Je sens que je vais aller voir ailleurs si j'y suis, j'y trouverai peut-être la réponse à la question des auditeurs perdus, parce qu'il y a bien une chose que je ne comprends pas avec ce blog, c'est pourquoi sa fréquentation a chuté alors que j'ai l'impression de dire moins de bêtises qu'avant !
Ce paradoxe me taraude l'esprit depuis le début du mois, et tout ce que ça m'inspire c'est que ce blog a mangé son pain blanc. Delà l'idée de m'en tirer et de le fermer. Je n'en suis pas encore à ce point, mais j'envisage sérieusement cette hypothèse !
Je veux bien écrire pour moi, indépendamment de ceux qui le lisent, même s'ils sont peu, mais dans ce cas autant le faire dans un carnet de notes et à la plume. Après tout, j'ai d'autres échappatoires comme l'atelier écriture de l'hôpital de jour !
De la même manière, plus j'avance vers une stabilisation "haute" plus je me dis que j'ai moins besoin de m'épancher sur un blog tel que celui-ci. Ainsi, sa nécessité se fait de moins en moins urgente et je vais pouvoir m'intéresser à d'autres choses comme la fiction...
See you and bis morgen !
Chroniques aux sujets divers, des plus sérieux aux plus légers, traitant de ma vie quotidienne, que ce soit ma maladie, la photo, l'informatique ou n'importe quoi dont j'ai envie de parler en toute liberté...
lundi 18 juin 2012
Petit tour de débrousailleuse
Cet après-midi, après l'hôpital de jour, j'ai "tondu" la pelouse... pas avec une tondeuse comme tout le monde !
Je l'ai fait avec ma débroussailleuse obtenu de haute lutte grâce à ma belle-mère qui a généreusement accepté de me la financer. Depuis, je lui rend honneur, c'est à dire que j'en fais un maximum avec, c'est à dire... tout. Je me suis en effet rendu compte que si la tondeuse avance plus vite, et que son rotor de coupe est plus large, on fauche plus large avec la débroussailleuse, ce qui fait économiser des aller retours et des manœuvres périlleuses avec celle-ci.
On perd donc pratiquement pas de temps avec cette dernière, et comme elle est bien plus légère, le dos souffre moins. Donc pour moi, c'est tout vu, plus j'en fais avec, mieux c'est. En plus elle coupe plus raz et est plus précise.
Le seul inconvénient : ce sont les projections dont il faut se protéger au moins au niveau des pieds et de la tête, mais une tenue spéciale pourrait également être utile au vu des débris que l'on se prend sur les vêtements !
Je l'ai fait avec ma débroussailleuse obtenu de haute lutte grâce à ma belle-mère qui a généreusement accepté de me la financer. Depuis, je lui rend honneur, c'est à dire que j'en fais un maximum avec, c'est à dire... tout. Je me suis en effet rendu compte que si la tondeuse avance plus vite, et que son rotor de coupe est plus large, on fauche plus large avec la débroussailleuse, ce qui fait économiser des aller retours et des manœuvres périlleuses avec celle-ci.
On perd donc pratiquement pas de temps avec cette dernière, et comme elle est bien plus légère, le dos souffre moins. Donc pour moi, c'est tout vu, plus j'en fais avec, mieux c'est. En plus elle coupe plus raz et est plus précise.
Le seul inconvénient : ce sont les projections dont il faut se protéger au moins au niveau des pieds et de la tête, mais une tenue spéciale pourrait également être utile au vu des débris que l'on se prend sur les vêtements !
dimanche 17 juin 2012
Mon image au travers de mes photos
Il y a une chose qu'il va falloir clarifier avec ma femme, c'est l'image que nous voulons tous les deux donner de moi !
Je ne me retrouve pas en effet dans celle qu'elle veut me donner, c'est à dire me faire passer pour un photographe professionnel expérimenté qui doit cacher le fait qu'il soit autodidacte sans être passé par des formations prestigieuses et infaillible dans le choix de ce qu'il montre, sans jamais présenter de mauvaises photos, que des super, le tout avec une vision de moi un peu "machiste" comme si je devais me montrer comme un "mâle" dominant et protecteur, ou plutôt comme si je devais compenser la perte de ma virilité causée par ma maladie par ce côté machiste que je lui reproche.
Moi au contraire, je me vois comme comme un "work in progress", faillible, aillant fait le deuil d'une partie de ma virilité dans la maladie et son traitement sans rentrer dans les détails ni faire de dessin eût égard à la pudeur de circonstance. En fait je voudrais prendre le rôle de l'outsider original, iconoclaste, qui fait beaucoup de photos moyennes mais qui de temps en temps en réussis une de géniale qui surclasse et fait oublier les autres, comme si chacune d'elle était une brique d'un mur dont les meilleures seraient au sommet
Dans mon idée, les mauvaises préfigurent les meilleurs comme dans une planche contacte où l'on voit celles qui ont précédé et suivi les bonnes. Certes, celles-si ne doivent pas être publiées sur DarQroom comme j'ai trop tendance à le faire mais peuvent être montrées sur des sites plus informels pour les tester et montrer comment j'en suis arrivé là.
L'image que je voudrais donner de moi serait ainsi plus humaine que celle que veut ma femme, probablement à cause de l'affaiblissement de ma personnalité par la maladie...
Je ne me retrouve pas en effet dans celle qu'elle veut me donner, c'est à dire me faire passer pour un photographe professionnel expérimenté qui doit cacher le fait qu'il soit autodidacte sans être passé par des formations prestigieuses et infaillible dans le choix de ce qu'il montre, sans jamais présenter de mauvaises photos, que des super, le tout avec une vision de moi un peu "machiste" comme si je devais me montrer comme un "mâle" dominant et protecteur, ou plutôt comme si je devais compenser la perte de ma virilité causée par ma maladie par ce côté machiste que je lui reproche.
Moi au contraire, je me vois comme comme un "work in progress", faillible, aillant fait le deuil d'une partie de ma virilité dans la maladie et son traitement sans rentrer dans les détails ni faire de dessin eût égard à la pudeur de circonstance. En fait je voudrais prendre le rôle de l'outsider original, iconoclaste, qui fait beaucoup de photos moyennes mais qui de temps en temps en réussis une de géniale qui surclasse et fait oublier les autres, comme si chacune d'elle était une brique d'un mur dont les meilleures seraient au sommet
Dans mon idée, les mauvaises préfigurent les meilleurs comme dans une planche contacte où l'on voit celles qui ont précédé et suivi les bonnes. Certes, celles-si ne doivent pas être publiées sur DarQroom comme j'ai trop tendance à le faire mais peuvent être montrées sur des sites plus informels pour les tester et montrer comment j'en suis arrivé là.
L'image que je voudrais donner de moi serait ainsi plus humaine que celle que veut ma femme, probablement à cause de l'affaiblissement de ma personnalité par la maladie...
Petit frère
Depuis hier, ce blog a un petit frère.
"Petit frère" est un bien grand mot parce qu'il est en phase d'essais, la plateforme est elle-même en version bêta, donc je ne connais pas son avenir à terme. Par contre l'interface a l'air prometteuse. Cela me donne donc envie de lui donner sa chance.
Son rôle sera de recevoir des photos et des articles publiés en mon nom propre. Il n'y aura donc pas de passerelles entre les deux blogs dont les frontières seront hermétiques parce que ne souhaite pas rendre publique ma maladie. Je continuerai donc d'en parler de manière anonyme ici, et parlerai de photo là-bas.
"Petit frère" est un bien grand mot parce qu'il est en phase d'essais, la plateforme est elle-même en version bêta, donc je ne connais pas son avenir à terme. Par contre l'interface a l'air prometteuse. Cela me donne donc envie de lui donner sa chance.
Son rôle sera de recevoir des photos et des articles publiés en mon nom propre. Il n'y aura donc pas de passerelles entre les deux blogs dont les frontières seront hermétiques parce que ne souhaite pas rendre publique ma maladie. Je continuerai donc d'en parler de manière anonyme ici, et parlerai de photo là-bas.
samedi 16 juin 2012
Superhéros (1?)
Il y a quelques temps, un fidèle lecteur me demandait ce que je ferais de mon blog le jour où je serais guéris. Loin de moi l'idée de l'être, étant en train de digérer mes progrès de l'atelier théâtre, je n'éprouve plus le besoin de m'épancher sur ce blog. Sans doute un signe que je vais mieux ?
Cependant, ce n'est pas encore la fin de ce blog. Je vais sans doute continuer à y écrire régulièrement parce que j'en ai besoin et que c'est la seule forme d'écriture que je sache faire. Par contre, si j'arrivais à concrétiser mon rêve de passer à la fiction, il est clair que je passerais moins de temps ici. Je n'y suis pas encore, mais vu la réserve de résilience dont je suis capable au vu de ce que j'ai montré avec l'atelier théâtre, ce n'est pas à exclure.
J'ai déjà mes idées mais qui sont en constante évolution au gré de mes expériences et de mes fantasmes et que je ne préfère pas les dévoiler trop tôt. J'ai un brouillon pour ça. Peut-être ne sont-elles pas faites pour être concrétiser et rester à l'état de fantômes ? J'ai trop hâte de commencer une nouvelle saison de l'atelier théâtre en partant d'une feuille blanche, rajouter des musiques et participer à la création d'une mise en scène !
En tout cas, si je vais mieux, j'espère pouvoir améliorer la qualité de l'écriture de mes chroniques et attirer ainsi plus de lecteurs. Améliorer aussi sa cohérence... Et puis en faire un témoignage fidèle sur la vie d'un schizophrène qui se soigne et n'assassine pas les gens dans la rue comme trop de monde sont prêt à le croire...
...En fait, ce qui ressort de cette incroyable expérience humaine, c'est que nous sommes des "superhéros" !
Cependant, ce n'est pas encore la fin de ce blog. Je vais sans doute continuer à y écrire régulièrement parce que j'en ai besoin et que c'est la seule forme d'écriture que je sache faire. Par contre, si j'arrivais à concrétiser mon rêve de passer à la fiction, il est clair que je passerais moins de temps ici. Je n'y suis pas encore, mais vu la réserve de résilience dont je suis capable au vu de ce que j'ai montré avec l'atelier théâtre, ce n'est pas à exclure.
J'ai déjà mes idées mais qui sont en constante évolution au gré de mes expériences et de mes fantasmes et que je ne préfère pas les dévoiler trop tôt. J'ai un brouillon pour ça. Peut-être ne sont-elles pas faites pour être concrétiser et rester à l'état de fantômes ? J'ai trop hâte de commencer une nouvelle saison de l'atelier théâtre en partant d'une feuille blanche, rajouter des musiques et participer à la création d'une mise en scène !
En tout cas, si je vais mieux, j'espère pouvoir améliorer la qualité de l'écriture de mes chroniques et attirer ainsi plus de lecteurs. Améliorer aussi sa cohérence... Et puis en faire un témoignage fidèle sur la vie d'un schizophrène qui se soigne et n'assassine pas les gens dans la rue comme trop de monde sont prêt à le croire...
...En fait, ce qui ressort de cette incroyable expérience humaine, c'est que nous sommes des "superhéros" !
vendredi 15 juin 2012
Débriefing
Ce matin, on a consacré la séance de l'atelier théâtre au débriefing du spectacle. Encore un peu trop chaud pour en parler avec objectivité. Chacun est intervenu à son tour pour donner ses impressions sur son ressentis avant, pendant et après la performance. Je remercie au passage cet autre patiente membre de l'atelier qui a gratifié la mienne de génial.
J'ai encore beaucoup de mal à prendre du recul sur ma prestation pour la juger de génial, mais j'ai beaucoup de mal à m'en remettre tant l'effort a été pour moi surhumain et mes progrès conséquents pour y arriver. C'est pour ça que j'ai du mal à en revenir à mon premier rôle d'Homme de la Maison parce que ma femme est tellement blasée de me voir faire des progrès qu'elle ne s'est pas rendue compte du canyon que j'ai franchi par cette représentation et trouve normal que je me remettes aux fourneaux dès mon retour, parce qu'après tout, ce n'est qu'un progrès de plus parmi des centaines d'autres !
D'ailleurs, pour en rester aux progrès, je crois que j'ai eu le déclic au niveau de la gestion de mes finances. A force de me faire des budgets avec elle, j'ai réussis à me constituer un plan de vol général chaque mois, que j'adapte en fonction de mes besoins, tout en évitant de trop prendre sur le compte épargne, genre pour se renflouer de dépenses de trop ! J'ai déjà mon petit programme pour le mois de juillet...
Celui ou celle qui me mettra sous curatelle n'est pas encore né(e) !
J'ai encore beaucoup de mal à prendre du recul sur ma prestation pour la juger de génial, mais j'ai beaucoup de mal à m'en remettre tant l'effort a été pour moi surhumain et mes progrès conséquents pour y arriver. C'est pour ça que j'ai du mal à en revenir à mon premier rôle d'Homme de la Maison parce que ma femme est tellement blasée de me voir faire des progrès qu'elle ne s'est pas rendue compte du canyon que j'ai franchi par cette représentation et trouve normal que je me remettes aux fourneaux dès mon retour, parce qu'après tout, ce n'est qu'un progrès de plus parmi des centaines d'autres !
D'ailleurs, pour en rester aux progrès, je crois que j'ai eu le déclic au niveau de la gestion de mes finances. A force de me faire des budgets avec elle, j'ai réussis à me constituer un plan de vol général chaque mois, que j'adapte en fonction de mes besoins, tout en évitant de trop prendre sur le compte épargne, genre pour se renflouer de dépenses de trop ! J'ai déjà mon petit programme pour le mois de juillet...
Celui ou celle qui me mettra sous curatelle n'est pas encore né(e) !
jeudi 14 juin 2012
On l'a fait !
Aujourd'hui, on a fait la fameuse représentation du spectacle que nous avions préparé dans le cadre de notre atelier théâtre à l'hôpital de jour. Un peu de stress, surtout la veille, quelques incidents mineurs, mais tout s'est finalement bien passé, y compris pour moi. Moi, contrairement aux autres, je n'avais pas de texte à réciter, mais en contrepartie j'avais des accessoires à disposer et de la figuration à faire qui ne rendaient mon rôle pas moins important que celui des autres.
Il paraît que j'ai été parfait. Je dis bien "il paraît" parce que moi, j'étais trop pris dans mon jeu pour voir si j'étais bien. Mais ils m'ont assuré que si. Alors je les crois ! Au moins, on n'aura pas répété pour rien... Demain, journée de débriefing avec le groupe. Pas pour distribuer les points, mais pour partager nos expériences de cette aventure collective.
Cela nous fera beaucoup de bien !
Il paraît que j'ai été parfait. Je dis bien "il paraît" parce que moi, j'étais trop pris dans mon jeu pour voir si j'étais bien. Mais ils m'ont assuré que si. Alors je les crois ! Au moins, on n'aura pas répété pour rien... Demain, journée de débriefing avec le groupe. Pas pour distribuer les points, mais pour partager nos expériences de cette aventure collective.
Cela nous fera beaucoup de bien !
mercredi 13 juin 2012
Les joies de la vie des associations culturelles
Hier soir, nous sommes allés à une réunion spéciale de notre association de photographes et de peindre. Le but était de fixer quelques règles écrites afin de s'éviter quelques ennuis lors des prochaines exposition de l'association.
Ces règles étaient en fait dirigées principalement contre une personne qui avait voulu exposer la dernière fois mais qui n'avait pas, de l'avis quasi général, le niveau, mais qui avait avait par ailleurs fait un scandale à cause de problèmes à l'accrochage qui avait fortement irrité le patron de l'association.
Il y avait d'autre part la crainte qu'un trop grand nombre d'artistes veuillent exposer avec nous, ce qui réduirait d'autant la place attribuée à chacun, ce qui semble en gêner certains...
On a donc décidé de créer un comité de sélection qui devra juger de la qualité des œuvres proposées à l'expo. J'avais très envie d'y participer, mais Hélène m'en a dissuadé, m'expliquant que j'étais trop influençable (c'est vrai) et qu'en cas de litige ou de désaccord, c'était trop facile de passer pour un méchant auprès des recalés : moins on se mouille, mieux on se porte !
Et puis il faut reconnaître qu'il faut aussi compter sur la personnalité du président qui a tout fait pour garder son droit à l'arbitraire ! Personnellement, je n'ai rien contre lui, nous sommes en bon termes et j'évite de le contrarier, ou, si je vois qu'il commence à l'être je reviens sur ce que je viens de dire parce que je sais qu'il est têtu.
Bref, voilà un court épisode de la vie d'une association culturelle...
Ces règles étaient en fait dirigées principalement contre une personne qui avait voulu exposer la dernière fois mais qui n'avait pas, de l'avis quasi général, le niveau, mais qui avait avait par ailleurs fait un scandale à cause de problèmes à l'accrochage qui avait fortement irrité le patron de l'association.
Il y avait d'autre part la crainte qu'un trop grand nombre d'artistes veuillent exposer avec nous, ce qui réduirait d'autant la place attribuée à chacun, ce qui semble en gêner certains...
On a donc décidé de créer un comité de sélection qui devra juger de la qualité des œuvres proposées à l'expo. J'avais très envie d'y participer, mais Hélène m'en a dissuadé, m'expliquant que j'étais trop influençable (c'est vrai) et qu'en cas de litige ou de désaccord, c'était trop facile de passer pour un méchant auprès des recalés : moins on se mouille, mieux on se porte !
Et puis il faut reconnaître qu'il faut aussi compter sur la personnalité du président qui a tout fait pour garder son droit à l'arbitraire ! Personnellement, je n'ai rien contre lui, nous sommes en bon termes et j'évite de le contrarier, ou, si je vois qu'il commence à l'être je reviens sur ce que je viens de dire parce que je sais qu'il est têtu.
Bref, voilà un court épisode de la vie d'une association culturelle...
mardi 12 juin 2012
Encore de la pluie !
Mon infirmier est arrivé sous des trombes d'eau et est reparti... sous la pluie ! Le chat quant à lui est sorti avant la pluie, a voulu rentrer à l'abri pour s'en protéger mais lorsqu'il a vu l'infirmier, il a fait son "sauvage" et est reparti sous l'averse. Entre les deux, quelques rayons de soleil.
Mon infirmier a vu la revue photo que je lisais en l'attendant puis les livres de technique dont je vous ferais la chronique lorsque j'aurais l'esprit plus libre, c'est à dire après la représentation de spectacle de l'atelier théâtre de l'hôpital de jour, jeudi.
J'en ai ensuite profité pour lui montrer mes travaux en cours, à savoir des natures mortes et des fleurs dans le jardin avec mes premières chromorphoses depuis des mois...
Je lui ai ensuite demander d'éclaircir son avis sur l'opportunité de faire l'ESAT. Il m'a répondu que ce qu'il fallait chercher en priorité mon épanouissement personnel, à savoir que si je me décidais à travailler dans un ESAT parce que j'en ressentais le besoin pour me sentir bien, il lançait tout de suite la procédure. Elle peut durer plus de deux ans... Aussi, vais-je faire la demande d'une visite pour voir si vraiment le coup de la lancer ou, si comme il semble le craindre, l'éloignement du "home sweet home" serait un trop gros sacrifice... Personnellement, comme je l'ai déjà dit, j'ai peur de perdre de l'élan vital à travailler dans un ESAT.
Il est reparti après m'avoir donné son prochain rendez-vous...
Mon infirmier a vu la revue photo que je lisais en l'attendant puis les livres de technique dont je vous ferais la chronique lorsque j'aurais l'esprit plus libre, c'est à dire après la représentation de spectacle de l'atelier théâtre de l'hôpital de jour, jeudi.
J'en ai ensuite profité pour lui montrer mes travaux en cours, à savoir des natures mortes et des fleurs dans le jardin avec mes premières chromorphoses depuis des mois...
Je lui ai ensuite demander d'éclaircir son avis sur l'opportunité de faire l'ESAT. Il m'a répondu que ce qu'il fallait chercher en priorité mon épanouissement personnel, à savoir que si je me décidais à travailler dans un ESAT parce que j'en ressentais le besoin pour me sentir bien, il lançait tout de suite la procédure. Elle peut durer plus de deux ans... Aussi, vais-je faire la demande d'une visite pour voir si vraiment le coup de la lancer ou, si comme il semble le craindre, l'éloignement du "home sweet home" serait un trop gros sacrifice... Personnellement, comme je l'ai déjà dit, j'ai peur de perdre de l'élan vital à travailler dans un ESAT.
Il est reparti après m'avoir donné son prochain rendez-vous...
lundi 11 juin 2012
Un nouveau problème de résolu !
J'y ai mis le temps, mais j'y suis arrivé... tout seul !
En effet, depuis son achat, je me plaignais d'un problème au niveau du plateau de mon trépied acheté en début d'année. Le plateau est la pièce qui permet de fixer un appareil photo sur un trépied par l'intermédiaire d'une visse entre cette pièce et le boîtier, et un système de bloc entre le plateau et la tête du trépied. Ce système permet de poser ou retirer rapidement l'appareil photo de celui-ci. Et donc, lorsqu'on acquiert un trépied, on laisse le plateau vissé à demeure afin d'éviter de fastidieuses séances de vissage lorsqu'on désire s'en servir.
Le plateau est recouvert d'une surface adhérente (je n'ai pas dit adhésive !) qui empêche l'appareil de tourner sur l'axe de la visse. C'est là qu'est intervenu le problème : le détaillant photographe qui me l'a vendu et installé avait le choix entre deux orientations du plateau. Il a choisis le mauvais, ce qui a empêché une adhérence suffisante au niveau de l'axe de vis et une instabilité dans certaines positions. En plus, comme l'axe était décalé, les commandes de la tête l'étaient aussi et l'ensemble était beaucoup moins pratique à utiliser !
Croyant à la fatalité (mon précédent trépied était pareil) je n'osais rien dire à Hélène, prêt à l'abandonner... jusqu'à hier où tentant de dévisser le plateau, je me suis aperçus de l'erreur d'orientation... une fois corrigé, tout était parfait ! Je vais donc pouvoir me remettre à la photo sur trépied en pleine possession de ses moyens... Les choses sérieuses commencent !
Passé le côté très anecdotique de cette histoire, ce que je cherche à montrer par celle-ci, c'est que malgré la maladie et en y mettant le temps, j'arrive à résoudre des problèmes tout seul comme je l'ai fait avec le fameux bug qui me rendait fou, ou comme ici. Il suffit simplement de ne pas s'affoler, et d'attendre, être patient, avec un peu de chance une illumination divine peut arriver !
En effet, depuis son achat, je me plaignais d'un problème au niveau du plateau de mon trépied acheté en début d'année. Le plateau est la pièce qui permet de fixer un appareil photo sur un trépied par l'intermédiaire d'une visse entre cette pièce et le boîtier, et un système de bloc entre le plateau et la tête du trépied. Ce système permet de poser ou retirer rapidement l'appareil photo de celui-ci. Et donc, lorsqu'on acquiert un trépied, on laisse le plateau vissé à demeure afin d'éviter de fastidieuses séances de vissage lorsqu'on désire s'en servir.
Le plateau est recouvert d'une surface adhérente (je n'ai pas dit adhésive !) qui empêche l'appareil de tourner sur l'axe de la visse. C'est là qu'est intervenu le problème : le détaillant photographe qui me l'a vendu et installé avait le choix entre deux orientations du plateau. Il a choisis le mauvais, ce qui a empêché une adhérence suffisante au niveau de l'axe de vis et une instabilité dans certaines positions. En plus, comme l'axe était décalé, les commandes de la tête l'étaient aussi et l'ensemble était beaucoup moins pratique à utiliser !
Croyant à la fatalité (mon précédent trépied était pareil) je n'osais rien dire à Hélène, prêt à l'abandonner... jusqu'à hier où tentant de dévisser le plateau, je me suis aperçus de l'erreur d'orientation... une fois corrigé, tout était parfait ! Je vais donc pouvoir me remettre à la photo sur trépied en pleine possession de ses moyens... Les choses sérieuses commencent !
Passé le côté très anecdotique de cette histoire, ce que je cherche à montrer par celle-ci, c'est que malgré la maladie et en y mettant le temps, j'arrive à résoudre des problèmes tout seul comme je l'ai fait avec le fameux bug qui me rendait fou, ou comme ici. Il suffit simplement de ne pas s'affoler, et d'attendre, être patient, avec un peu de chance une illumination divine peut arriver !
dimanche 10 juin 2012
Pensées inquiétantes
D'autres ont des voix qui leur intiment de faire des choses parfois anodines, parfois graves, et moi, ce sont des pensées obsessionnelles.
Par exemple hier, suite à un rêve, je me suis levé avec une sensation venant de l'extérieur -c'est très important cette sensation qu'elle vienne de l'extérieur sans quoi elle perdrait son caractère délirant !- qu'il fallait que je me crée un compte Twitter. Finalement je ne l'ai pas fait mais j'ai quand même téléchargé son application sur mon iPhone.
Une fois précédente, c'étaient mes fantasmes photographiques sur les systèmes flash où j'ai frôlé la correctionnelle en passant à deux doigts de passer à l'acte sans la bienveillance de ma femme. Ce matin, c'était mon objectif d'appareil photo qui allait fatalement être cassé (je vous rassure, cette hypothèse est hautement improbable vu comme j'en prends soins, ce qui en accentue le côté délirant...) et dont il fallait trouver une solution de remplacement en faisant mieux ciblé pour moins cher. J'y suis arrivé, mais c'est faisant mes recherches que je me suis rendu compte de leur versant délirant.
Ce type de délire étant souvent associé à des pulsions d'achat, on pourrait penser que c'est de la manie avec de grosses dépenses... sauf que non. Parce que souvent j'arrive, tout seul ou avec l'aide des autres, à me raisonner avant de passer à l'acte et que ça peut concerner d'autres domaines plus anodins. Par exemple, je peux me lever avec une forte envie de quelque chose... Twitter par exemple, ou alors plus anciens : faire de la peinture ou tel plat culinaire ! Et puis il faut également remarquer que ces pulsions naissent souvent de rêves prescripteurs, et ça, c'est très délirant !
Par exemple hier, suite à un rêve, je me suis levé avec une sensation venant de l'extérieur -c'est très important cette sensation qu'elle vienne de l'extérieur sans quoi elle perdrait son caractère délirant !- qu'il fallait que je me crée un compte Twitter. Finalement je ne l'ai pas fait mais j'ai quand même téléchargé son application sur mon iPhone.
Une fois précédente, c'étaient mes fantasmes photographiques sur les systèmes flash où j'ai frôlé la correctionnelle en passant à deux doigts de passer à l'acte sans la bienveillance de ma femme. Ce matin, c'était mon objectif d'appareil photo qui allait fatalement être cassé (je vous rassure, cette hypothèse est hautement improbable vu comme j'en prends soins, ce qui en accentue le côté délirant...) et dont il fallait trouver une solution de remplacement en faisant mieux ciblé pour moins cher. J'y suis arrivé, mais c'est faisant mes recherches que je me suis rendu compte de leur versant délirant.
Ce type de délire étant souvent associé à des pulsions d'achat, on pourrait penser que c'est de la manie avec de grosses dépenses... sauf que non. Parce que souvent j'arrive, tout seul ou avec l'aide des autres, à me raisonner avant de passer à l'acte et que ça peut concerner d'autres domaines plus anodins. Par exemple, je peux me lever avec une forte envie de quelque chose... Twitter par exemple, ou alors plus anciens : faire de la peinture ou tel plat culinaire ! Et puis il faut également remarquer que ces pulsions naissent souvent de rêves prescripteurs, et ça, c'est très délirant !
samedi 9 juin 2012
Marathon de lecture
Hier, j'ai reçus ma commande de livres acheté sur Internet. Étant seul l'après-midi, j'en ai profité pour lire le premier d'entre eux. Je lui consacrerai une critique plus tard.
Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est le fait que je l'ai lu d'une seule traite avec pour seules interruptions les repas et les journaux du soir. Je l'ai finis le soir, juste à temps pour me coucher à une heure pas trop tardive.
Ce qu'il faut en retenir, c'est que j'ai retrouvé ma pleine capacité de lecture. Certes, sans doute pas la même endurance que lorsque j'étais étudiant, mais beaucoup plus que depuis ces nombreuses années de maladie où je ne lisais qu'au compte goutte. Et le mieux, c'est que j'ai l'air de progresser, en quantité et sur la durée !
C'est bon signe. Cela confirme mon mieux être global et que je marque des points contre la maladie !
Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est le fait que je l'ai lu d'une seule traite avec pour seules interruptions les repas et les journaux du soir. Je l'ai finis le soir, juste à temps pour me coucher à une heure pas trop tardive.
Ce qu'il faut en retenir, c'est que j'ai retrouvé ma pleine capacité de lecture. Certes, sans doute pas la même endurance que lorsque j'étais étudiant, mais beaucoup plus que depuis ces nombreuses années de maladie où je ne lisais qu'au compte goutte. Et le mieux, c'est que j'ai l'air de progresser, en quantité et sur la durée !
C'est bon signe. Cela confirme mon mieux être global et que je marque des points contre la maladie !
vendredi 8 juin 2012
Le chat
S'il y a bien un membre de ma petite famille qui se fait remarquer par sa grande discrétion, c'est bien mon chat, A.
C'est un chat de race mais qui ne peut pas faire d'expo à cause d'un défaut esthétique qui ne l'est que pour les juges de concours et les éleveurs dont je ne fais pas partie. En fait, le seul intérêt de ce défaut a été qu'il nous a été vendu moins cher qu'un chat esthétiquement parfait...
A., c'est d'abord un regard bleuté. C'est rien que pour ça que je l'ai pris. Ma femme a peut-être pris en compte sa race pour se décider, mais moi, c'est sur la seule foi de son regard si humain que j'ai convenu de le prendre, et rien d'autre. De temps en temps, sans chercher à égaler les grands maîtres de la photo animalière, j'aime bien le saisir à grande ouverture pour ne conserver de net que ses yeux...
Nous l'avons depuis janvier 2006. Il est donc né en 2005, l'année du A. comme en témoigne son initiale. Il a beaucoup pâtit de la concurrence avec son compagnon canin plus extravertis. Conjugué au fait que j'étais trop mal pour répondre à ses appels de câlins, j'ai perdus de nombreuses années de complicité à le croiser sans le voir.
Maintenant qu'il a un jardin et que je vais mieux, la donne a changé : il est plus heureux et je suis plus sensible à ses appels. Souvent, ils sont intéressés lorsqu'il a sa gamelle de croquettes vide. Mais ce serait malhonnête de ne les réduire qu'à ça : tout à l'heure il est venu me chercher alors que je lisais uniquement et je dis bien uniquement pour que je le câline ! Enfin, d'autres fois on ne peut pas dire que soit complètement désintéressé ou totalement intéressé : c'est juste devenus son petit rituel à lui de demander son petit câlin avant de manger un petit peu...
J'y aurais mis le temps, mais je suis enfin en phase avec mon chat !
C'est un chat de race mais qui ne peut pas faire d'expo à cause d'un défaut esthétique qui ne l'est que pour les juges de concours et les éleveurs dont je ne fais pas partie. En fait, le seul intérêt de ce défaut a été qu'il nous a été vendu moins cher qu'un chat esthétiquement parfait...
A., c'est d'abord un regard bleuté. C'est rien que pour ça que je l'ai pris. Ma femme a peut-être pris en compte sa race pour se décider, mais moi, c'est sur la seule foi de son regard si humain que j'ai convenu de le prendre, et rien d'autre. De temps en temps, sans chercher à égaler les grands maîtres de la photo animalière, j'aime bien le saisir à grande ouverture pour ne conserver de net que ses yeux...
Nous l'avons depuis janvier 2006. Il est donc né en 2005, l'année du A. comme en témoigne son initiale. Il a beaucoup pâtit de la concurrence avec son compagnon canin plus extravertis. Conjugué au fait que j'étais trop mal pour répondre à ses appels de câlins, j'ai perdus de nombreuses années de complicité à le croiser sans le voir.
Maintenant qu'il a un jardin et que je vais mieux, la donne a changé : il est plus heureux et je suis plus sensible à ses appels. Souvent, ils sont intéressés lorsqu'il a sa gamelle de croquettes vide. Mais ce serait malhonnête de ne les réduire qu'à ça : tout à l'heure il est venu me chercher alors que je lisais uniquement et je dis bien uniquement pour que je le câline ! Enfin, d'autres fois on ne peut pas dire que soit complètement désintéressé ou totalement intéressé : c'est juste devenus son petit rituel à lui de demander son petit câlin avant de manger un petit peu...
J'y aurais mis le temps, mais je suis enfin en phase avec mon chat !
jeudi 7 juin 2012
Homme au foyer ou employé en milieu protégé ?
Ma femme rêve que je travaille dans un Esat, c'est à dire dans centre pour travailleurs handicapés comme moi. Pas moi. Moi, je rêve de gagner mon argent de poche en me consacrant à l'entretient de la maison que nous habitons, en commençant par faire la cuisine, le ménage, puis en terminant par le jardin et la lessive.
Chaque proposition a ses avantages et ses inconvénients. La première a pour elle le fait de ramener un vrai salaire et de me donner un statut social. Par contre, ce travail est fatiguant, peu gratifiant quoique, et m'éloignerait de mon home sweet home. La seconde est tout l'inverse : pas de salaire, pas de statut social, un encouragement à l'oisiveté et le manque de sorties de ma tour d'ivoire. Pourtant pour moi, ce sont les avantages qui l'emportent, à savoir le plaisir de vivre dans une maison et de son jardin bien entretenus en y mettant le temps et une vie à mon propre rythme, sans oublier le côté thérapeutique qu'a cette forme de vie déjà évoquée il y a quelques jours...
Hélène me chauffe parfois les oreilles, elle et les autres, à vouloir absolument que je travail malgré mon handicap alors que même en milieu protégé c'est aussi difficile pour des raisons propres et différentes qu'en milieu ordinaire. J'en veux pour preuve l'histoire de son demi-frère également schizophrène... Ça ne me fait vraiment pas rêver et j'ai peur d'y perdre mon âme et ma créativité artistique qui même si ce n'est qu'un loisir, pèse plus lourd pour moi dans la balance de la reconnaissance qu'un emploi dans les anciens CAT ! Je préfère ainsi être artiste amateur que travailleur pour la façade sans faire illusion...
...sans compter les problèmes de logistique que cela implique ! Par exemple pour se rendre au centre de travail. Et puis si tous les deux travaillons, qui fera la cuisine et le ménage ? J'en fait une bonne partie, pas la totalité, mais ce que je fais soulage suffisamment Hélène pour qu'elle puisse se consacrer pleinement à son travail sans s'angoisser sur qui va passer l'aspirateur : si elle est trop fatiguée pour le faire, je ne discute pas trop (enfin...) et je le fais ! D'autre part, je n'aurais plus le temps de m'occuper du jardin alors que je m'y retrouve pleinement et que c'est pour moi une activité plus thérapeutique que de faire de la manutention façon usine d'un Esat !
Je ne connais pas tous les avis de mes soignants à ce sujet mais je crois que mon infirmier du CMP est plutôt dans mon camp...
Chaque proposition a ses avantages et ses inconvénients. La première a pour elle le fait de ramener un vrai salaire et de me donner un statut social. Par contre, ce travail est fatiguant, peu gratifiant quoique, et m'éloignerait de mon home sweet home. La seconde est tout l'inverse : pas de salaire, pas de statut social, un encouragement à l'oisiveté et le manque de sorties de ma tour d'ivoire. Pourtant pour moi, ce sont les avantages qui l'emportent, à savoir le plaisir de vivre dans une maison et de son jardin bien entretenus en y mettant le temps et une vie à mon propre rythme, sans oublier le côté thérapeutique qu'a cette forme de vie déjà évoquée il y a quelques jours...
Hélène me chauffe parfois les oreilles, elle et les autres, à vouloir absolument que je travail malgré mon handicap alors que même en milieu protégé c'est aussi difficile pour des raisons propres et différentes qu'en milieu ordinaire. J'en veux pour preuve l'histoire de son demi-frère également schizophrène... Ça ne me fait vraiment pas rêver et j'ai peur d'y perdre mon âme et ma créativité artistique qui même si ce n'est qu'un loisir, pèse plus lourd pour moi dans la balance de la reconnaissance qu'un emploi dans les anciens CAT ! Je préfère ainsi être artiste amateur que travailleur pour la façade sans faire illusion...
...sans compter les problèmes de logistique que cela implique ! Par exemple pour se rendre au centre de travail. Et puis si tous les deux travaillons, qui fera la cuisine et le ménage ? J'en fait une bonne partie, pas la totalité, mais ce que je fais soulage suffisamment Hélène pour qu'elle puisse se consacrer pleinement à son travail sans s'angoisser sur qui va passer l'aspirateur : si elle est trop fatiguée pour le faire, je ne discute pas trop (enfin...) et je le fais ! D'autre part, je n'aurais plus le temps de m'occuper du jardin alors que je m'y retrouve pleinement et que c'est pour moi une activité plus thérapeutique que de faire de la manutention façon usine d'un Esat !
Je ne connais pas tous les avis de mes soignants à ce sujet mais je crois que mon infirmier du CMP est plutôt dans mon camp...
Ray Bradbury
S'il y avait un avis de décès de personnage célèbre que je ne voulais pas rater, c'était bien celle-ci : celle de Ray Bradbury. C'est donc par une dépêche des Inrocks sur mon iPhone confirmée ensuite sur Facebook que je l'ai apprise...
Si cette disparition m'attriste tant, c'est parce que Ray Bradbury a été mon premier écrivain préféré. C'est lui qui m'a initié à la Science-Fiction et à la littérature en général. C'est par lui que tout a commencé, avec Fahrenheit 451 et les Chroniques Martiennes. Puis tous les autres ouvrages publiés dans la très belle et regrettée collection Présence du Futur de Denoël, remplacée par la suite par la bien fade Folio SF. A l'époque, j'avais entrepris de faire la collection de tous ses livres publiés en Poche et en Français. Je crois que j'avais presque réussis...
Lui même ne se considérait pas comme un véritable auteur de Science-Fiction, et c'est vrai qu'à part quelques ouvrages, c'était surtout un auteur de fantastique ou de général, et que finalement ce serait réducteur de ne le réduire qu'à ce genre ! En fait, je crois que c'était plus qu'un auteur de genre... c'était un géant de la littérature en général !
Si cette disparition m'attriste tant, c'est parce que Ray Bradbury a été mon premier écrivain préféré. C'est lui qui m'a initié à la Science-Fiction et à la littérature en général. C'est par lui que tout a commencé, avec Fahrenheit 451 et les Chroniques Martiennes. Puis tous les autres ouvrages publiés dans la très belle et regrettée collection Présence du Futur de Denoël, remplacée par la suite par la bien fade Folio SF. A l'époque, j'avais entrepris de faire la collection de tous ses livres publiés en Poche et en Français. Je crois que j'avais presque réussis...
Lui même ne se considérait pas comme un véritable auteur de Science-Fiction, et c'est vrai qu'à part quelques ouvrages, c'était surtout un auteur de fantastique ou de général, et que finalement ce serait réducteur de ne le réduire qu'à ce genre ! En fait, je crois que c'était plus qu'un auteur de genre... c'était un géant de la littérature en général !
mercredi 6 juin 2012
Jardin thérapeutique
Donc hier j'ai étrenné ma nouvelle débroussailleuse. J'aime bien de vocable "d'étrenner" parce qu'elle a couté à ma belle-mère autant qu'un cadeau de Noël, et que c'était donc un peu Noël pour moi, une telle fête pour moi au point que j'aurais envie d'en faire des poèmes néoréalistes soviétiques... que je vous épargnerai !
Le fait est que j'avais besoin de prouver que je n'avais pas fait des pieds et des mains dans le but de l'avoir pour rien. C'est donc après avoir connu des problèmes de faux contacts avec l'alimentation de mes enceintes pour iPod et iPhone, et après être ressortis très insatisfait d'une tentative de séance de prise de vue en extérieur au trépied que je me suis lancé dans une séance de fauchage à la débroussailleuse. La mention de ces deux échecs précédents est importante à noter, parce que je ne voulais pas terminer ma journée sur ces deux constats décevants. Il fallait donc que je passe la débroussailleuse, sachant que la météo risquait d'être défavorable les jours suivants...
Je me suis donc équipé et j'ai démarré l'engin. La suite (démarrage compris) n'a été qu'un jeu d'enfant. Je me suis régalé à faucher l'herbe pas seulement sur les bordures mais dans des zones que je ne veux pas refaire à la tondeuse, et le tout sans perte de temps significatif. Par contre, l'engin était beaucoup moins lourd que ceux de mon père et que la tondeuse, ce qui fait que mon dos n'a pratiquement pas souffert. J'en suis donc ressortis bien moins avarié que si j'avais tondus cette parcelle de l'autre manière...
Tout ça pour vous dire que je suis fier de moi (si vous ne l'avez pas encore remarqué, c'est que vous êtes autiste) de l'avoir passé tout seul comme un grand et sans être encadré par un parent ou un ami mais aussi parce que j'ai eu le sentiment de m'approprier le jardin. C'était en quelque sorte une condition non-écrite du contrat d'entretien de celui-ci parce que j'estime (d'autres diront "décrète") qu'un parc planté de massifs de fleurs et d'arbres fruitiers ou non, s'entretient avec deux instruments essentiels : une tondeuse et une débroussailleuse. La tondeuse, on l'avait héritée de l'ancienne propriétaire. Elle est très bien (on ne va pas chipoter vu ce qu'elle nous coûté, c'est à dire rien ) mais un peu lourde et pas très maniable. Je ne pouvais donc me passer du second instrument pour les finitions.
En la passant hier, j'ai donc démontré que d'une part ce n'était pas un caprice (heureusement à ce prix) et qu'elle était bel et bien complémentaire de la tondeuse. Mais tout ce baratin serait vain si je ne disais pas l'essentiel : c'est que par cet acte je prends soin de mon jardin, l'entretient et l'investis ! C'est très important parce que le négliger et le laisser en friche aurait été un très mauvais signe envoyé à mes proches et mes soignants qui voient tout, et accessoirement déprécierait la maison.
Ce n'est pas facile d'entretenir un parc quand on toujours vécu dans un appartement depuis qu'on a quitté je jardin familiale. Dans ce dernier, on est toujours encadré par des adultes et l'initiative vient principalement d'eux. En m'occupent du parc, je prends donc acte que je suis l'un d'entre eux et que le jardin a le même statut que les enfants et les animaux de compagnie, c'est à dire qu'ils sont sous ma responsabilité... pour le meilleur et pour le pire !
Après m'être donc attaché au gros œuvre motorisé, il me reste donc à apprivoiser le petit œuvre, c'est à dire les petites plantations de fleurs ou d'arbres fruitiers, en passant par les framboisiers et les fraisiers. Heureusement, pour ça j'ai le livre que m'a offert ma sœur à Noël dernier sur lequel j'ai appris par exemple que les fraisiers se plantaient à l'automne pour compléter ceux qu'on a déjà.
C'est plus difficile que de passer la tondeuse ou la débroussailleuse mais c'est aussi gratifiant et je ne désespère pas d'atteindre ce stade ! Ainsi, ce jardin me servira de véritable thérapie, d'où le titre de cet article... :-)
Le fait est que j'avais besoin de prouver que je n'avais pas fait des pieds et des mains dans le but de l'avoir pour rien. C'est donc après avoir connu des problèmes de faux contacts avec l'alimentation de mes enceintes pour iPod et iPhone, et après être ressortis très insatisfait d'une tentative de séance de prise de vue en extérieur au trépied que je me suis lancé dans une séance de fauchage à la débroussailleuse. La mention de ces deux échecs précédents est importante à noter, parce que je ne voulais pas terminer ma journée sur ces deux constats décevants. Il fallait donc que je passe la débroussailleuse, sachant que la météo risquait d'être défavorable les jours suivants...
Je me suis donc équipé et j'ai démarré l'engin. La suite (démarrage compris) n'a été qu'un jeu d'enfant. Je me suis régalé à faucher l'herbe pas seulement sur les bordures mais dans des zones que je ne veux pas refaire à la tondeuse, et le tout sans perte de temps significatif. Par contre, l'engin était beaucoup moins lourd que ceux de mon père et que la tondeuse, ce qui fait que mon dos n'a pratiquement pas souffert. J'en suis donc ressortis bien moins avarié que si j'avais tondus cette parcelle de l'autre manière...
Tout ça pour vous dire que je suis fier de moi (si vous ne l'avez pas encore remarqué, c'est que vous êtes autiste) de l'avoir passé tout seul comme un grand et sans être encadré par un parent ou un ami mais aussi parce que j'ai eu le sentiment de m'approprier le jardin. C'était en quelque sorte une condition non-écrite du contrat d'entretien de celui-ci parce que j'estime (d'autres diront "décrète") qu'un parc planté de massifs de fleurs et d'arbres fruitiers ou non, s'entretient avec deux instruments essentiels : une tondeuse et une débroussailleuse. La tondeuse, on l'avait héritée de l'ancienne propriétaire. Elle est très bien (on ne va pas chipoter vu ce qu'elle nous coûté, c'est à dire rien ) mais un peu lourde et pas très maniable. Je ne pouvais donc me passer du second instrument pour les finitions.
En la passant hier, j'ai donc démontré que d'une part ce n'était pas un caprice (heureusement à ce prix) et qu'elle était bel et bien complémentaire de la tondeuse. Mais tout ce baratin serait vain si je ne disais pas l'essentiel : c'est que par cet acte je prends soin de mon jardin, l'entretient et l'investis ! C'est très important parce que le négliger et le laisser en friche aurait été un très mauvais signe envoyé à mes proches et mes soignants qui voient tout, et accessoirement déprécierait la maison.
Ce n'est pas facile d'entretenir un parc quand on toujours vécu dans un appartement depuis qu'on a quitté je jardin familiale. Dans ce dernier, on est toujours encadré par des adultes et l'initiative vient principalement d'eux. En m'occupent du parc, je prends donc acte que je suis l'un d'entre eux et que le jardin a le même statut que les enfants et les animaux de compagnie, c'est à dire qu'ils sont sous ma responsabilité... pour le meilleur et pour le pire !
Après m'être donc attaché au gros œuvre motorisé, il me reste donc à apprivoiser le petit œuvre, c'est à dire les petites plantations de fleurs ou d'arbres fruitiers, en passant par les framboisiers et les fraisiers. Heureusement, pour ça j'ai le livre que m'a offert ma sœur à Noël dernier sur lequel j'ai appris par exemple que les fraisiers se plantaient à l'automne pour compléter ceux qu'on a déjà.
C'est plus difficile que de passer la tondeuse ou la débroussailleuse mais c'est aussi gratifiant et je ne désespère pas d'atteindre ce stade ! Ainsi, ce jardin me servira de véritable thérapie, d'où le titre de cet article... :-)
mardi 5 juin 2012
Amazon et Big Brother
J'adore la politique commerciale d'Amazon, le célèbre libraire en ligne et plus que ça...
Cela fait en effet plusieurs jours que j'écume leur site sur internet et sur mon iPhone via leur application dédiée pour y rechercher des livres techniques sur la photo. Bien entendu, à chaque fois que je trouve un livre qui m'intéresse, je le mets dans ma liste d'envie afin de pouvoir le comparer aux autres avant de faire mon choix définitif et commander les deux ou trois que mon budget m'autorise.
Ce système est très pratique s'il en est... sauf qu'il m'oblige à m'identifier et donc à laisser des traces exploitables par leurs services commerciaux ! Et c'est donc justement ce qu'ils font en m'envoyant des mails ciblés sur les livres photos comme hier et aujourd'hui. J'en suis donc à mon deuxième sur les livres de technique photo...
Amazon, Big Brother est ton ami !
Cela fait en effet plusieurs jours que j'écume leur site sur internet et sur mon iPhone via leur application dédiée pour y rechercher des livres techniques sur la photo. Bien entendu, à chaque fois que je trouve un livre qui m'intéresse, je le mets dans ma liste d'envie afin de pouvoir le comparer aux autres avant de faire mon choix définitif et commander les deux ou trois que mon budget m'autorise.
Ce système est très pratique s'il en est... sauf qu'il m'oblige à m'identifier et donc à laisser des traces exploitables par leurs services commerciaux ! Et c'est donc justement ce qu'ils font en m'envoyant des mails ciblés sur les livres photos comme hier et aujourd'hui. J'en suis donc à mon deuxième sur les livres de technique photo...
Amazon, Big Brother est ton ami !
lundi 4 juin 2012
Dernières cerises
Ce matin, j'ai mangé les dernières cerises de la saison de notre cerisier. Les autres sont inaccessibles. Donc pas la peine de tenter le diable en essayant de les attraper. C'était la fin du séjour de ma belle-mère chez nous, enfin presque parce qu'elle dormait à l'hôtel. Et heureusement d'ailleurs parce que sinon j'aurais craqué ! J'ai beaucoup de mal à supporter la présence d'étrangers dans mon chez moi sur de longues périodes : ça me rend irritable.
Lorsque l'ambulancier est arrivé, je lui ai dit au revoir, non sans oublier avant de lui rembourser l'avance qu'elle m'avait faite des disques commandés chez Paradis Total. Il en va de ces paradoxes chez elle qu'elle est capable, après avoir demandé ces 25€ de te payer les vêtements ou des chaussures bien plus chers, ou sinon de l'outillage de jardin à 500€ comme la débroussailleuse. La raison est cependant simple : la musique est futile et dispensable, alors que le reste ne l'est pas et que c'est une manière de garder la main sur nous.
Ainsi, comment voulez-vous que je sois crédible en disant qu'elle est envahissante après avoir parlé de son coup de la débroussailleuse ? -Je passe forcément pour un méchant si je dis qu'elle est insupportable ! Et elle peut donc se poser en victime ! C'est là tout l'art de sa perversion...
Lorsque l'ambulancier est arrivé, je lui ai dit au revoir, non sans oublier avant de lui rembourser l'avance qu'elle m'avait faite des disques commandés chez Paradis Total. Il en va de ces paradoxes chez elle qu'elle est capable, après avoir demandé ces 25€ de te payer les vêtements ou des chaussures bien plus chers, ou sinon de l'outillage de jardin à 500€ comme la débroussailleuse. La raison est cependant simple : la musique est futile et dispensable, alors que le reste ne l'est pas et que c'est une manière de garder la main sur nous.
Ainsi, comment voulez-vous que je sois crédible en disant qu'elle est envahissante après avoir parlé de son coup de la débroussailleuse ? -Je passe forcément pour un méchant si je dis qu'elle est insupportable ! Et elle peut donc se poser en victime ! C'est là tout l'art de sa perversion...
dimanche 3 juin 2012
Brut de raw
Ce que j'aime bien avec un appareil photo du niveau du mien, c'est que les raw sont suffisamment propre pour être directement exportables sans passer par l'onglet "développement" de Lightroom. Cet onglet peut donc être réservé à la création d'une subjectivité parallèle à celle exprimée par les raw au lieu de courir après ou essayer de restaurer une réalité mise à mal par la captation de la vue sur le capteur, voire la compression si on travail en JPG.
C'est donc là tout l'intérêt d'investir dans du matériel haut de gamme, ce que je n'avais pas avec mon ancien appareil ! (sans message subliminal de ma part, notez-le !)
C'est donc là tout l'intérêt d'investir dans du matériel haut de gamme, ce que je n'avais pas avec mon ancien appareil ! (sans message subliminal de ma part, notez-le !)
Fatigue nerveuse
Petit coup de blues et du week-end. Les gens se demande pourquoi Hélène et moi ne profitons pas du week-end pour sortir... mais la réponse est, en ce qui me concerne parce que je ne me risquerais pas à parler en son nom, simplement parce que nerveusement je ne tiens pas ! Déjà que faire les courses tous les quinze jours m'épuise, alors faire en plus des randonnées ou des sites touristiques, non. A tout casser les magasins dans une grande ville une fois par mois, mais le reste non.
Et lorsque je suis fatigué, je suis rapidement irritable, Hélène subit ou me renvoie à la figure ma colère, on se dispute et on passe une mauvaise journée !
Ma maladie et son traitement me fatiguent énormément. Si je n'ai pas mon quotas de repos nécessaire, je craque nerveusement. C'est ainsi que le meilleurs repos pour moi, en dehors de mes longues heures de sommeil la nuit, c'est, le jour de lire en écoutant de la musique. Et si je ne trouve pas de temps pour le faire, je ne me sens pas bien, c'est comme si je ratais une prise de médicaments !
Après, exceptionnellement avec des invité pourquoi pas, mais je ne pourrais pas tenir longtemps avec de la compagnie 24h/24 chez moi sans couper avec mes habitudes. A la limite, c'est plus facile quand c'est moi qui vais chez les autres. Pas parce que je suis un pique assiette (je suis un trop mauvais client à table) mais parce que la cassure avec mon quotidien est plus franche !
Et lorsque je suis fatigué, je suis rapidement irritable, Hélène subit ou me renvoie à la figure ma colère, on se dispute et on passe une mauvaise journée !
Ma maladie et son traitement me fatiguent énormément. Si je n'ai pas mon quotas de repos nécessaire, je craque nerveusement. C'est ainsi que le meilleurs repos pour moi, en dehors de mes longues heures de sommeil la nuit, c'est, le jour de lire en écoutant de la musique. Et si je ne trouve pas de temps pour le faire, je ne me sens pas bien, c'est comme si je ratais une prise de médicaments !
Après, exceptionnellement avec des invité pourquoi pas, mais je ne pourrais pas tenir longtemps avec de la compagnie 24h/24 chez moi sans couper avec mes habitudes. A la limite, c'est plus facile quand c'est moi qui vais chez les autres. Pas parce que je suis un pique assiette (je suis un trop mauvais client à table) mais parce que la cassure avec mon quotidien est plus franche !
samedi 2 juin 2012
Shopping dès le matin
Aujourd'hui, avant le restaurant avec ma belle-mère aura été une journée shopping !
Le plus romantique a sans doute été l'achat du matin, à savoir une débroussailleuse avec tête interchangeable fil et lame pour faire les bordures et contours des arbres moins faciles à faire avec une tondeuse, voire périlleux. Dommage que l'URSS soit tombé, parce que j'aurais volontiers écris une ode à cet indispensable outil de jardin si ardemment désiré mais qui s'est si longtemps refusé à moi faute d'accord du ministère des finances qui est, il est vrai intraitable. Si j'ai obtenus gains de cause, c'est uniquement parce que j'ai obtenu une aide extérieure venant de ma belle-mère qui en mère soucieuse de la santé mentale de sa fille (sans jeu de mots !) a accepté de me débloqué les fonds... sauvé !
Les autres achats de la journée ont eu lieu l'après-midi dans une oasis urbaine au milieu de ce désert rural et sidéral et qui tient lieu de chef lieu de notre cher département. Je me suis payé un livre de cuisine écrit par J.P. Coffe pour m'aider dans la cuisine quotidienne... Le reste, ce sont des vêtements et des chaussures d'été pour ma femme et moi et financés par la future remplaçante de la chancelière allemande, du moins celle que les Grecs préfèreraient voire à sa place et que je n'ai pas besoin de vous présenter si je vous dis que c'est la même que la débroussailleuse...
Bon, on n'a pas fait de folie malgré tout, mais on a tout de même eu un peu de mal à me trouver de nouvelles chaussures d'été. On y est finalement arrivé, et une fois payées, j'ai mis les neuves tandis que ma belle-mère demandait à la vendeuse de mettre mes anciennes... à la poubelle ! C'est dire...
Le plus romantique a sans doute été l'achat du matin, à savoir une débroussailleuse avec tête interchangeable fil et lame pour faire les bordures et contours des arbres moins faciles à faire avec une tondeuse, voire périlleux. Dommage que l'URSS soit tombé, parce que j'aurais volontiers écris une ode à cet indispensable outil de jardin si ardemment désiré mais qui s'est si longtemps refusé à moi faute d'accord du ministère des finances qui est, il est vrai intraitable. Si j'ai obtenus gains de cause, c'est uniquement parce que j'ai obtenu une aide extérieure venant de ma belle-mère qui en mère soucieuse de la santé mentale de sa fille (sans jeu de mots !) a accepté de me débloqué les fonds... sauvé !
Les autres achats de la journée ont eu lieu l'après-midi dans une oasis urbaine au milieu de ce désert rural et sidéral et qui tient lieu de chef lieu de notre cher département. Je me suis payé un livre de cuisine écrit par J.P. Coffe pour m'aider dans la cuisine quotidienne... Le reste, ce sont des vêtements et des chaussures d'été pour ma femme et moi et financés par la future remplaçante de la chancelière allemande, du moins celle que les Grecs préfèreraient voire à sa place et que je n'ai pas besoin de vous présenter si je vous dis que c'est la même que la débroussailleuse...
Bon, on n'a pas fait de folie malgré tout, mais on a tout de même eu un peu de mal à me trouver de nouvelles chaussures d'été. On y est finalement arrivé, et une fois payées, j'ai mis les neuves tandis que ma belle-mère demandait à la vendeuse de mettre mes anciennes... à la poubelle ! C'est dire...
vendredi 1 juin 2012
L'autre quête
Alors voyons un peu : à chaque fois que j'obtiens quelque chose, j'en désire intensément une nouvelle jusqu'à l'obtenir et en désirer une nouvelle comme un tonneau des Danaïdes...
C'est comme ça depuis trente ans, mes proches en sont témoins. Il faudrait sans doute une bonne cure analytique pour en démêler les tenants et les aboutissants. Il y a probablement un manque, un vide à combler à l'origine. Ce vide doit prendre son origine dans mon enfance alors que j'étais frustré de ne pas recevoir ce que j'attendais de mes parents. Puis ce vide a dû se muer en quête existentielle dans lequel je n'arrive pas à me satisfaire de ce que j'ai comme si rien n'était assez bien. Ou alors la comparaison avec les autres, ou la frustration de ne pas avoir mieux comme signe de richesse.
C'est d'autant plus criant depuis que mes revenus propres ont baissé : les biens que je possède ou pas encore sont l'enjeu de tensions énormes comme si je voulais posséder un maximum de choses avant ma mort. Parce qu'il s'agit bien d'une quête contre la mort ! - Je possède, donc je vis...
C'est comme ça depuis trente ans, mes proches en sont témoins. Il faudrait sans doute une bonne cure analytique pour en démêler les tenants et les aboutissants. Il y a probablement un manque, un vide à combler à l'origine. Ce vide doit prendre son origine dans mon enfance alors que j'étais frustré de ne pas recevoir ce que j'attendais de mes parents. Puis ce vide a dû se muer en quête existentielle dans lequel je n'arrive pas à me satisfaire de ce que j'ai comme si rien n'était assez bien. Ou alors la comparaison avec les autres, ou la frustration de ne pas avoir mieux comme signe de richesse.
C'est d'autant plus criant depuis que mes revenus propres ont baissé : les biens que je possède ou pas encore sont l'enjeu de tensions énormes comme si je voulais posséder un maximum de choses avant ma mort. Parce qu'il s'agit bien d'une quête contre la mort ! - Je possède, donc je vis...
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