J'ai parfois l'impression d'être un funambule qui travaille sans filet, toujours entre deux précipices et sans autre choix que d'avancer...
Cette réflexion, je me la suis faite en repensant à mon article de tout à l'heure où j’oscillais entre l'optimisme de mon nouveau traitement, et le pessimisme de ses effets secondaires. Et en effet, j'ai l'impression d'être souvent comme ça : à la fois mort et vif, éveillé et endormis, amoureux et haineux. Comme une particule quantique qui peut être à la fois dans deux états à la fois jusqu'à ce qu'on essaye de l'observer où elle ne se révèle que dans l'un des deux.
Je suis sur un fil, sans filet. Si je tombe, je suis mort. J'ai envie de tomber, mais je n'ai pas envie de mourir. J'ai envie de connaître la vérité, c'est quoi la mort ? Je cherche la clef dans ce que j'écris, mais plus j'écris, plus je me fourvoie. Pourtant j'ai besoin d'écrire ! Je me sens vivre lorsque j'écris... alors où est le problème ? Peut-être la peur de la liberté ? Je me sens partir en vrille, j'ai besoin d'une pause... mais le puis-je encore ?
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