dimanche 11 mars 2012

Renaissance ?

Décidément, ce livre de Kawakami me pousse plus qu'aucun autre à l'introspection.

Je vous disais hier qu'en le lisant, je m'étais rendu compte que ma vrai mort datait de 2004 et non de l'instant présent. Aujourd'hui, c'est en en lisant quelques pages que je me rend compte, indépendamment du fil de l'histoire, par ailleurs toujours aussi sublime, que mon vrai problème, c'est la renaissance !

En effet, depuis que j'ai décompensé je cherche des voies de rédemption et de renaissance. Ces voies, elles sont connues : l'écriture et la photo pour ce qui est du loisir, l'hôpital de jour pour la thérapie, et éventuellement, mais peu probablement, le travail en milieu protégé. Mais cette dernière est compromise ou très lointaine à cause de problèmes logistiques.

J'aime écrire et faire de la photo mais je n'arrive pas à renaître par la pratique de ces arts. C'est comme si j'avais un blocage qui m'empêchait de les transcender pour atteindre des sommets que je me sens capable d'atteindre mais que je n'y arrivais pas parce que je n'arrive à me détacher de l'attraction terrestre comme une fusée. Et cette pesanteur, c'est la maladie.

La maladie me retient au sol et m'empêche de voler et de rejoindre mes buts qu'ils soient professionnels ou plus simplement de mon épanouissement personnel. Et c'est à ça que servent les ateliers de l'hôpital de jour. D'abord avec l'atelier écriture pour le côté intellectuel, puis théâtre pour le côté corporel.

Évidement, l'amour de ma femme m'y aide beaucoup aussi, mais le fait est que la perspective de la renaissance suit aussi, tel un supplice de Tantale, la courbe de mes humeurs avec en haut l'espoir de renaître et en bas son éloignement comme si tout était à recommencer.

Ce dernier point, j'aimerais y arriver de manière chimique, c'est à dire en modifiant mon traitement, mais les psychiatres sont souvent réticents à le faire, et ma psychologue de rajouter qu'elle ne m'avait jamais vu satisfait de ce dernier. Il faut dire qu'il date d'avant mon arrivée ici et que moi, je vois le verre à moitié vide, tandis qu'eux le voient à moitié plein...

Voilà pourquoi j'ai tant de mal à renaître !

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