Je voudrais revenir sur ma chronique d'hier. A y repenser, elle était paradoxale : d'un côté je disais que ma psychologue était très contente de me trouver bien et d'un autre côté je sèche dessus, ayant beaucoup de mal à trouver de quoi l'alimenter. C'est comme si j'avais été paralysé par quelque chose, et que ce quelque chose allait me submerger...
Ce quelque chose, c'est peut-être tout simplement le fait d'aller mieux, ce qui a pour conséquence de perdre certains des bénéfices secondaires de la maladie. Aussi ai-je pu avoir ce retour de flamme hier, la maladie faisant résistance avec problèmes de concentration et de mémoire.
Mais il y a un autre enjeux qui puisse aussi rentrer en ligne de compte : celle d'écrire. Et pas n'importe quoi : écrire sur un format long, sur plusieurs séances et avec cohérence. L'idée n'est pas d'écrire un livre à proprement parlé parce qu'il serait présomptueux que j'écrive assez bien pour qu'un éditeur ose publier ma prose, mais simplement écrire pour me libérer comme un avion se libère de la pesanteur du sol pour évoluer dans le ciel, et avec cette particularité que ce serait moi le pilote et le constructeur de l'aéronef... Et c'est cette liberté qui me fait terriblement peur !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire