Bon, ben voila, hier je suis allé à l'expertise médicale de la MDPH dans le cadre du renouvellement de mon AAH. L'entretient n'a même pas dure dix minutes. La psy m'a posé quelques questions tout en lisant mon dossier, me laissant peu de place pour argumenter sur mon ressentis. Sensation étrange à laquelle je m'attendais parce que depuis la première expertise, je savais que dans ce type d'entretiens les psys font tout pour le pas être menés en bateau par les patients qui voudraient passer pour plus malade qu'ils ne sont.
J'ai donc dit ce que j'ai pu dire mais je suis incapable de vous dire quel taux elle m'a accordé. C'est le flou total entre le maintient à 60% ou les 80% qui ouvrent au complément d'autonomie. Faut dire qu'elle l'a dit en marmonnant, mais je suppose aussi que c'est parce que je suis pris entre deux tendances contradictoires où dans l'une, je voudrais bénéficier du complément d'autonomie pour des raisons financières, mais qu'en même temps, avoir un taux inférieur aux 80% nécessaire pour l'obtenir signifie que j'irais dans une dynamique de mieux aller grâce à un meilleur suivi médical !
En fait, je ne sais pas de quoi me réjouir le plus : avoir 80% de handicap et obtenir une augmentation, la seule que je puisse revendiquer dans l'état actuel des choses, ou ne pas les avoir et valider le fait que j'aille mieux que l'année dernière, époque où l'on me disait que je les valais...
Je dois reconnaître qu'il y a un côté malsain à vouloir revendiquer un taux de handicap principalement pour des raisons financières et fiscales, mais si l'AAH était mieux valorisée, je n'aurais pas ces revendications. En même temps, en ces temps de précarisations du travail et de l'aide sociale qui ne réagirait pas comme moi ?
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