Cela me trotte dans la tête depuis des jours, j'y ai même fait allusion dans un article récent, mais je suis de plus en plus persuadé du pouvoir thérapeutique de l'écriture. D'ailleurs, à bien y réfléchir, ce n'est pas un scoop vu que je la pratique depuis plus d'un an dans le cadre de mes soins en hôpital de jour.
Mais là je veux en venir, c'est en allant au delà de cet atelier, en le prolongeant et en essayant d'écrire par sois-même en dehors de son cadre, on peut aller beaucoup plus loin, et sinon vers un travail comme les personnes normales et non malades, au moins vers une libération.
C'est cette liberté dont je parle régulièrement ici parce qu'elle me fait peur qui est le principal enjeux de cette action d'écrire, plus d'ailleurs que la photo plus contraignante, qui fait peur parce qu'on en connait pas la force, comme si c'était une arme nucléaire. Elle a un pouvoir immense, capable du bien comme du mal (n'est-ce pas ma sœur ?) mais aussi de s'affranchir de la maladie.
Or, la maladie, contrairement à ce qu'on pourrait croire a un côté rassurant parce qu'elle est contenante. On en souffre et à la fois elle nous protège comme un esclave... bizarre de dire que la maladie protège, mais c'est comme ça. Elle nous donne des repères que l'on perd en guérissant ce qui ajoute encore des obstacles à la rémission...
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