Au risque de passer pour une petit enfant, il me tarde de passer le fêtes de fin d'année... moins à cause des cadeaux que j'ai commandé Noël, même si j'attends avec impatience et depuis des années l'intégrale de Tarkovski ainsi que ma commande chez mon disquaire favori, que pour le flash que je vais m'offrir avec mon argent à moi (pas celui de ma femme, donc) à la rentrée !
Si j'ai tellement hâte de l'avoir, c'est principalement parce que j'ai envie d'apprendre à me servir d'un éclairage artificiel réputé difficile à maîtriser pour par exemple déboucher des ombres mal orientées, comme du Fil-in. Cet accessoire devrait me permettre d'expérimenter de nouvelles façons d'éclairer mes sujets, y compris et surtout en plein jour, ainsi que faciliter mon approche du portrait en intérieur.
Parce qu'il est un paradoxe, que de tous les genre que je ne pratique pas, celui qui m'attire le plus, c'est le portrait, voire le nu mais là, je n'ai pas envie de passer pour un pervers en franchissant le pas. Mon problème étant que je ne sais pas comment recruter mes modèles étant exclu que je passe par des professionnels moins pour ne pas les payer que par un soucis d'authenticité : je n'ai pas envie de saisir le regard d'un caméléon qui fasse ça pour de l'argent et qui le travestisse en fonction des désirs du photographe. Au contraire, c'est ce que je veux briser au travers de mon objectif pour en arriver à personnalité la plus profonde de mon modèle, comme je l'ai fait avec ma Grand-Mère, me rapprochant ainsi plus du reportage que de la mode...
Alors évidement, pour bien faire, il faudrait que je m'équipe en plus de mon flash cobra de tout un arsenal d'éclairages de studio portatifs, mais non seulement, je n'en n'ai pas les moyens, mais en plus cela nuirait à la spontanéité du modèle, chose que je veux éviter comme je l'ai dit dans le paragraphe précédent. Non, un maximum de lumière naturelle, aidée d'un petit coup de flash et puis voilà !
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