mardi 4 octobre 2011

Deux semaines sans lire...

Cela fait maintenant un peu plus de deux semaines que je n'ai pas touché à mon livre de chevet. Deux semaines que je n'arrive plus à lire de livres. Les seules choses que j'arrive à lire sont la presse hebdomadaire et Internet. Maigre consolation !

Ce n'est pas que mon livre actuel me tombe des mains, non, il est plutôt facile à lire (trop même) et son sujet m'intéresse malgré son côté plutôt sentimental alors que j'aurais préféré une écriture plus incisive, mais je n'arrive tout simplement pas à me mettre en position de lire.

La faute à quoi ? Sans doute les angoisses puis la déprime ou les deux, je n'en sais rien... Je trouve particulièrement difficile de lire sous angoisses : tu ne peux te concentrer sur rien. Tu oublies au fur et à mesure de l'histoire, ce qui est, il faut le reconnaître, gênant pour comprendre le livre ! Et sous la déprime, c'est presque pire parce que tout te semble vain : à quoi ça sert d'avancer ce livre alors que tu peux tout oublier sur ce lit dans un état à demi conscient à la limite de la clinophilie. Et puis tu es tellement mal que tu veux mettre de la musique en phase avec ton ressentis, mais que pour bien la ressentir, tu es obligé de la mettre très fort et de cesser tout activité parasite en faisant les cent pas dans ton salon où est posée la chaîne Hi-Fi sur laquelle tu as mis ton disque, de préférence à l'iPod sauf lorsque tu n'es pas tout seul et qu'il faut ménager son conjoint !

Depuis deux semaines, je me sens déprimé, et j'ai bien peur que rien ne puisse me sauver. En tout cas pas les crises de dysphorie de ma femme ou mon prochain rendez-vous avec ma psychiatre qui va accoucher d'une souris : je voudrais changer de traitement, mais depuis le temps que je me chauffe pour le lui réclamer je sens bien qu'au moment fatidique je vais me refroidir et qu'elle va en profiter pour ne rien changer en me survendant son neuroleptique préféré et en sous estimant mes symptômes !

Il y a des jours où je me dis que pour que ça change il faudrait faire une BDA, luxe que je n'ai pas vraiment envie de me payer à cause des dommages colatéraux. Pourtant, je me sens acculé. Si je n'arrive pas à obtenir mon réaménagement de traitement, j'ai bien peur de sombrer même sans le provoquer. Je suis à bouts. J'ai toujours peur que mon ordinateur bug alors que je m'étais dit qu'en en achetant un neuf, j'en serais à l’abri pour quelques années, ce qui n'est malheureusement pas le cas (mais au moins, lorsqu'il marche, je suis content) ce qui provoque en moi une perte de confiance dans mon matériel avec la crainte du crash orbital à chaque fois que je fais une tâche susceptible d'endommager le système si elle est interrompue brutalement...

Je n'en peux plus. Plus rien ne va. Ma femme se comporte avec moi comme sa mère avec elle. C'est soulant. Elle a toujours le dernier mot. Et lorsque nous sommes en société, je dois éviter de parler comme un psychotique pour ne pas perdre la face...

Je ne sais plus quoi écouter. Je perd patience. Tout m’indiffère. Sauf peut-être la fin du monde ? Ah ce serait chouette si ce pouvait être la fin du monde. Je n'aurais plus besoin de culpabiliser pour me suicider. Et puis ces hommes politiques en Europe, ils sont incapables de faire quoi que ce soit si on ne les met pas le dos au mur avec une arme à feu sur la tempe... Je veux plus d'Europe, bon sang ! Depuis le temps qu'on vous le dit ! Que des trouillards, ces hommes politique européens... Vive l'Apocalypse !

Bon, je me calme. Il y a quand-même un point de positif, ces dernières semaines, c'est que je continue à faire de la photo. Mes dernières sont censées être plus organiques avec plus de scènes de vies... ou de non vie. J'aimerais beaucoup faire du Nan Golding mais mon 5D est trop gros pour ça. Et l'iPhone assez petit mais pas assez pratique. Enfin bon, je verrais bien !

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