On entend beaucoup parler de la délinquance des jeunes dans les banlieues de nos grandes villes... mais connaissez-vous celle des vieux de nos centre-ville et de nos campagnes profondes ? -Et bien vous avez tord parce que ce mal est encore plus insidieux que celui de nos jeunes enfants.
D'abord parce que démographiquement, le nombre de jeunes décroît alors que celui des vieux augmente fatalement, et donc leur délinquance avec.
Ensuite parce qu'ils sont plus discrets que nos jeunes : quand ils commettent un délit, ils ne courent pas... ils marchent. Ainsi, une vieille qui vient de braquer une pharmacie pour voler sa dose nocturne de somnifère et d'antidépresseurs se fond immédiatement dans la foule, encore plus lorsqu'elle est composée d'autres vieux, parce que bien-sûr elle aura pris soin de le faire au moment où les jeunes sont à l'école et leurs parents au travail... faites la soustraction, il ne reste dans la rue... que des vieux ! Impossible donc de la reconnaître dans la masse, toute tentative de poursuite est donc vaine.
Le vol m'amène à l'autre problème qu'ils posent : le trafic de psychotropes ! Peu de gens le savent, mais la plupart de nos vieux carburent aux antidépresseurs et aux somnifères. Or depuis les dernières restrictions budgétaires de la sécurité sociale et des retraites, non seulement on ne leur rembourse plus ces produits, mais en plus ils ne peuvent plus se les payer légalement, même en génériques ! Ils s'en suit que beaucoup sont obligé de dealer le jour pour financer leur dose nocturne, le plus souvent près d'un salon de thé. D'ailleurs, c'est là leur principal faiblesse pour les démasquer : il suffit alors de leur promettre un éclair au chocolat accompagné d'une bonne tasse de Earl Grey pour qu'ils lèvent leur garde et tomber dans les filets de la brigade anti-stups...
Si encore ce n'était que ça... baisse des retraites oblige, beaucoup se retrouvent à la rue, avec les nuisances qui vont avec : qui n'a pas trouvé contre le pas de sa porte une poche-vessie artificielle ou des couches pour séniors. Sans compter les dentiers oubliés sous les ponts ? Une vraie plaie ! Ils ne respectent rien. Et comblent de l'irrespect, ces gens se permettent de se lever à l'heure où tout le monde se couche et de mettre à fond la matinale de France Inter ! Ils ne savent même plus que Stéphane Bern est parti sur RTL mais qu'en plus son émission commençait à 11h...
Et puis, leur musique de sauvage : Charles Trenet, Édith Piaf, Jean Ferrat, George Brassens, Jacques Brel ou Barbara... et encore je ne parle que des plus fréquentables ! Que du texte, aucune mélodie ou si peu un rythme ultralent... soporifique et après on se demandent il peuvent avoir encore besoin de somnifères. En tout cas n'importe quel jeune normalement constitué s'endormirait sur leur musique... ce doit être l'accoutumance ? En plus le tout exclusivement sur d'antiques pick-up et non de modernes iPods qui eux au moins font marcher l'industrie !
Ceux qui ont la chance d'échapper à la rue squattent chez leurs enfants... vous avez vu le film Tanguy de Alain Chatillez (à ne pas confondre avec son frère Étienne) ? Lamentable ! C'est l'histoire d'un vieux de 80 ans qui s'accroche aux basques de de ses enfants en refusant obstinément de mourir, squattant leur chambre d'amis et écoutant la chance aux chansons à fond en se gavant d'éclairs au chocolat et ingurgitant des litres de thé... l'horreur ! Et dire qu'il résiste même à l'arsenic...
Et encore, là, je ne vous parle que de la petite délinquance. Savez-vous qu'il en existent même qui se font passer pour des déments pour échapper à leur procès ? Les exemples sont nombreux mais je ne citerai aucun nom de peur de représailles : trop de journalistes avant moi sont mort écrasées par un déambulateur ou un fauteuil roulant en excès de vitesse sur un trottoir...
super texte!
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