Contrairement à ce que l'on pourrait croire, "ne rien faire" n'est pas inutile. C'est comme le vide, vous expliquerait un scientifique qui n'est jamais absolument vide, ce qui les a conduit à la définition du "libre parcours" mais ce n'est pas mon propos.
Le "ne rien faire" n'est donc pas inutile dans la mesure où même lorsqu'on ne fait rien, on fait quelque chose. Notre cœur lui-même travaille, il bat même ! Sinon, tout s'arrête. Mais ce n'est pas le seul à travailler : notre tête aussi. Moi, il m'arrive souvent, d'écouter de la musique en ne faisant rien. Rien d'autre que de l'écouter. En l'écoutant, je m'en imprègne comme une éponge et la ressent à travers toutes les pores de ma peau. Elle me calme. Parfois, je redécouvre sous un jours nouveau un album que je connais depuis des années comme une épiphanie, ça m'arrive régulièrement...
Certes, c'est vrai que ce n'est pas toujours un choix : Cela m'arrive parce que je suis trop fatigué pour faire autre chose comme lire. Ou plus exactement, je ne suis pas dans le rythme ou le tempo pour faire l'activité que je désire, soit que je n'ai pas le temps pour en profiter pleinement, soit que je me noie dans le trop de temps. Mais le plus souvent, c'est faute de concentration...
Aussi, me réfugie-je souvent sur mon ordinateur, Facebook et ses liens vers la presse, par exemple. Mais aussi mon journal (où j'écris les noms en entiers, contrairement à ce blog) et Lightroom, ma baguette magique à photos. C'est pour ça que j'ai été si peiné tout à l'heure qu'il se remette à bugger avant de me rappeler que ma femme y avait ouvert une session en cachette en oubliant de la refermer, provoquant du même coup l'incident peu de temps avant la fin d'un documentaire que je regardais sur Arte+7. L'ordinateur est ainsi devenu le centre névralgique de mon "ne rien faire", comme si toute ma productivité tenait dedans.
Aussi fais-je attention à ce que mon "ne rien faire" soit productif. Je me structure comme en plein sommeil, en plein rêve. Cela m'est surtout utile entre deux séances de Lightroom, quand je veux ne pas regretter certains réglages avant d'exporter définitivement une série de photo en plein développement...
Cela me permet aussi, et c'est là que l'analogie avec le sommeil devient intéressante, de me restructurer et de repenser à mes relations sociales extérieur pour éviter de repartir en crise comme la semaine dernière. J'ai vraiment besoin de calme et de temps où je peux ne rien faire pour me stabiliser !
Ainsi, "ne rien faire" est vraiment quelque chose d'important pour moi...
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