vendredi 15 avril 2011

V. mon amour

V (je ne donnerai pas son nom exacte parce qu'il serait trop facile de me repérer si je donnais son nom entier)  est mon chien. Enfin plutôt notre chien vu que ses papiers sont au nom de ma femme. V est un magnifique Cavalier King Charles de bientôt sept ans et de robe Blenheim. C'est ma préférée dans cette race. C'est au moins la seule sur laquelle nous sommes d'accord avec elle, vu qu'en second choix elle préfère les tricolors et moi les noir et feux...

V est donc un très gentil chien. Il n'a pas été confirmé à cause d'un défaut à la machoir mais ce n'est pas si grave vu qu'il était surtout destiné à nous tenir compagnie. Par contre on a eu beaucoup de mal à l'éduquer à la propreté dans sa jeunesse, surtout que nous vivions en appartement avec plancher... Mes parents le voyaient d'un mauvais œil parce qu'il nous coûtait une fortune en frais de véto et qu'il avait tendance à s'oublier chez eux alors que leur chien n'avait pas le droit de rentrer à l'intérieur, ce qui créait des jalousies.

On a même essayer de prendre des cours de dressage, mais il n'exécutait bien les exercices qu'avec le dresseur. Donc on a arrêté.

Et puis le temps a passé. On a eu le chat avec lequel il s'entend bien, on s'est brouillé avec ma belle-mère, réconciliés avec elle le temps d'un achat immobilier en cours, le chien de mes parents en grandissant ne l'a plus toléré sur son territoire, nous obligeant à le faire garder chez une voisine, celui de mon beau-père aussi, mais il est mort depuis et on n'a pas vu V vieillir.

En équivalence humaine, il approche de la retraite alors que je le vois toujours jeune. Pourtant, certains détails ne trompaient pas : fatigue lors des promenades, toux cardiaques, moins joueur. Il y a quelques mois, sa nouvelle véto lui a diagnostiqué un souffle au cœur pas trop grave et lui a juste prescrit un traitement préventif à base d'oméga 3. Mais cette semaine, sur l'insistance de ma femme, nous l'avons ramené à la clinique où la véto a constaté que ses problèmes cardiaques s'étaient aggravés et qu'il fallait le mettre sous traitement. Vu son âge, c'était criminel de ne pas faire l'effort financier pour le payer, surtout que si on le suit bien, on peut encore le maintenir en vie pendant six ans.


Mais ça me fait toujours bizarre de penser que V n'est plus un chiot ou un éternel adulte dans la force de l'âge et qu'il doit prendre ses "produits d'entretien" comme dirait ma grand-mère...

V, je t'aime !

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