vendredi 10 juin 2011

Schyzophrénia

Je suis allé voir ma psychologue hier en début d'après-midi. Je la vois depuis six mois, presque toutes les semaines, environs 20 à 30 minutes à chaque fois. La psychothérapie se passe très bien entre nous, comme avec ma précédente. Elle commence à bien me cerner.

Ainsi, hier, elle en est venue à faire la conclusion avec moi que mes pensées de mort relevaient du délire. Elle m'a conseillé d'en reparler à ma psychiatre qu'elle n'aura pas le temps de revoir en réunion avec mon prochain rendez-vous pour qu'elle en prenne acte.C'est la première fois que j'entends un professionnel me le dire.Personne avant n'était aller jusqu'à ce point. Ils ont pu le penser et agir en conséquence
 sur mon traitement, ce n'est pas pour rien que j'ai une telle dose de zyprexa, mais n'ont jamais prononcé en ma présence le mot de "délire".

Je suis à la fois soulagé et embêté. Soulagé parce que cela officialise un diagnostic que je soupçonnais depuis longtemps et confirme bien que je suis schizophrène avec tout ce que ça implique. Embêté parce que malgré mon fort traitement, mes idées délirantes ne partent pas et que j'ai peur de descendre plus bas. Faut dire aussi que ces dernières semaines je me suis plusieurs fois senti au bord de la bda ou de la décompensation sans vraiment passer à l'acte.

Et puis il y a une autre chose qui change : c'est que mon diagnostic de PMD est invalidé, et que je suis au pire que schizoaffectif, mais certainement plus bipolaire. J'en connais qui en mangeraient leur chapeau s'ils l'apprenaient !

1 commentaire:

  1. Le psychologue est plus sensible à l'implication socio- environnementale de ce qu'il nomme "délire" que du devenir à proprement dit de ses implications médicales.

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