dimanche 6 mars 2011

Retour sur l'article précédent

Si dans mon article précédent j'ai parlé d'un gouffre entre mon premier extrait de journal et le dernier, c'est pour une raison bien simple : à l'époque du premier, j'habite encore une grande métropole du sud ouest où je suis suivi par une psychiatre libérale alors que dans le dernier j'ai émigré dans une petite ville entre les Pyrénées et le Massif Central où je suis suivi dans le secteur publique.

Entre les deux, il y a aussi une différence fondamentale, c'est que je faisais lire par ma psy libérale mon journal à chaque séances, habitude que j'ai abandonné avec mon arrivée dans le publique. Le premier avait un lecteur ciblé, une professionnelle de santé, ce qui explique un style plus télégraphique et moins soigné que dans le second. En quittant ma psy, j'ai continué mon journal pour moi-même et je me suis finalement ouvert progressivement à de nouveaux aspects de ma vie pour en faire un véritable journal intime alors qu'à l'origine il ne devait servir que d'aide mémoire à mes séances psy.

Il s'est donc passé entre les deux une sorte d'émancipation de l'écrit assez importante dont l'aboutissement est ce blog à la recherche d'absolu littéraire.

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