Ce qui me surprend lorsque je parle avec les personnels soignants qui s'occupent de moi de notre voyage à New York, c'est qu'ils ne le prennent pas mal. Au contraire : ils le voient comme un projet positif, un expérience de vie qui me sort du train train quotidien de la maladie.
S'ils donnent l'air envieux, je pense que c'est surtout pour me faire comprendre l'importance de ce voyage et me dire qu'on n'en refait pas deux comme ça dans la vie. Il faut donc que j'en profite au maximum, quitte à dépenser un peu.
La dépense, c'est justement le reproche que j'attendais le plus de leur part. Or il n'en n'est rien. J'ai tellement été éduqué dans l'interdit du superflue avec une notion très large de ce dernier que j'en viens même à culpabiliser de dépenser de l'argent pour un voyage. Pourtant mon frère et ma sœur ont eux-même fait leur voyage initiatique, au Canada pour l'un, en Terre Sainte pour l'autre et à Rome pour les deux !
Des trois, je serais même celui qui a le moins voyagé, à part à Prague mais c'était un voyage de noces, donc obligatoire...
Toujours est-il que je me serait attendu à ce que les infirmiers et les psys que je vois me disent que ce n'est pas bien de tout claquer dans un voyage dans une ville si chère... Au lieu de cela, ils m'encouragent plutôt deux fois qu'une à partir !
La raison en est simple : voyager, c'est se confronter à la vie réelle avec ses aléas, ses impondérables et ses imprévus, bref, c'est thérapeutique et c'est pour ça qu'ils cautionnent le voyage !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire