répondu plus vite concernant son prix, mais ce n'est pas grave : le prochain MONO sort en juin et je les prendrais en même temps, sans compter l'espoir que mes commandes en souffrance n'arrivent d'ici là !

lundi 28 mai 2012

La tête d'affiche

A chaque fois que j'appelle un proche, qu'il soit de la famille ou un ami, pour échanger des nouvelles le premier sujet de conversation qui tombe sur la table, c'est ma maladie ! Même quand j'essaye de l'éviter, il arrive toujours en premier comme s'il fallait s'assurer que je ne vais tuer personne avant la fin de la conversation.

En réalité, je ne sais pas ce que les gens attendent de moi lorsque je dois leur parler de ma personne. Ma maladie est un sujet important mais j'aimerais qu'elle ne soit pas le seul. Il y a d'autres sujets possibles mais tous ne sont pas intéressant. Ou sont trop intimes comme lorsqu'il s'agit de mon couple. Et puis c'est vrai que ma santé mentale compte pour beaucoup dans mon état général et que si je vais bien dans ma tête, le reste suit, ce qui peut me faire rebondir sur d'autres sujets et donc me permettre de parler d'autre chose... la pompe est alors amorcée !

Le plus simple, reste quand-même de commencer une conversation téléphonique en envoyant la balle de son interlocuteur : non seulement cela permet de montrer que l'on s'intéresse à lui ou elle mais en plus cela donne plus de temps pour éviter d'en parler.

En fait, ça me gène de parler de ma maladie aux autres en dehors du cadre médical. Même quand c'est ma femme qui en parle à de la famille ou des proches pour leur donner des nouvelles de moi et constater triomphalement mes progrès. Par pudeur. J'aimerais être autre chose qu'un malade. Je le suis de temps en temps mais peut-être pas assez souvent. Pas assez souvent mais de plus en plus. Même si je resterai toujours malade et même si on ne guérit pas de la schizophrénie...

Simple question de hiérarchie : c'est plus valorisant de parler de ses loisirs avant de parler de la maladie que l'inverse. C'est du moins comme ça que je le perçois : comme une tête d'affiche...

dimanche 27 mai 2012

S'affranchir de la lumière ambiante

Cet hiver, je me suis offert un flash cobra et je dois avouer que je ne m'en suis pas encore assez servi pour pouvoir dire que je le maîtrise. Mais j'en ai assez goûté pour en saisir tout l'intérêt et tout son potentiel, surtout si on commence par jouer avec avant d'évoluer vers des éclairage plus sophistiqués.

Ce qui me fascine dans ces éclairages artificiels, c'est plus de s'affranchir de la lumière ambiante que naturelle. La différence est subtile : la lumière naturelle, c'est la lumière du soleil et on ne peut pas l'effacer à moins de s'enfermer dans un studio clos. Or, c'est justement à l'intérieur que le flash est le plus intéressant : les éclairages ambiant ne sont pas fait pour la photo et ne mettent donc pas en valeur les sujets photographiés qu'il faut reprendre à la lumière artificielle.

Ainsi, le flash ne peut que compléter la lumière naturelle, s'y superposer, alors que dans le second cas il la remplace.

Ceci posé, la lumière devient alors un terrain de jeu incroyable. Les possibilités sont multiples. On peut pratiquement décider de tout ce qui doit être éclairé et de ce qui doit rester dans l'ombre. En jouant sur l'ombre et la lumière, on peut presque remodeler un sujet, jusqu'à en modifier la perception. Et c'est justement ça qui me fascine dans ce type d'éclairage !

J'aime bien cette idée de pouvoir contrôler la lumière avec les moyens artificiels comme on le fait avec l'exposition et le cadrage... C'est à la fois fascinant et stimulant parce que ça demande plus de réflexion avant les prises de vues et donc au sens de ce que l'on veut transmettre. C'est très important d'y réfléchir parce que si on ne le fait pas, on peut ruiner une séance ! C'est aussi pour ça que j'aimerais pouvoir m'y essayer... un nouveau défi : maitriser de nouvelles compétences, prendre du temps sur la maladie !

Fatigue chronique - édité

Autre chose,

Depuis quelques semaines, j'éprouve régulièrement de grosses fatigues. Ma psychologue pense que c'est le traitement. Je suppose qu'elle a raison : le loxapac devient rapidement sédatif à partir d'une certaine dose. Il est donc normal que je sois fatigué en le prenant.

Mais là où je suis content, c'est que ce n'est pas systématique et que la fatigue est surtout physique. Elle n'atteint pas trop mes facultés intellectuelles et ne m'empêche pas de veiller plus tard le soir pour lire ou regarder la TV.

Par contre, cette fatigue étant plutôt physique, j'ai plus souvent le besoin de m'allonger une bonne heure après le repas. En général ça va mieux au second départ !

Édit : Je crois que le moyen le plus simple pour lutter contre ces états de fatigue, c'est de prendre un stimulant. Comme je n'aime pas le café, ce sera plutôt le thé... par théières. Je n'y pense pas assez souvent, mais le thé m'aide fréquemment à me réveiller, d'où l'intérêt d'en prendre en me levant. Malheureusement, comme je n'aime pas le boire trop chaud et qu'il a un effet diurétique, je n'ai pas le temps de m'en faire lorsque je me lève tôt et que je dois sortir. Sinon, il est plutôt efficace !

Eurovision, suite

Conformément à ce que j'ai annoncé, je n'ai pas regardé le concours de l'Eurovision. Par contre, j'ai vu un extrait de la chanson qui a gagné et j'ai été frappé par son style qui faisait très eurodance, très loin de ce que chantait donc France Galle à l'époque.

Je comprend donc mieux pourquoi la française a fait un si mauvais score. Angun, n'est pas à ma connaissance une chanteuse de dance mais plutôt de variété française, contrairement à la suédoise qui a gagné. Et oui, le monde à changé depuis Marie Myriam (la dernière française à gagner ce concours) et faudrait savoir s'adapter !

D'autant plus que l'Eurovision serait très populaire parmi deux populations en particulier : les pays de l'est et les gays. Or ces derniers écouteraient beaucoup ce genre de musique... Vite, qu'on ressorte un remix des sucettes de Gainsbourg !

Ce soir, retour aux choses sérieuse : le palmarès du festival de Canne...

samedi 26 mai 2012

Shame on you crazy diamonds ou "la honte"

S'il y a bien une chose dont il est difficile de parler à propos de la schizophrénie, c'est la honte. Personnellement, j'ai pris le partis de ne plus m'y attacher et d'assumer mes comportements décalés ou délirant parce que si je devais en avoir honte, je ne pourrais plus sortir.

Pour illustrer mon propos, je vais partir d'une anecdote simple : Cet après-midi je suis allé avec ma femme à la pharmacie renouveler mon ordonnance. Elle a pris en plus une crème de massage chinoise qui s'appelait "le baume du tigre". Bien que conscient qu'un tel produit ne pouvait être commercialisé en France en étant fait à partir d'extraits de tigre mais certains qu'à l'origine il devait l'être, je n'ai pas pu m'empêcher de lancer la question "ce n'est plus fait à base de tigre ?" qui allait de soi et qui n'aurait même pas dû être posée... Mais j'avais envie que la pharmacienne me réponde non et précise ensuite avec quoi cette crème était en réalité faite comme si chaque pharmacien était capable de citer l'origine des principaux composant de tous leurs produits... Comportement étrange s'il en est qui s'est soldé par un rire de la pharmacienne et des remontrances de ma femme.

Sur le coup, Hélène a eu honte de moi parce que ça la faisait passer pour la femme d'un neuneu, ce qui n'est pas très reluisant. Pourtant, comme essayait de lui dire ma psy mardi dernier, il est difficile de lutter ou gommer certains aspects excentriques qui me marginalisent parce qu'ils font partie de ma personnalité et qu'il y a des limites à ce que le traitement ou la psychothérapie peuvent traiter.

De fait, les situations au cours desquelles je devrais avoir honte sont plutôt nombreuses. Parfois je m'en rends compte, parfois non, souvent trop tard lorsque le mal est fait. D'où le sentiment attendu d'avoir honte. Mais ces situations sont si nombreuse qu'en tant que personne normale il faudrait avoir honte tout le temps !

Aussi ai-je pris le parti de m'accepter tel que je suis et d'assumer mon décalage, ma folie. Ce n'est pas toujours facile à vivre pour moi et mon entourage, surtout face à des inconnus contre lesquels je suis censé me comporter en personne normale, ou du moins ne pas leur donner des indices que je suis malade. Mais c'est la seule solution. Ou du moins, j'essaye de limiter les dégâts devant ces dernières personnes, et de lâcher du lest devant les autres.

La honte serait sans doute total si j'étais un légume assommé par mon traitement et végétant entre deux hospitalisations sans oser sortir par peur de la société à laquelle je ne comprendrais rien et qui ne voudrait pas de moi. Par chance, j'ai quelques éléments de fierté : ce blog et la photo. Sans compter mon statut social et l'amour de ma femme. Ces éléments me donnent le sentiment que je n'ai pas tout raté dans ma vie et que je suis d'une certaine manière utile à la société. C'est très important ce sentiment, parce que c'est le meilleur moyen de lutter contre la honte de la maladie !

Eurovision

Ce soir, c'est l'Eurovision. Un grand évènement kitschissime que je vais bien prendre garde à ne pas regarder pour ménager mes oreilles. D'une part le genre des chansons est souvent indigeste, façon variété internationale qui mange à tous les râteliers, d'autre part parce que la longueur de la soirée est la rend indigeste, surtout lors du décompte des points. Ce rituel est d'un fastidieux !

Et puis il s'agit de ne pas assister à la Bérézina traditionnelle de la France ! On se croirait dans la chronique des inrocks : "que le meilleur perde" destinée à l'origine aux hommes politiques de notre pays lors de la campagne présidentielle... C'est comme si le comité français prenait plaisir à essayer les mille et une variations sur la façon de perdre en beauté... comme s'il s'agissait d'organiser le plus beau naufrage de la compétition !

C'est donc pour ça que ce soir, je vais bouquiner plutôt que de regarder la tv...

vendredi 25 mai 2012

Le sale boulot

Et oui, avoir un chien, ce n'est pas toujours "que du bonheur" comme disent les parents de leurs enfants... Il y a un temps pour les câlins et un autre pour le sale boulot.

Le sale boulot, en l'occurrence, a été aujourd'hui de nettoyer la merde du chien après qu'il ait eu un accident en mon absence dans le hall de la maison, à l'intérieur devant la porte d'entrée. Il n'a pas dû pouvoir se retenir en attendant mon retour de l'hôpital de jour. Il tenait comme ça depuis hier soir et n'est pas sortis ce matin avant le départ d'Hélène à son travail puis le mien. Et ce qui devait arriver est arrivé. Faudra aussi penser à le vermifuger comme le suggèrent quelques indices...

Pour être franc, ce type d'incidents est devenu relativement rare avec lui. Il a mis beaucoup de temps à être propre, mais depuis, on n'a pas eu de problèmes. De santé, si, les glandes anales entre autre. Mais rien de comparable à ce qui lui est arrivé aujourd'hui... Je l'imagine trop pleurer de douleur lorsqu'il a entendu le facteur sonner à notre porte avant de laisser un avis de passage dans notre boîte à lettres ! Je suis sûr qu'il l'a fait à ce moment là...

J'ai donc dû en arrivant nettoyer tout ça malgré l'odeur et la tâche peu ragoutante...

jeudi 24 mai 2012

Le jardin de ma prochaine maison...

...sera un jardin de contemplation !

En effet, ayant pris en considération l'énergie consacrée à l'entretien d'une pelouse en pente et plantée d'obstacles constitués d'arbres et de massifs de fleurs, il me paraît plus facile d'entretenir un jardin de contemplation.

Certes, un jardin de contemplation nécessite lui aussi un certain entretien contraignant, mais de nos jours Mosanto est ton allié, et les pierres qui le constituent ne sont même pas transgénique. Reste à savoir comment les premiers japonais faisaient avant l'invention du Round Up et si ces derniers l'on adopté... mais pourquoi se priver des bienfaits du progrès ? Après tout rien n'empêche une petite entorse à l'éthique religieuse Shintoïste ou bouddhiste ! On n'est pas obligé de tout appliqué la lettre, surtout pour d'irrespectueux occidentaux fidèles à eux-même...

Je voudrais cependant revenir sur son côté religieux. Le jardin de contemplation est avant tout un jardin sensé favoriser la méditation bouddhiste ou shintoïste ou les deux à la fois. Le jardin européen aussi... enfin presque :  je n'ai jamais vu des visiteurs s'extasier devant la beauté d'une rose en louant l’œuvre de Dieu ! Seuls les plus tordus le font... et puis à part dans les monastères par les moines convers, passer la tondeuse n'a jamais favorisé la prière, au risque de dévier sur un massif de fleurs. Par contre, un jardin de contemplation, si ! Parce qu'une fois désherbé, le principal outil du jardinier, c'est le râteau pour mettre en ordre les graviers qui le constituent et gravitent autour de ses pierres. Le râteau est plus léger, maniable, souple et silencieux qu'une tondeuse fût-elle électrique, et permet plus facilement des raccords lorsqu'on rate un virage...

Voilà donc pourquoi mon prochain jardin sera un jardin de contemplation !

mercredi 23 mai 2012

28 minutes, plans

Sans vouloir me prétendre passer pour un décrypteur de tv professionnel, il y a quelque chose qui me frappe dans l'émission d’Élisabeth Quin, ce sont ces plans sur les chroniqueurs qui écoutent en silence les invités en donnant l'impression qu'ils se sentent concernés parce que disent ces derniers !

J'ai perdu l'habitude de ces grandes émissions de plateau que l'on appelait "talk show" et que l'on range maintenant sous le barbarisme de "infotainment" du genre "le grand journal" de Michel Denisot sur Canal+ mais j'en ai gardé de celles que je regardais autrefois l'impression que les chroniqueurs n'étaient là que pour se mettre en valeur en balançant leur chronique, quitte à brocarder l'invité et sans l'écouter en satisfaisant leur ego surdimensionné.

C'est pour ça que je trouve ces plans d'autant plus précieux parce qu'ils montrent des chroniqueurs respectueux de leurs invités, et que cela semble rare de nos jours !

Les chaises (ou les meubles en kit)

C'est incroyable ce qu'une simple séance de bricolage, en l’occurrence le montage de deux chaises en kit, peut générer comme tensions.

Cela faisait un mon mois qu'Hélène avait acheté avec sa mère ces chaises dans un centre commercial de la banlieue de B. pendant nos vacances chez elles.

Tous deux repoussions l'échéance de leur montage et ce n'est qu'après avoir réussis à ressortir des rallonges de la table de la salle manger qui ne l'avaient pas été faute de place depuis notre départ de B. que nous nous sommes résolus à le faire.

Les tensions viennent évidemment lorsque ça ne se passe pas comme sur du papier à musique. En l'occurrence lorsque des vis ne veulent pas se visser ou que l'on a du mal à les faire rentrer dans le trou qui leur est destiné. Rage. Envie d'abandon. Matériel voué aux gémonies. Tout y passe.

Et puis la première chaise est victorieusement montée. On fait une pause. Mais très vit on a envie de se débarrasser de la seconde. Avec l'expérience de la première tout va plus vite. Puis c'est le soulagement : elle est terminée. Et là, la tension retombe. Très bas. Besoin de repos : on est incapable de faire quoi que ce soit. Les restes de tensions m'empêchent de bien profiter de la presse hebdomadaire du mercredi. Certains articles, normalement lus en temps normal sont zappés. Irrémédiablement zappés. Quoique... finalement on revient sur celui sur Marilyne même si la somme de tout ce qui a été écrit sur elle dépasse celle du Pentateuque -à moins que je me trompe sur le titre de ce recueil de textes philosophiques juif- jusqu'à l'indigestion...

Alors un peu de musique et d'écriture s'impose...

mardi 22 mai 2012

Rendez-vous avec ma psychiatre, ma femme et moi

Lors d'un précédent entretien, ma psychiatre m'avait proposé de me recevoir accompagné de ma femme afin de faire connaissance avec et d'éclaircir certains points éventuellement dans l'ombre, le tout évidemment avec moi.

Cet entretien a donc eu lieu. Elles ont bien discuté ensemble et ont, je pense apprécié la qualité de l'échange. Moi, je suis resté en retrait pour laisser plus de place à Hélène.

 Cependant, j'ai beaucoup de mal à faire une synthèse de ce qui s'est dit, même en faisant un effort de concentration alors c'était mon fort à la fac. Mais il en reste quelques miettes. Par exemple ma psy a prononcé le mot "schizophrène" bien plus de fois que je ne l'ai entendu durant mes cinq premières années de maladie à B. Elle a aussi évoqué l'idée que mon traitement était un équilibre précaire délicat à modifier parce que le moindre changement peut tout remettre en cause mais qu'on pouvait éventuellement envisager de remplacer le lithium par un autre régulateur de l'humeur, mais à condition d'y mettre le temps et d'accepter le risque d'une hospitalisation en cas de dérapage. Il est donc exclu de le faire juste avant le voyage à NYC.

J'en ai aussi retenu qu'elle était très contente de ma participation au spectacle de l'atelier théâtre dont elle a des échos enthousiastes. Parmi les autres petites choses que j'ai retenu, il y a mes problèmes d'équilibre sur le vélo dont elle a confirmé que ça pouvait venir de la maladie, mais je crois qu'elle me l'avait déjà dit. Pareil pour mes phases de dépression psychotique qui ne se soignent pas avec des AD (=Anti-Dépresseur).

Il me revient aussi qu'elle a évoqué mon identité de malade dont font partie mes excentricités qui sont difficiles à éliminer mais qu'on peut néanmoins trouver un équilibre social (je ne sais même pas si ça veut dire quelque chose !)...

Elle a aussi rebondi sur le conditionnement du versement de l'AAH en fonction des revenus du conjoint qu'elle trouve scandaleux non seulement sur le plan financier mais aussi au niveau humain. Elle envisage donc de faire du lobbying auprès de nos chers députés en phase électorale afin de mettre fin à cette situation, et a donc proposé à Hélène de s'appuyer si nécessaire sur des cas comme le notre pour argumenter sa requête.

Enfin, Hélène l'a trouvé beaucoup plus jeune que ce que je lui prétendais !

lundi 21 mai 2012

L'écoute plutôt que le dialogue, rectification

En fait de dialogue, je crois plutôt que la vrai raison de ma plainte, c'est le manque d'écoute. Et ce depuis même avant que je ne me mettes en couple avec Hélène... J'ai l'impression de ne pas être assez écouté !

Le dialogue, suite

(...) ne sont pas autant prise en compte que celles de mon entourage ! J'ai ainsi l'impression de continuer à être infantilisé, soit que ce soit parce que je n'ai pas d'argent, soit parce que je suis malade, soit les deux...

Mais là où c'est pervers, c'est que j'ai l'impression d'être déresponsabilisé et donc que je ne peux toujours pas participer comme un adulte aux grandes décisions de la famille. Je suis un éternel mineur dont les initiatives n'ont pas de valeurs parce qu'elles sont celles de quelqu'un qui risque d'être mis sous curatelle au moindre écart et que l'on entretient virtuellement sous ce régime, mais au lieu que ce soit officiel, on le fait officieusement.

Mais qu'on ne s'y méprenne pas : si j'écris cela, ce n'est pas pour réclamer encore plus d'autonomie financière alors que j'en ai déjà obtenus suffisamment, et qu'Hélène m'a déjà fait de belles concessions sur ce plan là ! Non, au niveau de mes dépenses le dialogue est satisfaisant pour moi. Là où je trouve qu'il est insuffisant c'est sur les efforts qu'elle pourrait faire pour dépenser moins pour elle et le couple. Par exemple avec l'eau chaude ou le chauffage. Ou alors avec la TV qu'elle laisse allumée même lorsqu'elle ne la regarde pas pendant des heures. Son ordinateur qui est obsolète et qui consomme trois fois plus de courant que le mien...

Et puis d'une manière générale lorsqu'elle est de mauvaise humeur et que je n'ai pas le droit de lui répliquer au risque de me donner raison... tout un faisceau d'exemples dans lesquels on pourrait faire des progrès en matière dialogue !

Le dialogue

C'est une valeur à laquelle je tiens beaucoup, surtout au sein du couple.

Je ne crois pas être défavorisé en la matière au sein du mien même s'il y a des moments où j'ai l'impression que l'on pourrait faire mieux, et ce surtout depuis que l'on m'a réduit l'AAH, mais en cherchant bien, je me demande si ça n'a pas commencé avec l'achat de la maison, lorsque ma belle-mère a fait une donation à ma femme et qu'elle en fait valoir ses droits en cas de divorce.

Hélène semble ainsi partir du principe que si c'est elle qui gère l'argent du couple, en partie pour m'éviter de me faire mettre sous curatelle, conséquence logique de ma maladie, en partie parce que c'est elle qui le gagne, c'est à elle de décider comment le dépenser, et ce sans dialogue ou presque.

Par exemple, Mme ne voit pas l'utilité d'une débroussailleuse pour compléter le passage de la tondeuse et avoir un jardin plus propre, et donc bloque son achat, même sur mon compte. Ce serait elle qui l'aurait décidé, la question ne se poserait même plus. Pareil avec le chauffage : elle préfère crever de froid plutôt que de payer d'un peu plus grosses factures d'électricité. Mais si c'est moi qui lui dit qu'elle dépense trop d'eau chaude dans ses bains... c'est une déclaration de guerre et rien, en tout cas pas moi, ne pourra la raisonner et là encore le dialogue est impossible !

Mon but au travers de ces quelques exemples n'est pas de faire son procès. Après tout, moi aussi, j'aime rester longtemps sous la douche. Mais il s'agit plutôt de mettre le doigt sur une contradiction partagée par ma femme et notre entourage : j'ai l'impression que mes initiatives ne sont pas autant prises en compte
(...)


dimanche 20 mai 2012

Les cheveux - une idée délirante

Il y a quelques jours, alors que je prenais ma douche, j'ai porté ma main sur mes cheveux pour les shampouiner ; ou les rincer. Tout d'un coup je les ai trouvés plus court que ce à quoi j'étais persuadé qu'ils n'était. Je me suis alors persuadé que Hélène ou quelqu'un d'autre me les avait coupé à mon insu.

Cela a duré quelques minutes, le temps de sortir de la douche et de me persuader que personne n'y avait touché...

C'était une idée délirante ! (surtout au début)

samedi 19 mai 2012

Mon voyage avec Kawakami Hiromi, suite

Bon, ben voila, j'ai enfin terminé mon voyage avec Kawakami. Il a commencé avec Manazuru et s'est terminé avec le deuxième tome des années douces adapté en BD par Taniguchi. J'ai beaucoup ses romans, y compris la brocante nakano que je n'ai pas encore cité.

Kawakami, c'est cette auteure japonaise dont j'avais déjà parlé dans une chronique précédente. J'ai tout de suite adoré son style avec une écriture tout en creux, c'est à dire que les lignes dessinent en creux une histoire qui est aussi importante que ce qui est dit dans le texte. En fait, ce qui est le plus intéressant, c'est cette écriture en suggestion comme dans l'épilogue des années douces : au lieu de la dramatiser comme d'autre l'auraient fait, elle est simplement pudiquement suggérée, nous laissant à nous, lecteurs, le soin d'imaginer comment cette fin s'est déroulée. Elle est ainsi sublimée, ce qui en fait sa plus grande force. Son adaptation en BD par Taniguchi est magnifique. Elle comporte deux chapitres supplémentaires vis à vis du roman original que j'ai plus survolé plutôt que lu, emporté par mon élan du sprint final mais qui restent intéressants par leur côté onirique.

Des trois romans que j'ai lu, les année douces est certainement celui que j'ai le plus aimé, devant Manazuru. Mais cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé La Brocante Nakano ! Bien au contraire... Mais simplement, si j'avais à faire une hiérarchie, ce serait celle-ci.

J'ai déjà parlé de Manazuru dans ma première chronique et des Années douces ci dessus. La Brocante Nakano est sans doute le plus accessible. L'histoire se déroule comme le titre l'indique dans une brocante. Comme dans les années douces, l'unité de récit est le chapitre. Chaque chapitre raconte une histoire indépendante mais reliée chronologiquement aux autres par certaines circonstances communes. Il est donc facile à lire. Il est aussi très plaisant !

Mais en y réfléchissant, si j'aime tant Kawakami, c'est sans doute parce que ses héros sont des trentenaires, comme moi. C'est donc une histoire de génération à laquelle je peux d'autant plus m'identifier qu'ils prennent place dans le monde contemporain, avec une petite dose d'intemporalité. Mais c'est avant tout très actuel !

vendredi 18 mai 2012

Réaménagement du meuble TV

Bon, ce n'est pas tout, mais après m'être attaqué la semaine dernière au plan de travail de la cuisine, je me suis occupé aujourd'hui du meuble tv !

Plus précisément du lecteur dvd. Je l'ai remonté d'un étage pour le mettre sous le décodeur Satellite après avoir un peu poussé les enceintes de la chaîne Hi-Fi. Cela faisait un moment que je voulais le faire mais comme personne n'est venu m'aider à tenir le décodeur pendant que je glissais le lecteur en dessous, il a bien fallu que je le fasse moi-même... et j'ai réussis !

J'en ai profité pour occuper l'espace laissé vacant par le lecteur DVD pour y mettre ma collection de dvd's qui était garée jusqu'à présent en double file devant des livres de poche sur un rayonnage de bibliothèque dans le bureau. Là au moins, il sont à une place plus rationnelle et naturelle...

Mais le plus stupide dans cette histoire, c'est que je ne l'ai fait qu'après avoir regardé ma série de DVD's du mois, et que si je veux profiter pleinement de mon réaménagement, il va falloir regarder d'anciens DVD's !

jeudi 17 mai 2012

Je ne suis qu'un misérable schizo !

C'est la réflexion que je me fais quand Hélène me débrief les retours de sorties chez des amis. C'est ainsi que nous sommes sortis chez une amie et qu'elle m'a expliqué que je n'ai pas arrêté d'être décalé et déstructuré. D'autre part elle a osé aborder le chapitre de ma relation avec les aliments ce qui est très douloureux pour moi parce que je n'aime pas avouer que si je n'aime pas manger chez les gens, c'est parce qu'il y a toute une série d'aliments que je n'aime pas, ce qui est très embarrassant pour les hôtes...


Bref, elle m'a bien fait sentir que j'étais insortable en l'état et douter que je puisse avoir une vie sociale sans sa protection...

...Je suis donc bien un schizo !

Fantasme photographique

J'ai passé une bonne partie de ma nuit blanche à fantasmer sur l'opportunité de me créer un mini studio photo avec deux flash cobra posés sur des trépieds commandés à distance par une liaison sans fil et l'appareil photo piloté depuis l'ordinateur via la wi-fi.

Bien évidemment, je me mets à rêver de ce genre d'installation juste avant un jour férié et je vais donc devoir attendre demain pour pouvoir me renseigner auprès de mon détaillant photographe sur la faisabilité d'un tel projet à un prix accessible...

...or justement, si je m'équipe d'un deuxième flash, je vais contrevenir à l'accord passé avec Hélène sur l'arrêt des investissements en matériel photo, ce sur quoi la bientôt plus chancelière Allemande est d'accord avec elle, et en plus, je vais avoir du mal à le rentabiliser... à moins de trouver le moyen de recruter des modèles abordables...

Ce fantasme risque donc de rester un fantasme pendant assez longtemps et je vais donc devoir me contenter plus simplement du cordon entre l'appareil et le flash à 60€ !

Mais le pire, c'est que ce fantasme était si prégnant que je n'arrivais pas à le chasser pour penser à d'autres choses plus conventionnelles en matière de rêves nocturnes...

mercredi 16 mai 2012

Convertir les photos du centre

Pour être franc, la petite soirée d'hier m'a ébranlé plus que de raison, mais pas exactement pour les raisons qui ont poussé mes amis photographes à me donner leurs conseils. Je dirais en fait que j'ai été ébranlé dans un sens parallèle au leur.

Ce qu'ils voulaient me faire comprendre avant tout, c'est que je devais être plus rigoureux dans mes sélections de photos que je destinais à DarQroom. DarQroom, ce n'est pas FaceBook. Sur FaceBook, on peut mettre le tout venant, par sur DarQroom. DarQroom, c'est une galerie en ligne où les amateurs viennent voir de belles photos et éventuellement acheter celles qui leur plaisent le plus. Il y a donc une exigence de qualité où le sentimental n'a pas sa place : ce n'est pas parce que j'aime mon chien que je suis obligé d'y mettre une photo de lui, surtout si elle est ratée ! Si on insère une photo ratée dans sa sélection, elle déprécie l'ensemble de la série dans laquelle elle s'inscrit, et s'il y en a trop, c'est l'auteur qui perd sa crédibilité, avec le risque que le spectateur quitte le portfolio avant d'arriver aux meilleures qui deviennent invisible ou au mieux un coup de chance au milieu d'un naufrage inévitable...

Ça, c'est l'enseignement des autres membres de l'association. Ce que j'en ai retenus, ce n'est pourtant pas qu'il faille être plus drastique dans ses sélections destinées à la publication, quitte à en publier moins, mais plutôt comment réduire le déchet, c'est à dire comment tirer une sélection par le haut en faisant en sorte qu'un plus grand nombre se détache du lot et fassent l'unanimité. C'est là tout l'enjeu de mes réflexions du jour, pendant que je commençait nerveusement l’écrémage de ma galerie DQ avant de me mettre à lire ma presse hebdomadaire du mercredi.

Il faut en effet comprendre que je ne cherche pas à réduire le nombre des photos ratées, mais plutôt à augmenter le nombre de celles qui sont indiscutablement réussies. Il y a là une nuance importante parce qu'une photo qui n'est pas ratée, n'est pas automatiquement une bonne : elle peut être au milieu. Or, ce sont justement ces voix du centre, que je cherche à convertir, parce que comme chacun sait, une élection se joue toujours au centre, n'en déplaise à M. Sarkozy et Mme Le Pen... C'est donc le nombre de photos médiocres, "qui pourraient être bonnes mais ne le sont pas" à cause d'un ou plusieurs éléments perturbateurs que je cherche à améliorer !

Et ce n'est pas le plus facile ! Parce que rater une photo, tout le monde sait le faire. Une bonne s'impose toujours d'elle même, et de préférence grâce au hasard. Mais faire une bonne à partir d'éléments qui prédestinent une photo à être moyenne, là, il faut un certain talent que tout le monde n'a pas. C'est justement ce talent que je cherche à acquérir en étant plus rigoureux dans mon travail photographique, quitte à m'inspirer de théoriciens comme Michael Freeman, ou de grands critiques comme John Szarkowski...

Réunion de l'atelier photo

Hier soir, je suis allé à la réunion mensuelle de mon club photo qui ne veut pas dire son nom parce qu'il ne veut pas en supporter les inconvénients même s'ils ont commencé à arriver (...)

Je suis donc allé à cette réunion. On a commencé comme d'habitude par des discussion autour de la photo, parfois tous ensemble, parfois en groupes selon les affinités de chacun, et devant un thé (la majorité) ou un café (la minorité) et une tisane (la troisième voie) voire rien (l'extrême) avant de passer à la deuxième partie : les photos.

On a été trois à les montrer. Je suis passé en dernier. Comme pour les deux précédents, les débats ont été vif, passionnés et constructif même si j'en ai un peu pris pour mon grade. Le problème : J'ai mis d'excellentes photos sur DarQroom (ils m'ont montré des exemples) mais qui sont complètement dévalorisées par un grand nombre de mauvaises !

Il faut donc que je débroussaille mon DQ, ce que je viens de commencer à faire et que je vais terminer avec Hélène ce week-end. Cela tombe bien, c'est justement ce qu'elle projetait de faire !

mardi 15 mai 2012

Kawakami Hiromi : Les années douces

Je viens donc de terminer le magnifique roman de Kawakami Hiromi : Les années douces disponible aux éditions Picquier.

Picquier est un éditeur spécialisé dans le domaine japonais, et pas extension asiatique, avec deux sous genres : l'érotisme et le polar.

Ici, c'est une histoire classique d'une romancière sans doute peu connue du grand public, mais non moins talentueuse. C'est le troisième que je lis d'elle après Manazuru et La brocante Nakano et encore une fois, j'ai adoré !

L'histoire est toute simple : il s'agit d'une jeune femme, trentenaire comme moi si mes souvenirs sont exacts qui rencontre dans l'équivalent d'une brasserie japonaise un ancien prof à elle et avec lequel va se nouer une relation particulière raconté sur le mode mineur. On les voit donc boire du saké ensemble ou faire des sorties ensemble sans que l'on sache s'ils ne sont qu'amis ou amoureux... ça, c'est pour la fin et je ne vous ferais pas l'offense de vous la dévoiler !

Dans ce roman, donc, peu d'action. Ce sont surtout des conversations autour de situations données en mettant l'accent sur le contraste entre la vénérabilité du professeur et l'insouciance de la jeune femme dans un jeu de miroir réciproques... du grand Art ! Ce jeu amène parfois à des situations cocasses mais jamais offensantes. Tout est dans la subtilité, jusqu'à la façon pudique dont est racontée la fin, parce qu'il en fallait bien une. Celle que Kawakami a choisis sonne très juste, pour son plus grand mérite.

Je vous le recommande donc chaudement !

PS : ce roman a été merveilleusement adapté en BD aux éditions Casterman, collection "écritures", deux tomes avec les dessins de son compatriote Jirô Taniguchi...

lundi 14 mai 2012

Gursky et moi

S'il y a bien quelque chose qui me désole dans la photographie contemporaine, c'est lorsque le concept l'emporte sur la plastique de l’œuvre !

Et si je dis ça, ce n'est pas que je sois contre le fait qu'une œuvre photographique réponde à un concept, ce que je critique, c'est quand celui-ci devient plus important que la première...

J'en veux pour preuve la photo de Gursky : Rhein. De prime abord, elle ne casse rien. Pourtant, c'est la photographie la plus chère du monde de l'art ! Personnellement, je ne l'aime pas : trop fade. Je ne sais même pas si je l'aurais retenue pour être publiée. Et pourtant elle a battu des records de vente ! Si ça se trouve, j'ai des dizaines de Rhein dans mes archives qui n'attendent que d'être révélées au grand public.

Mais ne rêvons pas. Il y a une différence de taille entre Gursky et moi : je ne suis qu'un modeste photographe amateur et autodidacte alors que lui vit de son art après avoir reçus un bagage intellectuel et artistique au cours d'études auprès d'établissements et de professeurs prestigieux... bref, c'est un "Nom" !

Ce qui fait la différence, c'est que derrière chaque photo se cache un concept aussi abscons soit-il, alors que moi, j'ai mis cinq ans à trouver des mots simples pour exprimer mon concept des photo en pause longue et à main levée... une vraie honte !

Encore, qu'un concept soit appliqué à une série plus ou moins longue, je comprendrais, mais sur une seule photo, aussi banale que celle-ci me paraît, il faut être sérieusement déprimé pour y voir un chef d’œuvre ! Je suis donc particulièrement désolé que pour sauver cette photo et justifier son prix, il faille passer par des arcanes philosophiques ainsi que par une contextualisation sur la carrière et la biographie de son auteur !

Ainsi, même si j'arrivais à faire de plus belles photos que celle-ci, je n'arriverais jamais à atteindre sa côte, sans compter la qualité de ses tirages hors norme, inaccessible au modeste photographe que je suis et que seuls les grands peuvent s'offrir...

dimanche 13 mai 2012

Le poulailler et son entretien : question de gouvernance...

En achetant cette maison, nous avons acheté avec : un jardin et un poulailler qu'il faut entretenir au même titre que la maison.

Le jardin va de sois. Le poulailler est plus problématique : à part des outils de jardin que nous mettons à l'intérieur, nous ne l'occupons pas avec un élevage de qui nous bloquerait sur place et nous empêcherait de partir en vacances... impensable !

Du coup, se pose la question de la cour du poulailler : elle est complètement  fermée, mais comme toute cour, si elle n'est pas constamment foulée par les gallinacés ou ce qui en tient lieu, la couverture végétale repousse. Ma femme voudrait que je la tonde en même temps que le jardin et à la même fréquence. Or son exiguïté rend son entretien malaisé, surtout avec la grosse et peu maniable tondeuse que nous avons. D'où mon souhait de la faire à la débroussailleuse... qu'Hélène rechigne à acheter !

Ce qui nous amène à une nouvelle question : quelle est l'urgence à entretenir la cour du poulailler sachant que nous n'en n'avons pas l'usage et que le seul intérêt de le faire serait pour le rendre propre dans le cadre d'une revente à des gens qui n'en n'auront peut-être même pas plus l'usage que nous.

Or, dans ce cas là, est-il vraiment nécessaire de l'entretenir tous les mois à la tondeuse ou simplement une fois par an à la débroussailleuse ?

Étant délégué à cette tâche, je suis pour 1) l'achat de la débroussailleuse, 2) déterminer en fonction de sa puissance et de la dureté de la végétation à faucher une fréquence optimale de coupe.

Ainsi, si nous devions revendre la maison, le poulailler serait correctement entretenu, et ce sans trop d'efforts superflus vu que ça nous sert strictement à rien pour nous, surtout si nous devons y passer notre vie, et que la surface à tondre est déjà bien conséquente et que c'est moi qui m'y colle !

samedi 12 mai 2012

The Voice

Ce soir, c'est la finale du télécrochet de TF1 : The Voice.

Je ne suis pas un grand fan de ce genre d'émissions, mais allongé sur le lit avec le casque de l'iPod sur les oreilles pour contrer les mauvaises ondes et ne garder qu'un filet de son sur les images, je ne dis pas non, tant que ça ne me distrait pas trop de ma lecture.

Mais là, c'était trop, passe qu'ils massacrent au grand dam de feu Freddy Mercury une de ses chanson les plus connue et de circonstance avec l'esprit de compétition d'une telle finale, mais que ma femme monte le son sur une chanson qu'elle aime beaucoup au delà du raisonnable au point de couvrir les subtilités de ma douce musique de film composée par Ennio Morricone, non.

 Je ne pouvais plus rester dans la chambre et j'ai dû, chassé du lit par ces profanateurs, me replier stratégiquement dans le salon, mon casque sur les oreilles, mon bouquin dans les mains, et mon ordinateur sur les genoux pour témoigner de cette infamie !

Le temps est lourd

Le temps est lourd et orageux en réaction au fort soleil sous de fortes températures de hier et ce n'est pas facile de se bouger. Pourtant il y a des courses à faire. Mais pour se motiver, on va y aller pour le goûter en prenant une crêpe au Flunch.

Hier, j'étais content de ma journée. Non seulement j'ai progressé dans le programme des répétitions de l'atelier théâtre de l'Hôpital de jour mais en plus j'ai bien avancé mon livre de Kawakami : Les années douces le soir. Avant, je suis allé chez la dentiste qui m'a remplacé en deux claquements de doigts un plombage qui avait sauté l'année dernière, me félicitant au passage de la bonne santé de mes dents. Par contre, elle me conseille d'enlever les dents de sagesse qui semblent poser problème...

Mais surtout, moi qui m'en faisait une montagne parce que je devais y aller à pieds, j'y ai survécu et je suis tranquillement rentré sans trop de fatigue. J'étais aussi satisfait de ne pas avoir à y retourner une seconde fois...

Le matin, j'ai failli me faire assassiner par Hélène lorsque je suis allé contre nos intérêt en soutenant le géomètre dans une démarcation d'une ligne de terrain qui nous aurait été défavorable de 20 à 30 cm si elle n'était intervenue pour faire changer l'alignement en notre faveur. On ne se refait pas !

vendredi 11 mai 2012

La cuisine

Hier, j'ai fait un peu de ménage en attendant mon infirmier, histoire qu'il ne rentre pas au CMP en leur disant que mon intérieur était négligé.

Je me suis particulièrement attaché au plan de travail de la cuisine que j'ai laissé séché avant de me donner un temps de réflexion pour changer de place les appareils électroménagers qui l'occupaient. C'est ce que j'ai fait sous son regard approbateur avant de le voir valider par ma femme.

Cette anecdote serait insignifiante et n'aurait même pas eu besoin d'être relevé s'il n'y avait eu cette réflexion d'Hélène relevant que "je m'appropriais l'espace de la maison" en réaménageant à mon goût la cuisine, ce qui ne faisait que la satisfaire d'autant plus...

Mieux encore : en réaménageant le plan de travail, j'avais dans l'idée de rendre plus accessible le robot ménager qui est sous employé et qui pourrait être utilisé plus souvent au lieu de s'acheter des plats tout faits.

En tout cas, cela me donne plus envie de m'attarder dans la cuisine sur des recettes plus élaborées que ce que je fais d'habitude, dont des pâtisseries que j'aimerais faire plus souvent !

jeudi 10 mai 2012

Vous avez du courrier !

Ah, que j'aime trouver du courrier dans ma boîte aux lettres ! Hier, j'avais reçus d'un coup ma presse hebdomadaire et mensuelle. Pour être complet, il aurait fallu rajouter mon fanzine rock mais qui ne paraît lui que tous les deux mois et que j'écoute plus que je ne le lis...

J'ai donc tout lu en deux jours, mais bien entendu pas dans son intégralité... je ne suis pas maso !

Aujourd'hui, c'était du courrier réexpédié depuis notre ancienne adresse, dont les impôts mais ce n'est pas moi qui m'en occupe, et une carte postale venant de Crète avec une très belle écriture, expédiée par ma meilleure amie. J'ai profité de l'occasion pour lui donner par retour de mail ma bonne adresse avant que la période de réexpédition automatique ne prenne fin. Je ne tiens pas en effet à ce que ses courriers se perdent à cause d'une adresse incorrecte. Mais pour tout vous avouer, je ne m'attendais pas à ce qu'elle pense à m'envoyer une carte, ce qui explique que j'en sois très touché. Je suis très content de l'avoir comme amie !

Normalement, une fois que le courrier est passé, je n'ai plus besoin de repasser à la boîte aux lettres... mais je me suis méfié : j'attendais en effet un colis contenant des livres et des DVD's commandés chez Amazon. Ils devaient être livrés en deux ou trois jours, donc aujourd'hui ou demain. Sachant que les colis sont livrés séparément des lettres, et que celui-ci passait régulièrement après ce dernier, j'ai tenté ma chance et j'ai raison : mon colis était arrivé !

 En fait, si j'étais si content, c'est que je ne savais pas si le colis tiendrais dans la boîte, et si dans le cas  où il n'y tiendrait pas, s'ils allaient sonner et me le remettre en mains propres ou m'obliger à aller le récupérer à la Poste pour cause d'absence si c'était le cas... bref, de belles petites appréhensions de psychotique comme j'aime à les cultiver !

mercredi 9 mai 2012

Cinq minutes...

C'est le temps à la louche qu'il a fallu à un apprentis pour nous réparer la tondeuse. Il a juste été aller chercher en magasin une vis que nous avions perdue pour la visser au reste des pièces que nous avions retrouvées sur la pelouse au moment de la casse. Il n'a même pas eu besoin de descendre la tondeuse de la voiture. En une demie heure la course était réglée et nous n'avons pas eu besoin de payer...

Y a-t-il un volontaire pour terminer les derniers mètres de tondeuse à passer ?

mardi 8 mai 2012

Le hasard, rien que le hasard !

Le hasard, rien que le hasard : je viens de télécharger un recueil des fables de Lafontaine sur mon iPhone et gratuit. Celui-ci propose une fonction "lecture aléatoire". Au moment de la lancer, je mise sur ma préférée, celle du renard et des raisins... j'ai à peine le temps de souffler que c'est celle-ci qu'il me sort !

Croyez vous que je devrais jouer au prochain tirage d'Euromillion ?

Héroïque !

Hier après-midi, j'ai héroïquement tondu la pelouse, et j'ai bien fait.

En effet, on m'a conseillé de le faire hier en rentrant de l'hôpital de jour pour profiter du soleil sachant que contrairement à ce que je croyais il pleuvrait aujourd'hui. Le temps d'un disque pour me motiver et me préparer en regardant FB et je me suis lancé.

J'ai commencé par le devant du garage, avant que la voiture ne revienne. Puis le devant de la maison que je n'avais jamais fait. Puis devant la terrasse. Et enfin la bande nord qui était aussi la plus dense. C'est là que la tondeuse a déclaré forfait à cause d'un bris mécanique. Par chance, c'était juste avant la fin et l'essentiel était fait.

Je suis très fier de moi. J'ai pris sur moi de passer la tondeuse alors que j'ai longtemps repoussé cette échéance. On s'est même disputés très violemment à ce sujet (juste avant la montre Herbelin) mais j'ai finalement vaincu mes appréhensions en apprenant à me servir de la tondeuse de manière plus pratique et moins physique.

C'est donc une grosse victoire sur moi-même et Hélène a salué mon effort. J'ai eu beaucoup de mal reprendre mon souffle...

lundi 7 mai 2012

Les présidentielles sur FB

C'est terrible de constater les clivages politiques entre ses contacts Facebook ! Certains sont heureux du résultat de la présidentielle, d'autres atterrés, et moi au milieu qui ne veut pas me brouiller avec ceux qui n'ont pas voté comme moi...

De fait, je me suis abstenu de faire des commentaires sur ces résultats, me contentant généralement d'un "Like" discret de temps en temps. Je n'ai pas cherché à contredire ceux qui n'avaient pas les mêmes opinions que moi, même si parfois ça me démangeait. Chacun ses opinions, il faut les respecter. Il vaut mieux attendre pour en reparler à froid.

D'autre part, on ne sait jamais ce que peux en faire FB de nos opinions politiques et on n'est pas à l'abri d'un mauvais usage de leur part. Mieux vaut être prudent...

dimanche 6 mai 2012

L'oublie qui met en vrac

Ce soir en prenant mes médicaments, je me suis aperçus que j'avais probablement oublié de prendre mon comprimé de loxapac du matin. Je comprends ainsi mieux que toute la journée j'ai été en vrac, y compris à l'occasion de la rédaction de ma dernière chronique...

D'ailleurs, pour étayer cette thèse de l'oublie, je constate que le comprimé du soir commence à faire effet et que je me sens beaucoup mieux !

CQFD

La vie en vrac

"La vie en vrac" est un très beau reportage sur un hôpital de jour dans la banlieue parisienne diffusé jeudi soir dernier à l'heure où les gens normaux et moins normaux sont censés être couchés, mais qui est disponible pendant une semaine sur la plateforme de Catch-up TV d'Arte après sa diffusion.

Il s'agit donc d'un hôpital de jour ordinaire. Mais je n'aime pas ce terme de "ordinaire" parce que chacun d'entre eux est différent et singulier. Il n'y en n'a pas deux qui aient le même fonctionnement avec les mêmes budgets. Mais je ne vais pas me lancer sur des comparaisons inutiles.

Ce qui ressort le plus de ce reportage, c'est humanité à tous les niveaux. Que ce soit le psychiatre chef qui se met à la hauteur de ses patients, les infirmières qui acceptent qu'une tentative d'intégration à un atelier soit un échec, ou les patients qui ne sont pas montrés comme des bêtes curieuses malgré leurs propos proches du délire. Ils ne sont pas stigmatisées, bien au contraire.

Le reportage prend le temps de comprendre comment fonctionne le centre et comment il vient en aide aux patients pour les réinsérer dans la vie, tout en reconnaissant qu'il manque un "après eux" c'est à dire des structures plus légères pour les aider à se réinsérer dans la vie sans rechuter.

Finalement, ce qui que j'aime dans ce documentaire, c'est l'espoir d'une psychiatrie à visage humain loin de la tendance répressive de certains voudraient lui donner...


samedi 5 mai 2012

Une psychologue pas parfaite mais au moins humaine

Une petite question que je me pose : à chaque fois que je parle à ma femme de ma psychologue, elle ne la trouve pas très bonne. Pourtant je trouve que malgré son manque de finesse évident elle me fait plus de bien que de mal.

Il est néanmoins clair qu'elle n'égalera jamais ma précédente psychologue, c'est que je voyais à mon premier hôpital de jour et qui profitait de temps vacant pour me prendre plus longtemps en psychothérapie, le tout pour m'aider à supporter le stress du déménagement suivant.

Celle que j'ai actuellement est plus jeune. Elle pourrait être ma sœur ou ma cousine, ce qui facilite selon moi les contactes. Mais c'est aussi sa faiblesse : elle est moins expérimentée que sa collègue et souvent lorsqu'on aborde des sujets de la vie quotidienne, elle en est au même point que nous à la différence qu'elle les voit avec des yeux de personne normale et non malade ce qui peut en altérer sa perception (quel paradoxe de dire que ce sont les personnes normales qui voient les faits manière biaisées ! ).

Certaines de ses réflexions peuvent être maladroites, d'autres trop scolaires. Pourtant, j'aime bien son accessibilité. Elle n'a pas un ego démesuré, et contrairement à beaucoup trop de ses collègues, elle ne se prend pas pour Dieux, et c'est peut-être ça la qualité que je préfère en elle ! Une fois elle s'était ridiculisée auprès de ma psy prescriptrice parce qu'elle était persuadée qu'il existait des correcteurs à certains effets secondaires de quelques médicaments et elle avait accepté son erreur. D'autres auraient eu plus de mal à le faire...

Aussi je m'accommode de celle-ci. Elle n'est peut-être pas parfaite, mais au moins elle est humaine. Elle est accessible et sait reconnaître ses erreurs...

Légère baisse de poids

Est-ce un effet de la baisse du zyprexa ? Toujours est-il que depuis quelques jours je constate une tendance sensible à la baisse de mon poids alors que je n'ai pas changé mon régime alimentaire...

vendredi 4 mai 2012

Je suis "schizophrène"

C'est presque avec surprise que j'ai entendu ma psychologue ce matin me glisser en introduction à une réflexion sur ma pathologie que j'étais schizophrène, et ce le plus naturellement du monde comme si c'était un "anti-scoop".

Et c'est vrai que ça n'avait rien d'un scoop, et elle savait que je le savais, raison pour laquelle elle l'a dit sur ce ton.

En fait de le savoir, je savais surtout que mon diagnostic se baladait surtout entre deux pathologies : la psychose maniaco-dépressive et la schizophrénie. J'ai en effet reçus le diagnostic de bipolaire lors de mon hospitalisation en 2005. Il a ensuite évolué avec l'émergence de symptômes schizophréniques qui ont ramené l'aiguille au niveau de ce qu'on appelle "le trouble schizoaffectif" entre les deux. Là, c'est la première fois qu'elle pointe franchement sur la schizophrénie avec des troubles minoritaires de l'humeur.

Mais ce qui m'a surpris, c'est la facilité avec laquelle elle le dit, comme une évidence et une réalité avec des mots pour les désigner ! Parce que d'habitude, un psy, qu'il soit "psychiatre" ou "psychologue", les deux seuls habilités à donner un diagnostic à la réserve près que si les deux ne sont pas d'accord entre eux, c'est l'avis du premier qui prime, ont beaucoup de réticences à délivrer un diagnostic !

Chez certains, c'est presque même un mot tabou. Ils cherchent le moindre prétexte pour ne pas le donner, s'excusant de ne pas vouloir enfermer le patient dans une étiquette stigmatisante. Les gens seraient effrayés à la simple vue de ce mot comme si c'était le diable avec tous ses préjugés. Il faut reconnaître que si tout d'un coup je faisais mon coming out schizo sur Facebook, je serais pratiquement assuré de perdre la moitié de mes contactes dans l'heure qui suit !

Mais là n'est pas l'essentiel : recevoir un diagnostic, c'est aussi savoir contre quelle maladie on se bat ! Il vaut mieux se battre contre une maladie que contre un médecin qui préfèrerait se faire damner que de le donner... Il faut ainsi parfois savoir appeler un chat un chat, parce qu'un chat, ce n'est pas un chien même si tout les sont des animaux de compagnie qui laissent des poils sur le canapé ! C'est quand même utile de savoir que ces poils viennent d'un chat ou d'un chien et pas l'inverse !

Aussi ai-je apprécié qu'elle me l'ai dit aussi naturellement et sans fausse pudeur. Au moins les choses sont claires. Je sais qu'elle sait, et elle sait que je sais : je fais donc partie de cette fraction de la population que l'on appelle les "schizophrènes" et ça fait du bien de le dire.

Ite misa est.

jeudi 3 mai 2012

Post-Scriptum

A la lumière de mes deux dernières chroniques, j'ai l'impression d'arriver à mieux tenir la distance qu'auparavant sur de longs textes pourvu que je sois suffisamment au calme et aies assez de temps pour les développer !

Et si j'ouvre cette parenthèse, c'est pour étayer l'hypothèse que je vais mieux avec moins de troubles cognitifs si vous voyez ce que je veux dire...

Des avis ?

Trois livres sur la photographie

Il y a quelques semaines Hélène a eu l'illumination d'aller chercher sur le site de la librairie du MoMa que nous allons certainement visiter cet été à New York des références de bouquins importants sur la photographie avant d'essayer d'en trouver des traductions en français et de les commander sur Internet.

Elle en a retenu trois : le premier, de Michael Freeman a pour titre : l’œil du photographe et l'art de la composition.

Les deux suivants sont de John Szarkowski et ont respectivement pour titre : l’œil du photographe, et Looking at Photographs

Le premier est un livre théorique et didactique sur la méthode du photographe dans la composition des photos tandis que les deux autres sont des ouvrages critiques par l'exemple.

Les auteurs sont un photographe professionnel, Michael Freeman, et l'ancien directeur directeur département de la photographie au MoMa à New York, John Szarkowski (1925-2007).

Le premier des trois que j'ai reçus, c'est le Michael Freeman. C'est un ouvrage théorique mais très abordable. Sa vocation universelle fait qu'il utilise très peu le vocabulaire technique de la photo, mais plutôt celui de sa critique, et parle presque pas du matériel. Les règles qu'il évoque sont ainsi adaptable par n'importe quel photographe, qu'il soit en numérique ou en argentique, un smartphone ou une chambre. Ce sont des règles communes à tous les photographes et c'est ce qui en fait la force. Il met ainsi en perspective des notions souvent empiriques que nous connaissons tous plus où moins mais de manière à les rationaliser pour pouvoir les systématiser dans notre pratique photographique et donc s'améliorer ! C'est un bel ouvrage de référence utile à chacun d'entre nous.

Les deux autres livres sont donc de John Swarkowski. Bien que lui aussi ancien photographe, c'est en tant que critique et commissaire d'exposition qu'il a écrit ces livres qui ont été publiés pour la première fois dans les années 60' et 70'. Le premier des deux, L’œil du Photographe  regroupe dans cinq sections différentes photographie de toutes les époques, par thématiques. Ces thématiques ont un sens : celui de "couleurs primaires" dans lesquelles les ranger et auxquelles chaque photo appartient. Très peu de texte mais une belle leçon d'art par l'exemple brut !

Le dernier est plus bavard : Looking at Photographs. Je l'ai reçus ce matin et je n'ai juste eu le temps que de feuilleter. Malheureusement cet exemplaire n'est que dans version originale, en anglais donc et je vais avoir plus de mal à le lire. Son concept est assez proche du précédent : 100 photos importantes et en vis à vis leur notice biographique et critique où l'auteur explique en quoi elles sont remarquables. Là aussi, c'est la leçon par l'exemple mais en plus explicite.

L'intérêt de ces ouvrages est double : d'une part étayer mes connaissances théoriques et critiques en matière de photographie, d'autre part me donner des clefs pour expliquer et théoriser mon propre travail. Les deux sont importants parce qu'ils me permettent de palier mes lacunes liées au manque de formation professionnelles dans ce domaine, tout en me permettant d'affiner mon approche de la photo dans ma pratique et lui trouver une cohérence !

mercredi 2 mai 2012

L'espoir

Pendant longtemps, je me suis enfoncé dans la maladie, et ce depuis avant même ma grosse décompensation à la fin de mes études, jusqu'à il y a peu. Et puis il y a eu le travail des infirmiers en hôpital de jour qui a commencé à porter ses fruits, pour finir avec le coup de pouce de ma psy qui a semble-t-il trouvé la bonne molécule -la loxapine- pour me stabiliser.

Une de mes plus grosses réussites pour l'instant, constitue l'arrêt définitif du xanax, un benzodiazépine anxiolytique que je prenais depuis ma tentative ratée de l'abilify, un neuroleptique de dernière génération vendu parce qu'il ne faisait pas grossir contrairement à ses pairs mais qui provoquait chez certains de ses patients -dont moi- des angoisses. J'ai très vite arrêté l'abilify, mais j'ai mis quatre à cinq ans (je ne m'en souviens plus précisément) à arrêter le xanax, avec parfois des angoisses telles que j'ai même pris en parallèle du lexomyl, un autre classique des benzo...

A l'abilify a succédé un autre neuroleptique, le zyprexa qui lui agit aussi sur les troubles de l'humeur. Il me va assez bien en parallèle du lithium, le principal thymorégulateur. Mais je le prenais à sa dose maximale et ma femme ne le voyait pas d'un très bon œil à cause du risque élevé de développer du diabète...

Pendant ce temps là, et depuis mon hospitalisation dans un service universitaire spécialisé dans les troubles de l'humeur, je prenais toujours du lithium, en m'efforçant de rester dans sa fourchette thérapeutique, c'est à dire entre "pas assez" et "toxique". Pour être franc, ce n'est que la dernière fois que j'ai dépassé le seuil de toxicité, la norme étant plutôt chez moi dans la fourchette basse. Difficile d'évaluer sa véritable efficacité, mais même si au pire il n'agit qu'en simple placebo, on peut dire que si je ne me suis que rarement vu dépressif au point de passer à l'acte (encore faudrait-il que mes idées suicidaires soient le fait de la dépression, ce dont j'émets quelques réserves) ou que si je n'ai jamais viré maniaque, alors on peut espérer que c'est grâce à lui.

Je me suis aussi longtemps cru, aidé en cela par le personnel de l'hôpital qui m'a accueilli, sensible aux antidépresseurs et aux excitants. N'étant pas un dépressif issus de la névrose, je pense légitime d'avoir très vite abandonné les antidépresseurs. Par contre, j'ai évité la caféine sous toutes ses formes, dont le thé et le coca au point d'avoir jeté avec regrets quelques boîtes de thés de collection d'origine russe. Ce n'est que depuis quelques mois, après moult controverses que je m'y suis remis, et avec bonheur.

C'est là qu'est arrivé le loxapac. Ma psy me l'a proposé au début de l'année parce que je voulais mieux contrôler mes angoisses sans augmenter le xanax en m'épargnant la hausse de ses effets secondaires qui étaient assez gênants, ce qui m'aurait mené dans une impasse. On y est donc allé prudemment mais les premiers résultats ont été suffisamment encourageants pour m'inciter à baisser progressivement le xanax, jusqu'à l'annonce de la semaine dernière où je tentais d'arrêter définitivement le xanax tout en rééquilibrant le zyprexa et le loxapac vers un point d'équilibre encore à trouver, sachant qu'on peut s'arrêter là, c'est à dire avec les deux à des doses moyennes ou avec un majeur et un mineur.

Les résultats de cet aménagement sont prometteurs. Je suis beaucoup moins assommé par mon traitement et j'arrive à me coucher plus tard... mais toujours pas à me lever plus tôt. Je pense que ce dernier point ne sera pas résolu par le traitement mais plutôt par la psychothérapie. Je retrouve ainsi plus d'énergie et j'ai plus de gnac. Je me laisse moins faire et moins marcher sur les pieds. Je suis plus combatif durant les disputes. Je retrouve aussi le goût de vivre avec plein de projets si j'arrive encore à progresser et je me remet à lire ou à voir des livres ou des films qui demandent beaucoup de concentration.

 J'ai l'impression que je peux de nouveaux faire surface après près de dix ans à m'enfoncer dans la maladie. Ce serait si bien si je pouvais reprendre le volant ! Je pourrais alors envisager à moyen terme de travailler en milieu protégé dans un ESAT et sortir de cette fatalité qui m'enfonce dans cette dépendance financière de l'aide sociale et de mes proches en faisant de moi une personne à charge !

Et puis même si l'ESAT est encore loin, ce serait une victoire de pouvoir me rendre à l'hôpital de jour par mes propres moyens sans prendre le VSL !

Bon, tout ça n'est pas pour demain, loin s'en faut, mais c'est un espoir que je caresse...

mardi 1 mai 2012

Alellouya !

Alellouya : les figuiers sont plantés ! En cette sainte journée de la fête du travail, les jardiniers, au lieu d'aller manifester ont profité de ces quelques divins rayons de soleil pour planter les figuiers achetés dans une sainte jardinerie il y a à peine plus d'une neuvaine...

Le sol était meuble comme du beurre et la plantation fut aisée, aidée en cela par la petite taille des plants et de leur motte.

Auparavant, les jardiniers s'étaient enfin mis d'accord sur les emplacement : miracle, c'était l'endroit préféré des deux qui a eu la majorité des suffrages (50%+1 des votes exprimés) soit l'unanimité ! (signe divin)

Seigneur, faites en sorte que ces figuiers donnent beaucoup de figues et que nous nous en régalions avec !

Ainsi soit-il...

Un cierge au saint protecteur des geeks

Je pense avoir compris pourquoi les réparateurs n'ont jamais et ne réussirons jamais à piéger mon big bug de la mort qui tue... je sais donc comment faire pour l'empêcher de revenir !

Faites ainsi dire une messe et une prière universelle en cette intention afin d'être sûr que ce soit enfin la bonne solution !