Quand je parle de "mort" et "d'idées suicidaires", il ne faut pas le prendre au premier degrés parce que dans la réalité, je n'ai pas envie de mourir et que je voudrais vivre centenaire comme ma Grand-Mère en ayant fait depuis des milliers de photos et écris des centaines de pages comme témoignage de mon existence pour ne pas tomber dans l'oublie, mais à la hauteur de de la violence de ce qui se passe dans ma tête !
En effet, ce qui se passe dans ma tête en ce moment est d'une telle violence que seul le sommeil artificiel ou la mort peut le calmer. Je vous ai déjà parlé de mes problèmes d'angoisses. Or, maintenant j'en suis sûr, aucune des solution proposées par ma psychiatre ne convient. Si j'augmente le Xanax, je suis trop amorphe et ne peux rien faire, et si j'augmente le Zyprexa, ce sont les troubles cognitifs qui m'empêchent d'agir... d'où ce constat fait depuis quelques jours que ma psy doit me réaménager le traitement la prochaine fois que je la vois, faute de quoi je craque et ne répond plus de rien !
C'est tellement insupportable cette impression de ne rien pouvoir faire sans conserver le contrôle de mes neurones ! C'est comme ça que j'ai coincé un disque dans mon ordinateur portable et ce n'est malheureusement pas ma dernière bêtise... et puis à d'autres moments, je n'arrive plus à faire fonctionner normalement un appareil électrique ou un logiciel que je suis censé maîtriser ! C'est quand même dur d'avoir fait Bac + 4 et de se retrouver à un niveau si bas de pertes mentales, comme si on m'avait enlevé une part de mon intelligence et de ma mémoire !
Et puis il y a toutes ces idées plus ou moins contrôlées qui me traversent l'esprit ! Les plus courantes ont trait à la mort... Tout le monde peut y passer sans discrimination. Elles sont souvent aussi délirantes mais peu importe, elles sont s'imposent souvent avec violence, comme un orage de grêle sur un vignoble en plein été. Difficiles à combattre, c'est sûr. Même à la dose maxi de Zyprexa, elles sont toujours prégnantes, impossibles à chasser.
Et si ce ne sont pas les idées qui sont délirantes, ce sont les émotions qui s'emballent ! Ça, c'est mon versant "troubles de l'humeur" après celui sur la schizophrénie. Là aussi, c'est tout un poème... Un rien peut me déstabiliser, comme le crash du HD externe la semaine dernière au lieu de me réjouir du congélateur ! J'ai tellement de mal à les contrôler que je ne peux plus faire certaines choses normalement, sans prendre le risque de les interrompre pour cause d'emballement de mes humeurs.
Cela en devient invivable à force, et tout ça cumulé me pousse à bout !
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