En fait, moi, je ne m'inquiète pas trop pour le lui à cause du vent, mais ma femme oui. Il pourrait faire tomber une branche et le blesser...
En emménageant dans cette maison, j'ai très vite émis le souhait de faire comme mes voisins, relique d'une tradition viticole dans la région jusqu'à la crise du phylloxéra, de planter quelques pieds de vigne. Mon père, viticulteur à la retraite et ma sœur, ingénieur agronome spécialisée dans la vigne ont très vite eu à cœur de me chercher les cépages qui m'iraient le mieux, c'est à dire ceux qui nécessitent le moins d'entretien phytosanitaire, plus pour limiter les contraintes que par esprit écologique, quoique je sois autant sensible à l'un comme à l'autre argument.
Mon frère ma transmis une sélection des plus intéressants ci dessous :
- Aladin : noir, tardif, peu "muscaté"
- Amandin : blanc, tardif, saveur "muscat"- Candin : blanc, ?, ?- Perdin : blanc, normal, un peu "muscaté"Mon père m'a conseillé la dernière fois que je l'ai eu au téléphone d'en planter plusieurs afin de limiter les risques de mauvaise récolte, ce qui est parfaitement logique.
Ce qui m'amuse et me touche dans cette histoire, c'est la façon dont mon père s'y est investis : il était en train de me répondre d'une main au téléphone et de l'autre cherchait le livre dans lequel il avait relevé ces cépages, peu sensible aux autres nouvelles que je lui annonçais par exemple le décès d'une voisine avant son centenaire et qui faisait partie des héritiers vendeurs de la maison que nous avons acheté suite au décès de sa fille...
Honnêtement, j'étais prêt à renoncer à cette idée devant les difficultés qui s'annonçaient mais avec le soutient de ma famille, je crois que je vais quand même le faire... pour mon plus grand plaisir !
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