De nombreux indicateurs montrent que je vais mieux ces temps-ci ou que j'ai remporté quelques batailles sur la maladie. Pourtant, je me sens mal.
J'ai en effet fait d'énormes progrès ces derniers temps, par exemple sur le plan affectif où je suis plus démonstratif et moins passif. C'est aussi le cas dans mon traitement qui me rend moins angoissé et ralenti les idées me permettant d'aller mieux.
Pourtant dans un autre registre, je me sens moins bien, voire mélancolique. Pour moi, la cause est là clairement identifiée : c'est la frustration de ne pouvoir exploiter mon ordinateur au maximum de ses capacités à cause de mon problème d'écran. Par chance, on a trouvé un réparateur qui accepte de le réparer, pas chez nous (incompétents ou pas motivés) mais à dans une autre petite ville de la région. Nous l'y porterons samedi avec ma femme. Je pense qu'il sera bien traité.
Par chance, nous avons gardé l'ancien ordinateur, c'est ma femme qui s'est repliée dessus après que je l'en ai expulsée du nouveau et je ne serais pénalisé que pour l'usage de Lightroom, trop lourd pour ce dernier. Le reste, que ce soit Facebook et mon courrier, je pourrais également le faire depuis celui-ci.
Reste que cet épisode montre à quel point je suis sensible. Je ne me sens bien que lorsque je me sens en pleine possession de mes moyens et je suis énormément frustré lorsque les machines qui m'entourent ne me donnent pas la pleine capacité de leurs facultés, c'est à dire lorsqu'elles marchent mal. Autrement dit, je ne supporte pas qu'une machine tombe en panne et ça me fait crever de rage lorsque ça arrive.
Aussi, ai-je parfois besoin d'esquiver le problème. Mon intérêt pour les disques vinyle en sont une illustration. C'est quelque chose qui tombe panne et se répare plus facilement qu'un iPod. Quoiqu'il y ait moins fiable comme un lave-vaisselle...
Mais là où on peut se réjouir, c'est que je prends moins mal ce genre d'avaries, et que si j'ai toujours besoin de psychothérapie, je les gère plus facilement en prenant plus de distances avec l'objet.
Cependant, je constate un retour de la mélancolie. Cela remonte à mon dernier ajustement de traitement, lorsque je suis repassé à 30mg de Zyprexa. Dès le premier jour, je me suis à nouveau sentis déprimé, de manière plus prononcée qu'auparavant. Je ne pense pas qu'il faille trop s'en inquiéter mais ça mérite d'être signalé. Et puis ça s'accompagne d'un désintérêt pour l'écriture même si ça ne se voit pas en ce moment, et plus grave : la lecture. La remontée du Zyprexa était sensé me redonner les capacités de lire en ralentissant les idées, et c'est finalement l'inverse qui s'est produit avec une démotivation à la lecture...
Je vous laisse donc le choix de voir s'il faut s'en réjouir ou non !
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