jeudi 19 janvier 2012

Premier entretien infirmier à domicile

Ce matin, j'ai eu mon premier entretien infirmier à domicile. "A domicile" parce que ce type d'entretien n'est pas couvert par les bon de transports dont on bénéficie lorsqu'on se rend chez un médecin ou dans un hôpital. D'autre part, si cette astuce vous paraît choquante, sachez qu'un trajet en VSL coûte beaucoup plus cher que celui exécuté par un infirmier venant du CMP, lequel ne fait rembourser que l'essence et les frais courants d'entretien des véhicules par ailleurs moins luxueux que les taxis et pris sur le budget du CMP. Tout ça pour dire que c'est plutôt plus économique de faire venir un infirmier que de se rendre à son bureau...

C'est donc ainsi qu'aujourd'hui j'ai pu bénéficier de mon premier entretien à domicile. Un peu écourté d'ailleurs, l'infirmier ne trouvant pas ma maison...

Ce système d'entretiens infirmiers a été mis en place d'une part parce que ma psychologue ne pouvait pas me recevoir toutes les semaines, d'autre part parce qu'elle avait l'impression que je faisais du surplace en psychothérapie avec elle et que je n'arrivais plus à avancer. Il fallait donc trouver de nouveaux angles d'attaque. On a donc tenté le groupe de parole mais je l'ai quitté pour divers raisons que j'aimerais aborder avec elle (qui en est la co-modératrice) avant de les évoquer ici, ou dans un article indépendant.

L'idée des entretiens infirmiers était dans les cartons depuis plus longtemps, mais comme j'allais mieux à l'époque, on l'a laissée en suspend. Ce n'est que lorsque ma psychiatre m'a vu en novembre dernier lors de ma dernière crise qu'elle a jugé utile de les activer, en alternance avec les entretiens avec la psychologue.

Je connaissais déjà l'infirmier qu'ils m'ont envoyé : avant d'être muté au CMP, il était au premier hôpital de jour que j'ai connu dans cette ville. C'est sans doute pour ça qu'ils me l'ont envoyé. Cette première visite a surtout servi à tâter le terrain et prendre nos repères. Il m'a laissé parler de ce que je voulais mais je voyais bien que ses radars étaient en mode "on" et qu'il analysait tout ce qu'il entendait ou voyait : par exemple lorsque je bayais, ou qu'il voyait mon ventre rebondis par les psychotropes...

Puis il est repartis vers un autre patient, après m'avoir donné mon prochain rendez-vous dans quinze jours. Mais je sens qu'il va beaucoup me pousser à sortir pour voir du monde et faire du sport, le plus simple étant la randonnée. Ce que j'en retiens donc, c'est qu'il va sûrement m'encourager au maximum à repousser mes limites là où je suis le plus faible (en gros le sport et tout ce qui est physique) afin que je sois mieux dans mon corps et donc ma tête. Je crois que c'est un bon programme !

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