dimanche 20 novembre 2011

Petit sujet d'actualité : le meutre de la petite Agnès (...)

Petite question d'actualité : quel est le pire, un jeune violeur récidiviste qui s'attaque à une jeune adolescente sans défense ou un même pas vieux tyran qui fait tirer ses troupes sur son propre peuple y compris sur des enfants et ce en toute impunité pour le second, voire pour le premier, quoique pour celui-ci ce serait plutôt une affaire de dysfonctionnement de la justice ?

C'est la question que j'ai voulu poser à un contact sur Facebook, mais mon commentaire a semble-t-il été effacé pour des raisons que j'aimerais voir motivées, parce que selon moi, l'un et l'autre sont hors catégorie en termes d'horreur !

La violence sexuelle exercée sur un mineur -suivi de meurtre ou pas- est quelque chose d'horrible qui ne peut être absout. C'est intolérable et la justice doit pouvoir aller au bout de son rôle régalien, en faisant en sorte que l'agresseur soit punit et purge une peine équitable à la hauteur de son crime.

Mais que faire lorsque c'est l’État qui abat lui même ses propres enfant comme en Syrie ? D'un côté, on a un citoyen qui tue un autre citoyen mais sur lequel l’État veille par ses fonctions régaliennes de justice et qui punit l'auteur qui s'est mis hors la loi sous réserve que ce dernier n'échappe pas à ses responsabilités en échappant à la justice, de l'autre, c'est l’État lui-même qui tue ses propres enfants sans défenses alors qu'il est lui même censé les protéger !

C'est là tout le problème : d'un côté un individu isolé se met hors la loi, de l'autre, c'est une institution dirigée par un seul homme. Et encore, vous trouverez avec moi que l'expression "se mettre hors la loi" est un doux euphémisme dans les cas que je viens de citer ! Tout les deux sont d'atroces criminels qui profitent des failles de l’État pour commettre l'impensable et l'irréparable !

Franchement, entre les deux, je ne saurais trop m'avancer. Peut-être ai-je été plus choqué par cette image de cet enfant abattu par les forces de l'ordre (quel terme orwellien dans ce cas !) de son propre pays que par ce meurtre ignoble d'une petite fille par un lycéen récidiviste parce que je suis suis blasé de découvrir régulièrement dans la presse des récits d'agression sexuelle ?

Mais si on y réfléchis bien, les deux sont aussi courants l'un comme l'autre, certains moins médiatisés que les autres mais toujours là. Il suffit de suivre les organismes de défense des droits de l'homme. D'ailleurs, je crois que Amnesty International ne fait pas de distinction entre les deux, si on fait abstraction du statut de l'auteur du crime...

Aussi, j'espère ne pas avoir été trop partial dans cette chronique de manière à vous laisser juger par vous-même !

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