jeudi 12 juillet 2012

Le "mur de la maladie" comme un "mur du son"... (édit2)

Il y a quelque jour, j'évoquais la métaphore de "la boite de vitesse" d'une voiture. Mais depuis, m'en est venue une autre : celle du mur du son.

En effet, dans le mur du son il y a cette idée de mur très difficile à franchir entre deux vitesse, surtout lorsqu'on manque de puissance. C'est pour ça que les premiers jets ont eu du mal à le vaincre. Pour réussir, il ne faut pas seulement disposer ce cette puissance, il faut aussi avoir une voilure adaptée, par exemple un nez pointu et non rond.

La maladie serait donc le pendant du mur du son où ceux capables de le franchir sans efforts seraient les personnes normales, et ceux qui resteraient en deçà les malades. Je me situerais donc dans une vitesse proche de celle-ci sans pouvoir la dépasser. Cette position est d'autant plus intenable qu'à cette vitesse se créent des phénomènes aérodynamiques qui peuvent amener rapidement à la dislocation de l'avion s'il n'arrive pas à franchir le mur ou renoncer.

Cette position est d'autant plus intenable que d'ici, je peux entrevoir ce que serait ma vie mieux stabilisé, ce qui me donne d'autant moins envie de ralentir que je n'ai pas envie de retourner dans la fatale léthargie de la maladie...

... le résultat est sans appel : je souffre beaucoup que dans ces deux options d'une part parce qu'on souffre moins en étant mieux stabilisé, d'autre part parce qu'on a moins conscience de ses trouble lorsqu'on est bien enfoncé dans la maladie !

Et quand je dis que j'en souffre, ce n'est pas une parole en l'air !

édit : Je crois que je vais être obligé d'augmenter mes doses de neuroleptiques vu le retour de certains symptômes positifs. Par chance, ma psy m'a donné assez de latitude pour pouvoir les augmenter ponctuellement. J'espère juste qu'il ne va pas falloir les pérenniser !

édit 2 : ces symptômes positif sont des pensées incontrôlées (comme des feu de forêt)...

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