Cet après-midi a eu lieu la première session du groupe de parole de la saison de mon hôpital de jour. Le troisième que j'expérimente après ceux de F. et l'autre de ma ville.
Pour bien marquer le coup, il y avait plusieurs absents, dont la psychologue en chef (j'ai appris que sa collègue s'était cassé la jambe) qui a donc laissé le soin de la modération à l'infirmier référent. Elle ne m'avait pas menti lorsqu'elle m'avait annoncé que je serai un des seuls psychotiques du groupe : j'ai très vite compris dès leurs premiers mots qu'ils étaient bipolaires ! Et de fait, je doute de la pertinence de ce mélange : certes, je partage avec eux mes troubles de l'humeur, mais je n'ai pas sentis de communion sur mes délires de mort. Si ça les a touché, ils se le sont bien gardé pour eux parce que j'ai eu l'impression qu'il fallait se protéger de telles pensées ne les contamine.
En même temps, je comprends le jeu de ma psychologue lorsqu'elle a réfléchi à la composition du groupe : mêler des gens éligibles mais différents pour provoquer les confrontations de vécus et des interactions entre nous... bien tenté, mais je ne suis pas sûr que la sauce ne prenne. A voir !
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