Pour être franc, des films de Tarkovski que j'ai vu pour la première fois en DVD dans mon coffret de Noël, Nostalghia est le film auquel j'ai le moins accroché au point d'en faire celui que j'ai le moins aimé de sa filmographie.
Il faut dire que le cinéma de Tarkovski est aussi exigeant que beau. Souvent il faut regarder ses films plusieurs fois pour en saisir toute leur puissance. Elle ne se révèle rarement du premier coup, à moins d'être un grand intellectuel, ce que je ne suis pas.
Je savais pourtant avant de regarder le film que son fil conducteur était la "nostalgie à la russe", "celle qui tue". Et le problème était là, affaibli par la VO, je n'ai jamais réussis à l'appréhender tout au long du film. De ma vie du reste !
Pourtant, il y a quelques nuits en pensant à certains groupes de musique, il m'a semblé cerner enfin ce qu'était cette fameuse "nostalghia" ! En fait, je l'ai peut-être même évoquée sans dire son nom dans mes chroniques...
Dans mon cas, elle concerne les groupes Abba et Queen, mais vous pouvez en rajouter d'autres selon votre histoire. Chez moi, elle se manifeste comme une nostalgie d'une époque révolue dans la quelle on voudrait revenir, ce qu'on ne peut pas. Je crois que c'est lié à cette idée de temps passé définitivement que l'on peut appréhender sans pouvoir le toucher parce qu'on n'en n'est plus. Et c'est cette incapacité qui tue... Elle tue à l'envers parce que c'est comme si elle tuait avant d'être né !
Résultat : je pense que ce film sera le premier des siens que je reverrais !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire