lundi 2 janvier 2012

Loin s'en faut

Certainement poussé par un snobisme réactionnaire, il se trouve que je suis tombé amoureux du format vinyle pour la musique surtout lorsqu'il s'agit d'album enregistrés initialement pour ce format, c'est à dire avant l'émergence du CD puis de l'hégémonie du mp3. C'est ainsi que je suis en train d'écouter une réédition luxueuse du White Album (ou double blanc pour les Français) des Beatles.

Son écoute est très agréable mise à part quelques réserves loin s'en faut. La première réserve, c'est que j'ai coincé l'un des deux disques qui composent l'album sur l'axe de la platine de mon frère et qu'il s'en est fallu de peu pour que je le casse avant de l'en avoir libéré. Tout est rentré dans l'ordre en élargissant le passage. Ensuite, le bord extérieur du second frottait contre le couvercle de la mienne. Comme quoi, même une édition de luxe peut-être sujet à des finitions approximatives...

Mais surtout, ce que je trouve important dans la manipulation de ces vinyles c'est que c'est une école du respect de l'objet : avec un vinyle, il faut en prendre soin, sinon l'objet est détérioré. Pas question de l'écouter en faisant son footing. Il faut absolument l'écouter sur sa chaîne Hi-Fi tranquillement dans son salon ou sa chambre en priant pour qu'un tremblement de terre ne fera pas sauter l'aiguille. C'est d'ailleurs la partie la plus fragile et je ne sais toujours pas le changer proprement. Toujours est-il qu'avec cette partie sensible et le risque non nul de rayer le disque, il est peu recommandé de le manipuler comme un ballon de rugby et c'est pour ça que je l'aime !

Parce qu'en respectant le support, on respecte aussi le contenu et on apprend à l'apprécier. L'écoute devient un moment sacré, comme une messe qui ne saurait être perturbée par d'inopportuns mécréants. Et en respectant la musique, on respecte aussi ceux qui l'on faite. Ainsi, on est moins poussé par l'envie de pirater leur musique... Sauf s'il s'agit du Céline Dion, car comme disait une blague qui circulait sur Facebook, "Si le piratage tue l'artiste, téléchargez X !" X valant pour celui que vous portez le moins dans votre cœur...

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