dimanche 27 novembre 2011

Poème en prose 1 (exercices de liberté)


Je m’étais endormi comme ça sous un pommier, à moins que ce ne soit un prunus, en tout cas un beau rosacé aux fruits rouge flamboyant de mille feux, quand soudain m’est apparu haut dans le ciel de mes rêve un bel oiseau bleu de chagrin. Ses ailes étaient immense et son corps si petit en comparaison, mais quelle majesté ! Il planait royalement au-dessus de mes membres engourdis par le sommeil, si loin de moi, si proche de moi ! En dessous de lui, je n’étais rien qu’un petit objet insignifiant, une proie facile ? Non, il ne me voulait aucun mal. Ce n’était pas un ennemi. C’est un ami. Pour toujours. Mon ange gardien. C’est lui qui veille sur mon sommeil. C’est lui qui veille sur mes rêves. Sans lui, je fais des cauchemars. Sans lui, je dors mal. Sans lui le sommeil est vain. Il me protège, c’est tout.

Demain, dès l’aube, je partirai à sa recherche. Parce qu’il est parti. Il a pris la fuite. Je n’arrive plus à dormir. Ce n’est pas de sa faute. Je le sais. Quelqu’un lui voulait du mal. Quelqu’un l’a enlevé. Quelqu’un l’a pris et enfermé dans une cage. Quelqu’un ne voulait plus que dormes. Quelqu’un en voulait à mes rêves, quelqu’un voulait à ma liberté. Ma liberté. Ma liberté, mon bien le plus précieux. Mes rêves, mon sommeil… Un homme qui dort !

Qu’il y a-t-il de plus puissant qu’un homme qui dort? Qui le croirait ? Qu’est ce qui fait d’un homme vulnérable la plus puissante du monde ? Cela, seul l’oiseau bleu le sait… et c’est pour ça qu’on l’a enlevé !

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