Il fait beau, il y a du soleil, seul le vent est un peu glacial mais le chien et le chat n'arrêtent pas de sortir et rentrer, et moi... je n'ai pas envie de me promener !
Ce n'est pas que j'y mettes de la mauvaise volonté, mais je n'arrive pas à m'approprier ma cité. Je n'arrive pas à m'y sentir chez moi. Ou plutôt, je me sens chez moi dans ma maison, mais dès que je quitte son quartier, c'est à dire d'un côté le sommet de notre colline et de l'autre le mémorial aux C. je ne me sens plus chez moi comme si j'étais sur un navire dont je serais le capitaine perdu au milieu de mers étrangères.
Je vois donc cette maison comme un compromis : En contre partie d'un super "Home Sweet Home" je dois vivre comme un colon gascon au milieu des barbares... C'est peut-être dur de dire ça, surtout que j'ai rencontré des gens très bien et qui ne méritent certainement pas d'être comparés aux barbares, mais dès que je dis bonjour à quelqu'un, je suis déjà à l'étranger : chez moi, c'est deux bises, ici trois !
De fait, je ne me sens pas bien dans cette cité. Je n'ai pas envie de sortir de ma maison parce que sa campagne me rappelle trop celle que j'ai perdu. De la petite montagne qui me dissuade de faire du vélo. Autant à cause des montées trop éreintantes que des descentes où il faut avoir de bons freins...
Bon, je vais m'arrêter là, de remuer le couteau dans la plaie, au risque d'attraper la nostalgie à la russe de Tarkovski !
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