Ce matin, j'ai enfin récupéré ma connexion Internet en dérangement depuis jeudi dernier. Ça n'a l'air de rien pour une personne normalement constituée, mais ce genre de situation a le don de me perturber énormément : d'une part parce je ne supporte pas que quelque chose ne fonctionne pas sans que je ne comprenne pourquoi, d'autre part parce que j'ai du mal à rester dans l'incertitude du retour à la normale, et dans ce cas plus je suis suis dans le floue, plus je suis sur les nerfs.
D'ailleurs, ça ne date pas de ma décompensation : quand j'étais étudiant, mon frère et moi nous faisions co-voiturer par un ami enseignant dans un autre quartier de l'agglomération pour rentrer le week-end. A chaque fois, j'étais tellement anxieux que je ne pouvais plus rien faire longtemps avant son arrivée, guettant son arrivée toutes les cinq minutes, et lorsqu'il était pris dans les embouteillages... c'était la catastrophe !
C'était pareil hier. Un premier technicien est passé le matin à l'heure dite, mais il n'a rien pu faire, me plongeant dans l'incertitude du passage de son collègue hier ou ce matin. Mais dans le doute, j'ai décommandé l'hôpital de jour dans l'attente de son passage, en vain... mais en lisant une centaine de page du Jim Harrison que j'avais entamé, chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années, le tout en écoutant le Lac des Cygnes de Tchaïkovski.
L'autre chose qui m'a bien fait plaisir, c'est que dimanche, en plein blues, j'ai envoyé un sms à ma sœur me plaignant que la famille me manquait mais que je ne pouvais appeler personne à cause de ma ligne en dérangement et de mon forfait proche d'être épuisé. Elle qui est si radine qu'elle ne veut pas se faire installer une ligne fixe et une connexion internet m'a appelé depuis son téléphone à carte pour me remonter le moral. C'est rare ce genre de gentillesse dans ma fratrie ! En plus, j'ai réussis à la mettre en n° illimité sur mon portable...
Voila ce que j'avais à dire sur le sujet. Désolé si je vous ai paru un peu simplet mais c'est comme ça, et j'avais besoin de le sortir...
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