dimanche 19 février 2012

Mon beau père et moi

Ce matin, je me suis réveillé de mauvaise humeur. Enfin presque : Je ne l'étais pas jusqu'à ce que mon beau père et ma belle mère ne rentrent de leur hôtel ce matin pour nous dire au revoir avant de rentrer chez eux sur le bassin, et que je me rende compte qu'ils allaient me faire rater une émission sur Agnès Varda que je n'aurais pas le courage de reprendre sur Internet ! Du coup, j'ai été d'humeur massacrante...

Ce ne se serait sans doute pas passé comme ça si je les aimais, mais dans les faits je les déteste. Pas à cause de leur argent, parce qu'à trente ans on est censés être financièrement autonome et ne plus quémander des compléments à ses parents, sauf pour la préparation de l'héritage. Non, ce qui me gêne avec eux, c'est la façon dont l'argent les pourrit. Ce sont deux grands enfants gâtés qui croient que le fait d'en avoir leur donne un ascendant sur ceux qui n'en n'ont pas, c'est à dire nous.

Mais si ce grief contre eux aurait encore put être ma principale raison de hurler contre eux il y a quelques mois, ce week-end, c'est pour une autre raison : le temps passé avec eux. Ils adorent notre maison, ils avaient promis de venir nous voir en septembre, promesse non tenue et ne sont venus pendant ces vacances en ne faisant que le minimum syndical : samedi, promenade l'après-midi, restaurant le soir, nuit à l'hôtel et adieux le dimanche matin avec les disputes habituelles comprises dans le forfait.

J'aurais espéré mieux : par exemple rester plus longtemps et faire acte de présence et profité de ce que tout le monde soit en vacances pour faire des balades en voiture dans les environs pour tout juste le prix de l'essence ! C'était d'ailleurs en prévision de ça que j'avais demandé mes deux semaines de vacances à l'Hôpital de jour.

C'est pour ça qu'ils me déçoivent. Je n'ai jamais eu l'impression d'une complicité père-fille. Juste des confrontations, de gros bébés (Marianne comprise) qui discutent du réaménagement hasardeux du sous sol sans être capable de se décider à chercher une solution valable pour nos problèmes d'eau chaude ! Nos relations ne sont que superficielles et je suis persuadé que son père n'aime pas sa fille. Il ne cherche pas à être un bon père, mais fait semblant de l'être. Il est égoïste lui et sa compagne ! Tout doit se faire en fonction de ses désirs, et plus particulièrement le choix du restaurant. J'ai mis très longtemps à comprendre que lorsqu'il me disait de prendre le menu que je voulais, c'était pour que je prenne le moins cher et non le plus cher contrairement à ce qu'il me proposait !

Bref, il m'a beaucoup déçus. J'aurais tellement aimé faire d'autres balades en famille comme celle du Calvaire que Marianne n'ose pas faire toute seule avec moi ! Aucun moment simple de partagé avec eux...

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