Hier soir, j'ai assisté à une petite réunion de photographes pour s'entendre de ce que les photographes de ma petite ville voulaient faire ensemble dans un cadre associatif autour de la photo. Mais j'en suis revenus passablement déçus pour plusieurs raisons : la première, c'est qu'on était pas nombreux par rapport aux photographes qui auraient pu être intéressés. La seconde, c'est que j'étais le seul jeune présent, alors que les autres étaient soit- des retraités, soient des gens qui en étaient proches.
Et puis, il y a eu de nombreux débats stériles, en particulier autour du numérique, certains ne jurant que pas l'informatique, d'autres étant allergiques au vocabulaire technique propre au numérique. Et au milieu, quelques autres personnes.
Ce qui m'embête un peu, c'est que ces débats n'étaient pas enrichissant : par exemple, au début de la réunion, l’informaticien est beaucoup intervenu. Je pense qu'il l'a un peu regretté un peu, parce qu'ensuite une autre qui se la fermait jusque là lui a rétorqué sur un ton belliqueux qu'il ne comprenait rien au numérique et qu'il qu'il n'avait pas l'intention d'en apprendre le langage parce que pour lui, la photo, ce n'était pas de l'informatique...
J'ai trouvé ce débat, ainsi que ceux qui relevaient du même tonneau assez rétrogrades, parce qu'ils donnaient l'impression que le problème, ce n'était pas le fait que le numérique ait autant de légitimité que l'argentique, mais plutôt celui d'avoir réussis à s'adapter à la révolution technologique récente. Pour avoir essayé le labo argentique, je peux vous dire que j'ai trouvé plus fastidieux de développer des négatifs puis de les tirer sous l'agrandisseur alors que je maîtrisais beaucoup mieux Photoshop et maintenant Lightroom !
Personnellement, je ne suis pas rentré satisfait de cette réunion. Je n'ai pas envie de passez des heures à écouter d'autres personnes essayer d'en convaincre d'autre qu'ils auraient mieux faits de faire telle ou telles chose. Moi, ce que j'aurais voulu, c'était de pouvoir trouver des gens pour faire des sorties sur des lieux que je ne connais pas et sur lesquels je ne peux me rendre faute de moyen de transport et de connaissances suffisantes de la région, ainsi que de trouver des modèles pour m'améliorer en portrait, ce qui avait l'air d'être loin de leurs préoccupations étant donné qu'ils étaient tous autonomes, connaissaient bien les environs et s'intéressaient peu au portrait...
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